l'autre LIVRE

Les jours terrestres

(Los Días terrenales)

de José REVUELTAS

et Florence OLIVIER (traducteur)

«UNE PLACE À PART ET UNIQUE DANS LA LITTÉRATURE MEXICAINE.»
OCTAVIO PAZ

Lors de la publication en 1949 de ce troisième roman de José Revueltas, l’enthousiasme de la critique de droite s’éveilla immédiatement et provoqua la colère et la condamnation brutale des « compagnons de route»
de l’auteur. Le livre fut retiré des librairies à sa demande, suite à la polémique qu’il suscita, et, naturellement,
« réhabilité » dans les années soixante.
Dans le roman, des militants à la fois proches du peuple et partisans de la liberté de conscience s’opposent
à d’autres militants dont le manque d’ouverture idéologique et l’éthique erronée causent équivoques et tragédies.
Mal interprété par certains idéologues de l’époque, ce texte, à la fois philosophique, poétique et méditatif
traite des relations entre l’art, la morale et la politique, questions récurrentes dans le Mexique postrévolutionnaire des années trente dont il recrée l’univers. Il présente avec une acuité toujours actuelle la problématique de l’engagement politique et du destin personnel.

L’oeuvre de José Revueltas (1914-1976) est l’exemple même d’une littérature ne cédant pas aux tâches que la politique lui impose. Éternel marginal, il fut envoyé au bagne pour son appartenance au Parti communiste mexicain dont il fut ensuite exclu pour non-conformité au dogme… Plongée au plus profond des méandres de l’âme, son style poétique, vierge de tout sentimentalisme, puise autant dans
une religiosité dostoïevskienne que dans l’existentialisme dont il partagea l’engagement et la foi dans l’humain.

Bonus

Déclaration de José Revueltas

J’aurais aimé intituler l’ensemble de mon œuvre Les jours terrestres. A l’exception, peut-être de mes nouvelles, toute mon œuvre romanesque pourrait être réunie sous ce titre commun des Jours Terrestres, avec des titres pour chaque volume : Le deuil humain, Les murs d’eau, etcetera. Peut-être que c’est ce qui arrivera en fin de compte, dès que mon œuvre sera conclue ou que je considérerai qu’elle est achevée et que je déciderai de ne plus écrire de romans ou quand je mourrai et que je ne pourrai plus en écrire. C’est prématuré d’en parler mais ce serait là mon souhait et c’est ce que je recommanderais à la personne éventuellement chargée de réunir mon œuvre, qu’elle la réunisse sous le titre des Jours Terrestres.

(“José Revueltas: entre lúcidos y atormentados”, entretien avec Margarita García Flores, Diorama de la Cultura, Excélsior, 16 avril 1972.)

Traduction: Florence Olivier

Fiche technique

Prix éditeur : 20,00 €


Collection : CALAVERAS

Éditeur : FONDEURS DE BRIQUES (LES)

EAN : 9782916749068

ISBN : 978-2-916749-06-8

Parution :

Façonnage : broché

Poids : 312g

Pagination : 240 pages