l'autre LIVRE

AB IRATO

Salon 2018 : Retrouvez cet éditeur sur le stand A01-A03

Ab irato s'intéresse à la fois aux essais politiques (plutôt la critique sociale) et à l’approche poétique au sens large (dont nouvelles, images, bande dessinée). Ce qui nous a conduit à créer plusieurs collections même si nous éditons peu de livres. Parallèlement, nous publions aussi depuis 2012 une revue intitulée L’Échaudée

Ab irato est une micro-édition. On parle de "maison" d'édition, Ab irato serait plutôt une "cabane" d'édition. deux personnes animent les éditions dans cette cabane.

Adresse : 6 rue Boulle
75011 Paris
Site web :http://abiratoeditions.wordpress.com/
Courriel :nous contacter
Diffusion :Hobo
Distribution :Makassar
Forme juridique :Association
Racine ISBN :978-2-911917
Tirage moyen :500
Spécialités :Critique sociale, approche poétique, utopie

L'Échaudée n°7

de COLLECTIF

Revue (AB IRATO) | Paru le 25/01/2018 | 9,00 €

Dans cette livraison, des essais, des dessins, des nouvelles. Notamment : entretien avec Nadine et Thierry Ribault autour de leur livre sur Fukushima (2012) ; hommage à l'historien Carlos da Fonseca ; récit de la vie d'Eugenio Granell, dirigeant du POUM ; portrait d'Emidio Santana, anarchiste portugais suivi d'une de ses nouvelles ; retour sur l'affaire Judith Forest, auteure fictive.

Brune esclave de la lenteur

Brune esclave de la lenteur

de Jacques ABEILLE

Abiratures (AB IRATO) | Paru le 16/05/2014 | 12,00 €

L’auteur : Jacques Abeille est né à Lyon en 1942, il vit à
Bordeaux depuis plus d’un demi-siècle. Il a commencé à participer aux
activités surréalistes en 1964 et n’en a jamais démordu.
Ses principaux romans – Les Jardins statuaires, Les Mers
perdues, Les Barbares, La Barbarie – publiés aux éditions Attila
constituent un cycle de contes fantaisistes. On trouve aux éditions des
Vanneaux un ensemble de proses plus ou moins brisées (D’Ombre)
accompagnées d’encres de Pauline A. Berneron.
Sous le pseudonyme de Léo Barthe, l’auteur a également commis
quelques livres érotiques.

Les illustrations sont de l’auteur.

Brune esclave de la lenteur est le sixième titre
de notre collection « Abiratures » dédiée à l’approche poétique.

Extrait

perdue sur le marché des forces humaines éparse parmi la foule vorace
et ternie d’acides raclées de neige
déchirée aux mille cris de la tourbe
tombe levée en proie aux limons
tu te laisserais inhumer
dans les cendres de tout désir
venue de quels déserts
captive de quels nomades
brûlée de cordes
sauvageonne assagie dans ses entraves
on pose sur tes reins
ton pesant de sesterces
les cérémonies barbares attendent leur histoirel’aube égoutte ses blancheurs
sur des plis de pivoine
promesse de plaisir nu
commencent tes légendes
tes évasionsles fesses du ciel
façonnent autour de toi
les noirs festons de la passion
tu cernes ma silhouette de craie
tu choisis pour maître
le plus modeste
j’abuserai dans la lenteur

 

Little Nemo, le rêveur absolu

Little Nemo, le rêveur absolu

de Balthazar KAPLAN

Abibulles (AB IRATO) | Paru le 11/01/2014 | 20,00 €

Un essai consacré à Little Nemo, oeuvre majeure de l'auteur de bandes dessinées et réalisateur de films d'animation Winsor McCay (1869-1934). Nemo, héros populaire, est né avec le XXe siècle. Lors de ses premières planches en 1905, il a donc cinq ans et, au travers de ses aventures, il illustre l'innocence dans le monde des rêves.

Little Nemo, le rêveur absolu
Nemo est né avec son siècle. Il a cinq ans lors de ses premières planches de 1905. Il en est donc l’ouverture, façon populaire et enfantine. Winsor McCay s’intéressait aux rêves. Avec Little Nemo, il crée peut-être la dernière oeuvre innocente dans le monde des rêves, juste avant la psychanalyse. Mais chez McCay, les métamorphoses ne sont pas seulement celles du rêve, elles bousculent aussi le medium bande dessinée. Et on rit dans Little Nemo. Avec Little Nemo, le rêveur absolu, Balthazar Kaplan livre un essai remarquable sur l’œuvre majeur de Winsor McCay, celui dont Art Spiegelman disait: « Ce type était un génie ! ».

