l'autre LIVRE

AL MANAR

Salon 2018 : Retrouvez cet éditeur sur le stand C02

Les Editions Al Manar - Alain Gorius éditent des livres qui sont autant d'espaces de rencontre entre écrivains (généralement, mais pas toujours) francophones) et artistes-peintres originaires de tous les bords de la Méditerranée.

Des livres diffusés en librairie, mais aussi des livres uniques, de par leur tirage de tête, que recherchent collectionneurs et bibliophiles. Quelques-uns de nos auteurs : du Sud, Vénus Khoury-Ghata, Leïla Sebbar, Adonis, A. Khatibi, Albert Bensoussan, M. Bennis, Abdellatif Laâbi, M. Nissabouri, Salah Stétié...; du Nord : Sylvie Germain, J-P. Millecam, James Sacré, Lionel Ray... Et des peintres, du Sud comme Azzaoui, Belkahia, Binebine, Kacimi, Koraïchi…, ou du Nord comme J. Baltazar, Cl. Bellegarde, S. Bijeljac, D. de Bournazel, G. Titus-Carmel, S. Pignon, Christiane Vielle, W. Velickovic…
 
 'Rien de ce qui est méditerranéen ne nous est étranger', aime-t-on dire chez Al Manar…
 
Différentes collections : 'Approches & Rencontres' (écrits sur l'art, la littérature, le monde contemporain), 'Combats' (textes littéraires à caractère politique), 'Corps écrit' (manuscrits peints), 'La Parole peinte' (tirages limités rehaussés d'originaux), 'Méditerranées', 'Récits et Nouvelles du Maghreb', 'Poésie", 'Erotica'…
 
Plus de 350 titres parus à ce jour.
Pour commander en ligne :  www.editmanar.com
Adresse : 96, bd Maurice Barrès
92200 Neuilly
Téléphone :09 53 09 50 74
Fax :01 46 41 04 32
Site web :http://www.editmanar.com
Courriel :nous contacter
Diffusion :nous-mêmes
Distribution :nous-mêmes
Représentant légal :Alain Gorius
Forme juridique :Association
Racine ISBN :978-2-36426
Nombre de titre au catalogue :350
Tirage moyen :800
Spécialités :Littératures, poésie, peinture de la Méditerranée
Nous aimons la vie plus que vous n'aimez la mort !

Nous aimons la vie plus que vous n'aimez la mort !

de COLLECTIF

Combats (AL MANAR) | Paru le 11/05/2016 | 17,00 €


Paris


Sur la tasse
à la terrasse du café
les lèvres d’une femme ont laissé
une trace
rouge sang.
                             Francis COMBES

 

Qu'un Syrien meure décapité ou qu'un Français soit tué là où il croyait passer une bonne soirée, c'est tout comme : les raisons du meurtre (la haine à l'état pur), sont pareilles, et le résultat est le même : une nouvelle forme de la barbarie tuant deux habitants de la même planète. Faisons donc quelque chose !
                                 Etel ADNAN

 

Mais vous, au fait, les entichés de la mort et répandeurs de malemort, qui êtes-vous au juste ? (...) Nous vous interpellons à mots pesés et rudes pour vous dire non, résolument non, jamais nous ne plierons, nous ne nous soumettrons.                     
                                Sylvie GERMAIN   
                     

Noir-racine

Noir-racine

de Françoise ASCAL

Récits et nouvelles (AL MANAR) | Paru le 12/11/2015 | 15,00 €

Qu’on le veuille ou non, chacun s’inscrit dans une lignée. On peut se croire libre de toute attache ou se vivre indéfectiblement lié aux ancêtres. 
Lorsque ceux-ci sont gens de peu, paysans obscurs ayant traversé l’épreuve d’une guerre dont on perçoit en soi-même les ultimes résonances, le désir de saluer leur courage quotidien, leur opiniâtreté s’impose, insiste. On cherche alors une vérité fuyante cachée entre les lignes de quelques cartes postales de 1915 écrites au crayon par une main fébrile et retrouvées dans une vieille ferme menaçant ruine au fond des bois. La nature, dans sa luxuriance,  travaille à effacer les traces de ce qui fut.
On rêve alors de sauver de l’oubli, si peu que ce soit,  ces Joseph, Élise, Gabriel, Marthe, humbles anonymes qui sont notre source.


Françoise Ascal est poète et écrivain. Elle a souvent travaillé avec des peintres, et donné de nombreuses lectures accompagnées de musiciens. À travers différentes formes (poèmes, récits, notes de journal, livres d’artistes) ses textes interrogent la matière autobiographique, explorent la mémoire et ses failles, croisent l’intime et le collectif.

