l'autre LIVRE

Manuel DAULL

Toute une vie bien verticale

Toute une vie bien verticale

de Manuel DAULL

Littérature (ATELIER CONTEMPORAIN (L')) | Paru le 22/10/2015 | 15,00 €

se questionner sur le sens de ce que veut dire habiter sa vie, autant le corps de sa vie que le monde alentour — que soi et le rapport à l’autre — que de s’inscrire dans l’immobilité, dans des espaces clos — que dans le mouvement, le glissement, dans des paysages où la vue est arrêtée autant que dans le vide — le dernier texte du livre apparaît comme une tentative de réponse : l’autre, la rencontre amoureuse de l’autre seule nous donne une espérance à habiter la vie, comme si l’Art d’Habiter ça pouvait être juste aimer et être aimé

 

Christian Estèbe :

C’est toujours un risque de vouloir écrire, d’avancer ainsi, presque nu dans les mots, dans les morts, pour rester vivant.
Il y a de la solitude, de l’émotion chez Manuel Daull qui est un écrivain véritable. Il a son exigence et sa fierté dans la geste d’écrire, de publier, c’est-à-dire de rendre public le secret de cette main qui trace l’orbe à être là, à devenir.
Une femme sans visage parle ici, je pense à Emma Santos cet écrivain majeur englouti dans la folie, ressuscitée par son écriture, son théâtre.
« Je suis cette femme née nulle part – il n’y a pas d’adresse où je suis née. » 
Manuel nous le dit, noir sur blanc, dans ce nouveau livre, ce livre nouveau qu’il nous livre, nous délivre :
« Le chaos c’est l’art d’habiter la vie »
Une cité s’érige, comme il s’en érigeait beaucoup dans les années soixante ; ici, s’érigent des mots, comme les briques qui font le texte, qui font le livre :
« Bâtir sa demeure » dit le poète.
Daull se fait maçon, comment ne pas saluer Thierry Metz, oui,
« On ne vaccine pas contre les jeux d’enfants. »
On ne vaccine pas contre le risque d’entrer en écriture, contre le risque de vivre ça : écrire des livres.
Une poignée de mots entre deux rires, entre deux verres, entre deux larmes, versées pour presque rien :
« Patron ! Le même ! »
C’est pour écrire, c’est pour tenter de se sustenter… Ne pas rester là, à ne rien faire, les mains dans les poches des morts-vivants, à écouter siffler le vent aigre qui dit que demain ça sera mieux…
Alors Daull se met à écrire, encore, pour soigner les plaies qui suintent de l’indifférence.
Dans ce livre, il y a des trains, des gares, des citées, des gens, de la violence, de la solitude et de la beauté. Dans ce texte, il y a une écriture vraie qui bat la mesure comme le tic-tac régulier d’une montre en or.
Il y a de la mort, de la vie, c’est une histoire, c’est un livre pour vivre, c’est un livre pour être tenu par des mains amies.
Manuel Daull l’écrit :
« Le corps comme un véhicule de leur attente. »
Attente d’une écriture à venir, la main qui encore trace, la main passe, ardente.
Il faut lire maintenant le livre de cet écrivain rare :
« Jusqu’à la prochaine gare »
tapie dans les brumes de l’À venir.

 

Extraits, détails : 
http://www.editionslateliercontemporain.net/collections/litterature/article/toute-une-vie-bien-verticale

 

Haïkus hors saison(s) nos besoins Part III

Haïkus hors saison(s) nos besoins Part III

de Manuel DAULL

hors collection (DERNIER TÉLÉGRAMME) | Paru le 20/03/2013 | 15,00 €

Suite à Nos besoins d’attachement sont aussi ceux de rupture et à Nos besoins d’attachement part II, ces Haïkus hors saison(s) sont une conclusion au triptyque commencé en 2008 et aussi le début d’une exploration nouvelle.

Conclusion parce qu’ils établissent le bilan tant intellectuel que personnel de l’auteur. Un portrait est ici dessiné et ce portrait nous pouvons nous y reconnaître. C’est de nous dont il s’agit, de nos quotidiens et de l’infini qu’ils contiennent.

Exploration parce que chaque haïku est la possibilité d’une sensation, d’une émotion, d’un état auxquels l’écriture de Manuel Daull nous donne accès.

Sans Maintenant

Sans Maintenant

de Manuel DAULL

hors collection (DERNIER TÉLÉGRAMME) | Paru le 22/09/2011 | 13,00 €

Au seuil de la rentrée littéraire 2008, fatigué par toute cette déforestation, j’ai eu besoin de revenir à mes fondamentaux — comme dans ma vie Beckett m’avait souvent accompagné, tout je crois, lire et relire, ne faire que ça — jusqu’à cette envie d’écrire autour de lui — écrire sur mon impossibilité dans ses livres à formuler des images — à cette question constante que Beckett me pose toujours, qu’il me pose toujours depuis, de quel côté des choses sommes-nous ?

Nos Besoins d'attachement part II

Nos Besoins d'attachement part II

de Manuel DAULL

hors collection (DERNIER TÉLÉGRAMME) | Paru le 12/10/2010 | 12,00 €

Suite à Nos besoins d’attachement sont aussi ceux de rupture, ce texte poursuit et prolonge le travail de l’auteur commencé dans le premier texte. Même mode opératoire, même réussite dans le rythme et l’évidence du propos.

L(o)una

L(o)una

de Manuel DAULL

hors collection (DERNIER TÉLÉGRAMME) | Paru le 12/03/2009 | 12,00 €

Écrit en vers libres, ce texte est le parcours de celui capable d’accompagner la personne aimée, de s’oublier lui-même pour permettre une rémission, une renaissance. Du souvenir passer au souffle, à l’énergie vitale pour, grâce à l’écriture, continuer sans l’autre.

Nos besoins d'attachement sont aussi ceux de rupture

Nos besoins d'attachement sont aussi ceux de rupture

de Manuel DAULL

hors collection (DERNIER TÉLÉGRAMME) | Paru le | 10,00 €

Ce texte ressemble fort à un exercice de style. Une succession de sentences ou aphorismes qui permettent à l’auteur d’établir un bilan tant intellectuel que personnel. Ces aphorismes - le terme semble bien convenir - bien que se rapportant à une vie ont souvent une portée bien plus large que la sphère privée de l’auteur. On passe de l’un à l’autre très facilement par la reprise d’une idée, une expression, un mot.