 

 

L'Échaudée n°1

de COLLECTIF

Revue (AB IRATO) | Paru le 20/09/2013 | 7,00 €

Des contributions qui s'inscrivent à la croisée de la poésie, de la critique sociale, et de l'utopie.
Le passé du futur est toujours présent

Le passé du futur est toujours présent

de Alain JOUBERT

Abiratures (AB IRATO) | Paru le 15/06/2013 | 12,00 €

L’auteur : Alain Joubert est né à Paris en 1936, où il vit
toujours. Il a participé à l’aventure du groupe surréaliste dans les
années 1950 jusqu’à son autodissolution en 1969. Parmi ses principales
publications : Le Mouvement des surréalistes ou le Fin mot de l’histoire (2001) et Une goutte d’éternité (2007), chez Maurice Nadeau ; Huit mois avec sursis avec Marc Pierret, Georges Sebbag et Paul Virilio (Dauphin, 1978), Treize à table (plus deux) illustré par Jean Terrossian (L’Écart absolu, 1998), L’Effet Miroir avec Nicole Espagnol et Roman Erben (Ab Irato, 2008), et plus récemment Robert Lagarde, du geste à la parole (Éditions Des deux corps, 2013).

Les illustrations sont de Barthélémy Schwartz.

Extrait
La pratique du nu intégral est devenue monnaie courante chez les baigneuses, dès l’apparition du premier rayon de soleil. Ainsi, la piscine Deligny ressemble-t-elle maintenant davantage à un camp de nudistes qu’à un établissement de bains traditionnel. Mais la nouveauté du jour, c’est d’un homme qu’elle vient. Un grand gaillard aux muscles longs s’avance avec souplesse sur les planches du solarium, apparemment nu comme une table. Entre ses cuisses, on distingue très nettement une verge fort longue qui se balance doucement comme un palmier sous les vents chauds. Toutefois, si le regard prend la peine de s’attarder quelque peu sur cette partie de son anatomie, il constate alors avec intérêt que la mode de l’étui pénien vient de naître. À coup sûr, cette manière d’encapuchonner les attributs rencontrera un grand succès cet été.

Presse :

Notes et chnoniques (novembre 2013)

 

Carnets oubliés d'un voyage dans le temps

Carnets oubliés d'un voyage dans le temps

de Georges-Henri MORIN

Abiratures (AB IRATO) | Paru le 27/06/2012 | 12,00 €

L’auteur
Georges-Henri Morin est né à Niort en 1950. Sa découverte du surréalisme en 1965 oriente nombre de ses rencontres et amitiés. Il participe au Bulletin de Liaison Surréaliste et à Surréalisme avec Vincent Bounoure, ainsi qu’au Cerceau aux côtés d’Alain Joubert et de Pierre Peuchmaurd, et depuis 2003 au bulletin Ça presse. Il a publié Le Cercle brisé (Payot, 1977), ainsi que plusieurs recueils et récits, Le Compte-fils (Urdla, 2003), …et les sept nains (Myrddin, 2005), Un pays énoncé (Myrddin, 2008).

Extrait
Sous le porche d’entrée se profile la silhouette d’un civil. après quelques instants d’hésitation, il se précipite vers nous et nous apostrophe en espagnol. Notre embarras l’incite à s’exprimer dans un anglais primaire, très accentué. Mathématicien, il affirme avoir découvert une méthode d’analyse des nombres qui permet de dresser un index raisonné de chacun d’eux et surtout de positionner le zéro à sa vraie place.
Très vite, au fil de ses explications bégayantes, il apparaît qu’il cherche un moyen de faire connaître
ses découvertes à l’étranger. Les trois sbires en uniforme se sont rapprochés. Après force approbations de la tête, ils sont pris d’un fou-rire contagieux. La surveillance des hauts-lieux se relâche à moins que le mathématicien soit, à ses dépens, le fou de l’endroit.