Marie Alloy est peintre, graveur, auteur et éditeur ; elle aime accompagner d’encres ou de peintures les textes avec lesquels elle est en résonance.

De ciel et d'ombre

De ciel et d'ombre

de Lionel RAY

Poésie (AL MANAR) | Paru le 01/10/2014 | 16,00 €

Parfois il arrive que les jours
sont comme les branches mortes
d’un arbre éternel
alors que ton visage ancien
s’anime dans la défaite.

Ce qui vient 
après
par la voie du souffle

est l’oiseau d’une seule note
et la nuit coule dans tes veines
heureuse
                paisiblement…

    Lionel Ray a reçu de nombreux prix (Apollinaire, Artaud, Mallarmé, Supervielle, Kowalski, Guillevic, etc.) et pour l’ensemble de l’œuvre, le prix Goncourt de poésie en 1995 et le grand prix de printemps de la Société des Gens de Lettres en 2001.

    Il revisite dans De Ciel et d’Ombre quelques-uns de ses thèmes préférés, celui de l’identité fragile, insaisissable, sans cesse explorée, interrogée (qui suis-je ? qu’est-ce que je fais en ce monde ?  qui est cet  autre que je suis et que je ne connais pas ? ) ,celui du temps irréparable,  de la mémoire et de l’oubli. Au seuil du grand âge, le poème plus que jamais est sa façon de prendre, d’un mot à l’autre, la mesure du temps qui passe, célébrant l’éclat du manque et du désastre. « C’est à une perception-limite entre la perte et la présence que la poésie nous invite. Je n’ai jamais voulu créer qu’un frémissement intelligible, dit-il encore. Cela ne peut se faire qu’avec une pointe d’énigme et d’émotion. »   

A l'étale

A l'étale

de François ANGOT

Poésie (AL MANAR) | Paru le 10/06/2014 | 28,00 €

A l’étale ne cesse de dire son amour pour « elle ». Par vagues, avec ampleur, selon les modulations d’une fugue, « elle » se déploie en sa venue, ses apparitions, ses paysages. Métamorphose de la féminité en ses possibles, « elle » n’est pas seulement « elle », mais, en son intime et secrète présence, un champ de blé, un refrain, la tendresse de la lumière à son aurore, la rencontre, en son invraisemblable justesse, d'une voix, d'un ciel, d'un signe. 
    Porté par l’espace de ses silences, la profondeur de son mouve-ment, lame de fond entraînant toujours au-delà, le poème laisse se déployer les richesses du monde, en leur mystère, toujours plus saisissant. A l’étale, en ce sens, est comme parcouru par une intrigue, nous tenant en haleine, au rythme de l’émerveillement. 
    Ainsi, le poème se donne à lire comme un roman, un voyage, une expérience, immense et sereine, mariée à la vie, à sa concentration – jusqu’à en épouser la durée, plénière : A l’étale est le poème d’une vie, en bien des sens – une vie entière, non sans héroïsme, confiée au poème. Et, à sa manière, une réponse – à notre temps : la parole, en son amour infini –  comme ressource essentielle, comme joie, comme avenir.

Eugénie Paultre


Couverture : Brigitte Komorn

D'un burin de fer

D'un burin de fer

de Tal NITZAN

Combats (AL MANAR) | Paru le 16/10/2013 | 25,00 €

"Il n'est pas fréquent de fermer les pages d'une anthologie de poésie en pleine conscience d'avoir lu un très grand livre. Et de se dire que si un livre de poèmes devait recevoir un prix littéraire cette année, ce devrait être ce livre-là."
 
Matthieu Baumier, "Recours au poème" 
 

Vingt ans d'engagement en poésie.

Les poètes figurant dans cette anthologie ne siègent pas au banc d'un tribunal, ils ne forment pas une assemblée de juges mais une constellation d'hommes et de femmes qui dénoncent, dans la colère et la douleur, les exactions commises dans leur pays - auquel ils demeurent profondément attachés - contre la population palestinienne. "Ce n'est pas ce que nous voulions, non, pas ce que nous voulions / Que sommes-nous sans eux et pour quoi ? / Ce n'est pas ainsi que nous pensions, que nous voulions, non, pas ce que nous voulions / qu'ainsi la terre dévore" martèle Tuvia Rubner. "Je rêve encore / d'un autre pays semblable au mien à ses débuts / et je me réveille tremblant et perdu", dit Ascher Reich.

Chacun se tient debout à la barre du langage, à la fois témoin à charge contre son propre peuple aimé et réprouvé, et scribe d'une âpre lucidité, armé d'un burin de fer.  "Je déchire les mots, pas que les mots, / j'accommode les paroles à un air disgracieux. / J'écris avec tristesse. (...) J'écris ici avec précision, en témoin", déclare Maxime Guilan dans En pays ennemi.

