l'autre LIVRE

La ville aux maisons qui penchent

de Marie-Hélène PROUTEAU

Nantes, la ville, sa forme ou le sentiment qu’elle en donne… Une citadine familière des lieux nous incite à glisser notre main sur ce tuffeau des murs, « Une tendresse nous vient pour cette pierre de fleuve dont est bâtie la ville », à capter dans Les Anneaux de Buren sa matière fluide, vents et remous de marée. Au fil de sa rêverie, la passante dérive, de « la Fabrique des sourds où l’on martelait les tôles de la dure nécessité » aux vestiges du passé négrier ou à la beauté du pont Éric Tabarly, « superbement libre comme la mer ».
Dans ce décor vibrant de présences, instants de ville, impressions d’hier et d’aujourd’hui se mêlent. Un poème de Cocteau, un tableau du port par William Turner, un air de musicien des rues, une gravure de Rodolphe Bresdin, un air de Bashung dans une friche industrielle. Point n’est besoin d’être nantais pour entrer dans ce rêve d’une ville.

« Dans cette géographie sensitive, déposée au plus profond, la première chose que l’on capte, c’est la douceur sensuelle du tuffeau. On a envie de l’effleurer d’une caresse furtive, cette pierre sans aspérités. Une tendresse nous vient pour cette pierre de fleuve dont est bâtie la ville. Sortie des calcaires marins, elle a sommeillé depuis des temps très lointains, tranquillement momifiée. On le sent : c’est le roman d’une ancienne mer. »

Bonus

« Cet anti-manuel de géographie rêveuse a sa place dans toute bonne bibliothèque nantaise mais, mieux encore, dans la poche du passant pour accompagner sa dérive au fil des rues et des siècles. »
— Thierry Guidet, Place publique

« Un parcours poétique varié, drainé par le regard sensuel de l’écrivain, un regard aiguisé tout à la fois par la beauté changeante de la lumière de l’eau et par celle de la pierre. […] Un univers qui apparie habilement une réflexion profonde à la rêverie flâneuse. »
— Angèle Paoli, Terres de femmes

« Le livre fait un bien fou, comme un peu folle est Nantes, la ville ouverte qui se regarde en face […] Nantes surprend et Marie-Hélène Prouteau est éprise. »
— Gilles Cervera, Bretagne actuelle

« La ferveur du regard de l’auteur et son attention à sa ville font lever en nous des désirs de partager ses déambulations. »
— Luce Guibaud, Terre à ciel

« …Il faut lire ce livre […] Le rêve prend sa revanche et ce n’est pas rien ! »
— Lucien Wasselin, revue Texture

« Ces “suites nantaises” sont des échappées belles, des fugues à la manière de compositeurs brodant sur le motif. La culture y tient la part belle […] On sent une auteure faisant corps avec sa ville, à l’écoute de ses battements de cœur. »
— Pierre Tanguy, Des sources et des livres

« Une rêveuse piétonne, qui loin de se complaire dans l’irréalité, ressent le monde avec une acuité que pourraient lui envier bien des analystes. »
— Frank Redois, Presse Océan

« Marie-Hélène Prouteau signe là un beau livre ; qui repère au plus juste, dans une écriture sobre et modérément poétique, les réalités visibles, invisibles ou simplement cachées par l’usage, d’une ville à la beauté diverse. »
— Philippe Leuckx, La Cause Littéraire

Fiche technique

Prix éditeur : 12,00 €


Collection : E la nave va

Éditeur : CHAMBRE D’ÉCHOS (LA)

EAN : 9782913904637

ISBN : 978-2-913904-63-7

Parution :

Façonnage : broché

Pagination : 86 pages