Notes de lecture sur ce livre :

  • La Quinzaine littéraire (n°1072, 15-30 novembre 2012)
  • Remue Net (novembre 2012)
  • Urdla ça presse… (n°54, septembre 2012)
L'ivresse des tombes

L'ivresse des tombes

de Guy CABANEL & Barthélémy SCHWARTZ

Abiratures (AB IRATO) | Paru le 03/10/2011 | 10,00 €

Auteurs

Guy Cabanel a participé dès 1958 aux activités du mouvement surréaliste avec son ami Robert Lagarde, qui illustre son premier ouvrage, À l’Animal Noir. Parmi ses dernières publications : Le Verbe flottant (Quadri, 2006), Soleils d’ombre sur des photographies de Jorge Camacho (Quadri, 2009), Dans la roue du paon (Les Hauts-Fonds, 2009), Hommage à l’Amiral Leblanc (Ab irato, 2009). Consulter la notice de Guy Cabanel sur Wikipedia .
Barthélémy Schwartz est né à Paris en 1963. Ses photographies ont été publiées dans diverses revues, dont R de Réel, Nouvel Attila, le Bathyscaphe (Québec), Analogon (Prague), et récemment exposées à la Halle-Saint-Pierre, à Paris, en décembre 2011, lors de la Librairie éphémère. Il a publié Le Rêveur captif chez l’Apocalypse (octobre 2012).

Le livre : Recueil de poésie de Guy Cabanel répondant à huit photographies de Barthélémy Schwartz. C’est le deuxième titre de Guy Cabanel publié par les éditions Ab irato, après Hommage à l’Amiral Leblanc (2009).

Notes de lectures :

  • La Quinzaine littéraire (n°1046, 1-15 octobre 2011)
  • Décharges – Les ID de Claude Vercey (n°361, 2001)
  • Poezibao (août 2011) : L'Ivresse des tombes ET L'Hommage à l'Amiral Leblanc de Guy Cabanel
Hommage à l'amiral Leblanc

Hommage à l'amiral Leblanc

de Guy CABANEL

Abiratures (AB IRATO) | Paru le 12/09/2009 | 10,00 €

Sur l’auteur
Guy Cabanel a participé dès 1958 aux activités du mouvement surréaliste avec son ami Robert Lagarde, qui illustre son premier ouvrage, À l’Animal Noir. Il a publié plusieurs recueils de poèmes dont Les Fêtes sévères (Fata Morgana, 1970), Les Boucles du Temps (Privat, 1974) ; et plus récemment, aux éditions Quadri à Bruxelles : Le Verbe flottant, illustré par Jacques Zimmermann et Soleil d’ombre, sur des photographies de Jorge Camacho (2009). Consulter sa notice sur Wikipedia

Extrait du dos de couverture
« Le dernier né du chantier naval allait fendre les flots pour la première fois. L’Amiral parla au peuple :
– Ce nouveau bâtiment va grossir notre flotte. Notre puissance n’a pas de limite. Je vous félicite.
Il s’adressa ensuite au capitaine :
« Ce bateau où vous serez maître après moi, comment l’appelons-nous, commandant ?
– Amiral, je propose l’Espadon.
– Bon, va pour la Marie-Jeanne, à vous, peintre !

Ensuite, comme à l’accoutumée. il fit le point dans la chambre des cartes et constata l’immobilité parfaite des choses. »

(une carte maritime dessinée par l’auteur est jointe au livre, illustré par ailleurs par un choix de gravures des XVII et XVIIIe siècles et de cartes postales)

Notes de lecture sur ce livre :

  • La Quinzaine littéraire (1er-15 décembre 2009) : Le cas peu banal de l'Amiral Leblanc
  • Médiapart – Le blog de Patrick Beray (2009) : Guy Cabanel, poète marabout
  • Poezibao (août 2011) : L'Ivresse des tombes ET Hommage à l'Amiral Leblanc de Guy Cabanel
  • Décharges – Les I.D. de Claude Vercey (2009) : Du rôle positif de l'Amiral Leblanc

 

Les révolutions du Mexique

Les révolutions du Mexique

de Americo NUNES

Tatoo (AB IRATO) | Paru le 12/09/2009 | 15,00 €

Sur l’auteur
Enseignant-chercheur en histoire, Americo Nunes a enseigné dans les universités Paris VII et Paris VIII de 1972 à 2004. Portugais né au Mozambique, il s’est réfugié à Paris en 1961. Il a milité contre la dictature salazariste (Portugal) et la guerre coloniale. Il s’est ensuite rapproché de la revue Socialisme ou Barbarie (Castoriadis, Claude Lefort, etc.), puis a rejoint le groupe Pouvoir ouvrier (une scission de Socialisme ou Barbarie). Il a aussi participé à la création de l’éphémère premier groupe situationniste portugais à Paris, avec António José Forte (cf. Forte, Un couteau entre les dents, Ab irato, 2007). Il s’est ensuite intéressé aux mouvements sociaux et aux utopies au Mexique et en Europe, des XIXe et début du XXe siècle.