Tous écrivent avec tristesse et précision, avec honte et révolte. (...)

Sylvie Germain

Une histoire avec la bouche

Une histoire avec la bouche

de Marie HUOT

Poésie (AL MANAR) | Paru le 15/11/2012 | 16,00 €

 

Dans l’amour j’aime les bêtes étranges
que l’on devient
je pleure avec les cuisses
tu ris du bout des yeux
je crie avec les mains
tu dis merci avec les pieds
un langage entre nous mystérieux
pour traverser la forêt clandestine.
 
 
Après de nombreuses publications en revues, Marie Huot a édité des livres aux éditions du Temps qu’il fait, dont Absenta (Prix Jean Follain 2002), Chant de l’éolienne (Prix Max Jacob 2007), mais également aux éditions du Bruit des autres, Encre & lumière, Cadran ligné, ainsi que dans des anthologies. Chez Al Manar : Visite au petit matin.
 
Le peintre Diane de Bournazel est aussi une artiste du livre : elle découpe, enlumine, assemble patiemment, passionnément, les mots des poètes dans de précieux petits ouvrages.?Elle a également, pour Al Manar - Alain Gorius, créé des livres de dialogue avec Vénus Khoury-Ghata, Siham Bouhlal, Amandine Marembert, Etienne Rouziès...  et, à deux reprises, avec Marie Huot.
 
Etreintes

Etreintes

de Siham BOUHLAL

Erotica (AL MANAR) | Paru le 27/01/2012 | 17,00 €

 

Une promenade dans l’alcôve secrète du désir… Siham Bouhlal dans ces micro-récits poétiques, ou très courtes nouvelles, nous ouvre la fiole parfumée du corps amoureux, qui laisse monter et se répandre sa fragrance. Le moment de jouissance se décline, s’exprime, se trace. Sueurs, vapeurs marines, musc, jasmin, salive, humus ; tous ces éléments jaillissent d’entre les lignes. Le désir assouvi ou bien resté à la lisière du rêve. Des femmes d’un autre temps, celui dit-on de l’oppression des libertés, portent leur amour à bras le corps, brûlent leur chair dans ses feux ; seul le désir les guide, l’amour abolit les règles et les frontières lui sont étrangères… 
Se démarquant des traités d’érotologie classiques, Siham Bouhlal et Albert Woda ne donnent guère ici de recettes aphrodisiaques ; ils s’insinuent dans le désir qui taraude les amants et leur donne une voix, une forme : il se lit, s’entend, se dessine. Voici un petit traité de l’amour dans sa charnelle incandescence. 
 
Siham Bouhlal est poète et médiéviste. Docteur es-lettres (Paris-Sorbonne), elle se consacre à la traduction de textes arabes classiques. La question de l’amour courtois, du corps et de l’acte amoureux dans son ensemble demeure une obsession chez elle. Sa propre création poétique a pour thème central l’amour,  mais aussi la question de la mort en son lien avec la passion. Elle a écrit plusieurs livres de dialogue avec des peintres de nationalités et d’horizons différents, Julius Baltazar, Klaus Zylla, Mahi Binebine.
En décembre 2011 elle reçoit le Trophée de la réussite au féminin, décerné au quai d’Orsay par l’association France euro-méditerranée, pour l’ensemble de son parcours.
 
Etreintes, brefs récits d’une écriture très charnelle, sont publiés en complicité avec Albert Woda, peintre, graveur, éditeur  méditerranéen d’origine polonaise, qui a notamment accompagné de manières noires ou de pointes sèches Edgar Allan Poe, Federico Garcia Lorca, Lao Tseu...
 
Orties

Orties

de Vénus KHOURY-GHATA

Poésie (AL MANAR) | Paru le 22/12/2011 | 16,00 €

 

 
Le Liban. La guerre ; la mère morte...
 
Vénus Khoury-Ghata au sommet de son art.
Un lyrisme flamboyant.
 
 
 
Accompagnement plastique : Diane de Bournazel.
 
Contes libertins du Maghreb

Contes libertins du Maghreb

de Nora ACEVAL

Contes et nouvelles du Maghreb (AL MANAR) | Paru le 04/11/2008 | 18,00 €

Ces contes licencieux, rassemblés et traduits de l'arabe (Algérie) par N. Aceval, ont la saveur d'une culture authentiquement populaire ; leur parole est subtile, et dit plus qu'elle ne dit : sous la grivoiserie émerge une critique sociale n'épargnant ni l'ordre politique, ni l'ordre religieux.