A propos du livre
Ce livre est la réédition d’un classique de Flammarion publié en 1975 dans la collection « Question d’histoire » dirigée par l’historien Marc Ferro. Cette réédition est largement augmentée d’un importante postface (l’auteur revient sur les Révolutions du Mexique, il complète en l’enrichissant sa première approche de 1975), et d’une réactualisation de la bibliographie. Une carte contextuelle du Mexique est jointe à l’ouvrage.

L'Effet miroir

L'Effet miroir

de COLLECTIF

Abiratures (AB IRATO) | Paru le 01/09/2008 | 8,00 €

A propos du livre
En 1968, à l’occasion du Printemps de Prague, des surréalistes tchèques se rendent pour la première fois en France rencontrer leurs « homologues » français. Peu après leur retour en république tchèque, les chars russes entrent dans Prague et mettent fin brutalement au Printemps de Prague. Roman Erben restera quelques années à Prague avant de s’exiler en Allemagne. Avant de partir, il lance une bouée de sauvetage poétique, Neilustrace, un recueil de poèmes et dessins, qu’il fait parvenir à quelques amis tchèques et français, dont Alain Joubert et Nicole Espagnol. Ces derniers ne parlent pas tchèque mais sont poètes, ils se lancent dans une « traduction optique » qu’ils envoient aussitôt à Erben qu’ils ne reverront pas. Quarante ans plus tard, (Nicole Espagnol est décédée en 2006), L’Effet miroir, a été l’occasion pour Joubert et Erben de renouer à nouveau contact, l’un à Paris l’autre retourné à Prague en 2008. Le livre publie en « Lettre-préface » et en « lettre-postface » le premier échange après quarante ans de ces deux poètes.

Prétexte
Une plaquette de ses dessins et poèmes en tchèque, Neilustrace, que leur envoie de Prague leur ami surréaliste Roman Erben ? Il n’en fallait pas plus pour que Nicole Espagnol et Alain Joubert élaborent un nouveau jeu surréaliste : la traduction OPTIQUE. «Te dire exactement comment nous pratiquâmes est impossible ; sans doute chacun de nous devait-il proposer un mot, un membre de phrase, une image, que l’autre s’appropriait pour en modifier le sens, et réciproquement, jusqu’à ce que l’accord se fasse et que le poème optique de langue française prenne finalement forme à notre convenance. Nicole et moi éprouvâmes un grand plaisir à cet exercice, lequel nous permit de pouvoir enfin lire ce qui, dès lors, s’exprimait dans ta plaquette, à ton insu bien entendu ! »

Sur les auteurs
Roman Erben – Né à Prague en 1940, poète, plasticien et photographe, vit à Munich. Dès la moitié des années 1960, il participe aux activités du groupe surréaliste pragois. Dans les années 1970, il travaille comme artthérapeute à l’Institut de recherches psychiatriques de Prague. Il publie dans de nombreuses revues littéraires, édite les « bibliophilies » Charbon * (1967), Bois * * (1971), Pierraille * * (1971), Bougainvillée * * * (1972), La maisonnette calmarienne * (1971), puis les recueils de poésie Artychauts du Khan Koutchoum * (Torst, 1995) et La poursuite du salon * (Concordia, 2004). Au début des années 1990, il anime la revue Humus dont il est également le directeur. (* texte en tchèque ; * * en tchèque et français, * * * en français).
Nicole Espagnol – Née à Paris en 1937, elle quitta la vie en 2006 dans les bras de son compagnon de toujours, Alain Joubert. Après leur rencontre, elle le rejoignit, en 1959, au sein du Groupe surréaliste, où elle s’activa jusqu’à son autodissolution (1969). André Breton publia ses premiers poèmes dans la revue La Brèche (1964), et Jorge Camacho accompagna de quatre lithographies son recueil, Little Magie, en 1983. Suivront, au fil du temps, d’autres publications, poèmes et textes divers, notamment Suis-je bête aux éditions L’Oie de Cravan (2002), et ses nombreuses photographies qui révèlent une approche singulière du monde et des choses, où l’acuité de son regard dérange par son humour décalé.
Alain Joubert – Né à Paris en 1936, où il vit toujours. Découvre le Surréalisme en 1952 et, trois ans plus tard, rencontre André Breton. Participera dès lors à toutes les activités surréalistes jusqu’à l’autodissolution du Groupe décidée par la déclaration SAS, rédigée en 1969 à son initiative. Il rendra compte de ces épisodes décisifs dans son livre Le Mouvement des surréalistes ou le Fin mot de l’histoire, chez Maurice Nadeau (2001), où il publiera également, en 2007, Une goutte d’éternité, à la fois témoignage, récit, essai et provocation poétique portant sur sa vie avec Nicole Espagnol, comme sur les conditions particulièrement radicales de sa disparition.

De Godzilla aux classes dangereuses

De Godzilla aux classes dangereuses

de COLLECTIF

Tatoo (AB IRATO) | Paru le 01/06/2007 | 8,00 €

Réflexions sur une actualité marquée par deux syndromes, celui des "classes dangereuses" et celui de "Godzilla", en référence au film d'avant le 11 septembre mettant en scène un monstre qui ravageait New York. Textes précédemment publiés dans la revue de critique sociale Oiseau-tempête, entre 1998 et 2005.

Un couteau entre les dents : Edition bilingue français-portugais

Un couteau entre les dents : Edition bilingue français-portugais

de António José FORTE

Tatoo (AB IRATO) | Paru le 20/05/2007 | 16,00 €

Œuvres complètes, bilingue français / portugais, traduites et publiées pour la première fois en France.

« Il s’agit, en bonne vérité, d’un évènement : alors qu’au Portugal la poésie de António José Forte continue à être vue de travers, voire tout simplement ignorée, un éditeur français assume les risques de la publier intégralement en édition bilingue, augmentée d’une entrevue entre l’auteur et Ernesto Sampaio à laquelle viennent s’ajouter des textes qui, même s’il s’agit de textes de circonstance, permettent l’ébauche d’un précieux portrait de cet homme « cerné par la fumée de tous les côtés vagabonds » qui les a écrit. Dans sa claire et documentée introduction, Alfredo Fernandes retrace d’une plume assurée le climat politique et social qui a accompagné l’éclosion tardive du surréalisme portugais ainsi que les prises de position néo-réalistes. Il a par ailleurs la lucidité peu commune de signaler que « Forte fut un cas plutôt rare, à son époque, de surréaliste intéressé par les thèses situationnistes ». Ceci explique, même si ce n’est que partiellement, la violente singularité de Forte –et aussi cette évidence faisant que son œuvre n’aie que peu ou rien à voire avec l’entendement ludique (Alexandre O’Neill) ou ésotérique (António Maria Lisboa) du surréalisme. D’une certaine manière, et tirant profit du suggestif adverbe par lui-même forgé, on pourrait dire que Forte atterri dans le pourri et respectable Parnasse lisboète « sussurréalistiquement » » (Manuel de Freitas).

 

Sur l'auteur
António José Forte (1937-1988) – Poète surréaliste portugais. D’un lyrisme violent, où le désespoir ne veut céder qu’aux seules injonctions lumineuses de l’amour, la poésie de Forte ouvre à tous vents un espace mental où ce qu’hurle la révolte impose au langage le défi de réenchanter le réel. Son itinéraire, d’une singularité obstinée, et son expérience de l’exil l’ont porté à un point de rupture où les idées anarchistes, surréalistes et situationnistes se rencontrent.

Dessins de : Aldina – Peintre et sculpteur, elle a été la dernière compagne d’António José Forte. Elle a participé à de nombreuses expositions collectives soit par des œuvres picturales soit par des sculptures. Elle vit à Lisbonne.

Traduction inédite du portugais, notes, préambule et postambule :
Alfredo Fernandes – Né au Portugal en 1960, vit en région parisienne depuis 1970. A publié divers articles dans des revues libertaires et dans la Comète d’Ab irato. Membre du collectif Ab irato depuis 1995 et traducteur de poésie surréaliste portugaise et brésilienne, il a fait partie des membres fondateurs de la revue Oiseau-tempête ; il participe aussi aux activités du groupe de Paris du mouvement surréaliste.
Guy Girard – Peintre et poète, né en 1959 dans la Hague, il participe depuis 1990 aux activités du groupe de Paris du mouvement surréaliste. Dernières publications? : L’ombre et la demande, projections surréalistes, Atelier de création libertaire, 2005? ; Le Palier des Gargouilles, en collaboration avec Sabine Levallois et Alice Massénat, Éditions surréalistes, 2005.