"On s'étonne, on rit, on s'amuse de la verve licencieuse de ces contes des Hauts-Plateaux. Un plaisir."

Leila Sebbar

 

Nora ACEVAL est née en Algérie, d'un père espagnol et d'une mère algérienne. Conteuse traditionnelle, elle récolte en Algérie les contes populaires qu'elle traduit avec bonheur et publie en français. Elle intervient souvent dans les bibliothèques et médiathèques de l'Hexagone, participe à des "conteries" et donne des spectacles de contes au théâtre et au café-théâtre. Le dernier en date de ces spectacles, "La science des femmes", enchâsse les uns dans les autres mille contes raffinés et évocateurs et les enchaîne, une heure et demie durant, sans trève ni baisse de tension. Quel souffle ! une belle performance.

Je te regarde

Je te regarde

de Maram AL-MASRI

Méditerranées (AL MANAR) | Paru le 04/06/2007 | 15,00 €

 

Maram al-Masri, née à Lattaquié en Syrie, est aujourd'hui considérée comme l'une des voix féminines les plus originales du monde arabe.
 
“La voix de Maram al-Masri, au fil de ses poèmes, avec une savante ingénuité, épelle le vocabulaire de sa vie, ces mots venus d’ailleurs comme des parfums d’Orient. Et tout se passe comme si Maram n’avait pour mémoire que le frémir des songes, une musique tremblée, ce dialogue à mi-voix entre elle-même et ses propres abîmes, quand les mots cachent de secrètes blessures et qu’il n’y a plus que cette palpitation de syllabes, vive et douce comme les feuilles toutes nouvelles d’un arbre d’avril. Sa poésie est singulièrement attachante, dépouillée à l’extrême. Rien d’ostentatoire, peu d’images, mais le tracé net et le délié de l’émoi, la gravité d’une caresse, la légèreté d’une source.” 
  Lionel Ray
 
 
 
Couleurs de l'Invisible

Couleurs de l'Invisible

de Sylvie GERMAIN

Méditerranées (AL MANAR) | Paru le | 19,00 €

 

Sylvie Germain est, d’abord, romancière - et l'une des plus inspirées qui soient ; elle a publié de nombreux romans, et des essais. Mais elle est aussi poète… comme en témoignent ces Couleurs du mystère où alternent poèmes et proses poétiques.
 
 
Le livre est entièrement illustré par Rachid Koraïchi, peintre d’origine algérienne. Soixante-dix dessins au trait au moins (reproduits en typographie, noir sur blanc) accompagnent les textes de S. Germain. Ce bel ouvrage concrétise la rencontre de deux artistes  également habités par le Verbe.
Il pleut du sable sur Paris

Il pleut du sable sur Paris

de Monique ENCKELL

Contes et nouvelles du Maghreb (AL MANAR) | Paru le | 18,00 €

"Souvenirs secs. Vagues de sable au loin. Caillasse. Touffes de jonc. Pierre. J’ai versé les dernières gouttes d’eau sur ma langue mon front ; l’eau ensanglantée s’est évaporée en moins de deux. La terre est rouge. Terre d’Afrique, « Sol d’airain qu’un ciel brûlant calcine ». Dans une autre vie j’ai lu Victor Hugo. J’ai chaud. J’ai bien fait mes révisions, je connais mon sujet, lutte contre le trachome la maladie qui aveugle, la maladie qui ronge les yeux jusqu’au trou noir.
- Tu es la Toubiba, ma fille ?
 
L’indolente femme voilée de noir s'est penchée, accroupie, relevée au ralenti. De lourds bracelets d’argent prennent ses chevilles, se heurtent entre eux, marquent le pas. Trace et poussière. »
 
« J'ai fermé les yeux pour que les oreilles se souviennent.Un vent du sud a soufflé sur Paris déposant durant la nuit une fine poussière de sable sur les carreaux des fenêtres, les trottoirs, les capots des voitures. J'ai ramassé un grain de sable…»
 
"Toute la mémoire du monde est dans un grain de sable "
Edmond Jabès 
 
 
Monique ENCKELL a exercé divers métiers : infirmière (dans le désert algérien), enseignante, comédienne (Groupe Théâtre / Tournées au Maghreb et en Afrique). Elle a réalisé deux films, écrit pour la radio des textes diffusés par France Culture et publie surtout pour le théâtre. Son écriture dramatique est liée à cet « ailleurs » où elle a vécu. Une question l’obsède : Comment écrire la maladie du monde et cependant donner des ailes aux spectateurs ? Elle a essayé d’y répondre à travers une dizaine de pièces. 
Il pleut du sable sur Paris est son troisième roman.