Itinéraire d'Houilles à Tulkarem

Itinéraire d'Houilles à Tulkarem

de Jimmy GLADIATOR

Tatoo (AB IRATO) | Paru le 26/10/2005 | 6,00 €

Sur l’auteur

Né le 7 janvier 1948 à Barbès, grandi aux Batignolles, habitant d’Houilles depuis 1980. Jimmy Gladiator a passé vingt ans à animer plusieurs revues de rébellion culturelle et politique, issues de la rencontre non fortuite sur le pavé parigot de la lignée surréaliste et de la mouvance anarchiste. Il s’active aujourd’hui à la CNT et collabore au Formula One Register.

Grand amateur de poésie (Nerval, Baudelaire, Jean-Pierre Duprey), Jimmy Gladiator a d’abord écrit des poèmes puis animé dans les années 70 plusieurs revues de rébellion culturelle et politique, issues de la lignée surréaliste et de la mouvance anarchiste (Le Melog, Nevermore, la Crécelle noire, Sur le Zinc, Camouflage, Hôtel Ouistiti...). Très engagé politiquement, Jimmy Gladiator écrit avant tout pour dire, dénoncer, stigmatiser. Ancien collaborateur du journal Mordicus et de Formula One Register, il s’active aujourd’hui à la CNT (Confédération nationale du Travail). Fervent admirateur d’André Breton, il aime également Gaston Leroux ou Eugène Sue, Souvestre et Allain, Zévaco.

Bibliographie :
Les éléphants de la patrie, Libertalia, 2007
À Spleen vaillant d’ rien possible suivi de Roman Rock ’n Roll (1978-2005), L’Harmattan, 2005
Les petits vieux de la bonne sieste, L’esprit frappeur, 2002
La Braise des fois, Reflex, 1997
Pas de justice, pas de paix, Reflex, 1996

Planète Bidonvilles

Planète Bidonvilles

de Mike DAVIS & Bruno BACHMANN

Tatoo (AB IRATO) | Paru le 26/10/2005 | 10,00 €

Mike Davis, universitaire nord-américain, critique de l’urbanisme de classe, est l’auteur, entre autres, de City of Quartz, Los Angeles, capitale du futur, La Découverte, 1997. Ab irato a publié deux de ses textes sous le titre Contrôle urbain, l’écologie de la peur (1998).

Bruno Bachmann anime avec d’autres la revue Maíra, aux positions rouge-noir, nettement anticapitalistes et internationalistes, dont Ab Irato a publié un choix de textes, Brésil, la mémoire perturbée, les marques de l’esclavage (2004).

Brésil : la mémoire perturbée

Brésil : la mémoire perturbée

de MAÍRA

Tatoo (AB IRATO) | Paru le 25/03/2004 | 8,00 €

Sur l’auteur

Au début du XVIe siècle, pirates dieppois et marins normands, avaient pris l’habitude de débarquer sur les rivages du Brésil de jeunes Français. Ces maïrs ou maíra devaient leur servir d’interprètes pour leurs prochaines escales. Quelques siècles plus tard, naissent autour de capoeiristas français une association et un fanzine brasilianiste, Maíra, aux positions rouge-noir, nettement anticapitalistes et internationalistes. Ces textes sont inspirés des cinq numéros que la revue a consacrés à l’esclavage. Les textes réunis dans ce volume ont été inspirées des cinq numéros que Maíra a consacré à l’esclavage, à l’occasion du cent cinquantième anniversaire de son abolition dans les territoires français.

Une étincelle dans la nuit

Une étincelle dans la nuit

de Serge BRICIANER

Tatoo (AB IRATO) | Paru le 15/03/2002 | 6,00 €

Sur l’auteur
Serge Bricianer (1923-1997) est passé par quelques-unes des nuances qui vont du noir au rouge vif. Il a collaboré à Socialisme ou barbarie et à Informations et correspondance ouvrière (ICO). Il est l’auteur de Pannekoek et les conseils ouvriers, Edi, 1969, et de Karl Korsch, marxisme et contre-révolution, Seuil, 1975.