l'autre LIVRE

Florian BALDUC

De Faust au Golem

De Faust au Golem

de Florian BALDUC

Essais (OTRANTE) | Paru le 15/02/2019 | 29,00 €

« Aux sources de », sources de la lutte ou de l’entrée dans un nouveau monde, ou quand mouvements de populations, traductions de textes inconnus et découvertes pré-scientifiques nommée magiques posent un improbable et parfait contexte historique et religieux. Histoire des idées, de la science ou des religions, des premiers siècles au cœur de la Renaissance, de la naissance à la chute d’un monde.

Tout a déjà été écrit, largement étudié, exploité, pour ne pas dire épuisé, le magicien n’a plus rien à nous apprendre. Et pourtant, certaines preuves retenues jusqu’à nos jours ayant il y a peu été rejetées et d’autres ajoutées, que savons-nous réellement de Faust?? Quant au Golem, colosse d’argile devenu familier, quelles sont les raisons de son existence ou de sa conception, de ses transformations, de sa mise en garde, et de son grand retour en protecteur du ghetto de Prague aux premières heures du XXe siècle?? 

« Contemporains de l’invention de l’imprimerie, ils en sont les produits. L’un n’ayant pas laissé le moindre écrit et devenu légende de par ceux de ses détracteurs, l’autre, intemporel, né du Verbe et posé par la littérature du libelle de sang en contemporain de Faust, prisonnier d’une Prague imaginaire. »

Entre invention de l’imprimerie, chasse aux sorcières, guerres de religions, Kabbale et hermétisme, persécutions, combinaisons de lettres et agencements mathématiques, accusations de crime rituel, recherche de la langue originelle, association du Juif au Diable et littérature du libelle de sang, tentons, sur la base des légendes, de recherches et de documents récemment découverts, de comprendre qui ou ce que sont Faust et Golem, compagnons de route d’un Saint-Empire de la Renaissance, unis par le mensonge et le sang et qui devaient bientôt fusionner. Et plus encore, essentiellement et tragiquement, de se demander?: de Faust au Golem, pourquoi??

« Le Golem, vous savez, n’a pas oublié. Il est là?! Mais le Nom qui pouvait lui donner vie en cas de besoin s’est envolé.
Faites quelque chose — si vous le pouvez?! »

« Nous dépendons tous, à la fin
Des créatures que nous fîmes. »

La Vampire, ou la Vierge de Hongrie

La Vampire, ou la Vierge de Hongrie

de COLLECTIF

Collection Méduséenne (OTRANTE) | Paru le | 30,00 €

[texte de présentation du livre sur le site de l'éditeur]

En 1825, soit onze ans avant Théophile Gautier, le baron de Lamothe-Langon met en scène la première morte amoureuse et la première véritable femme vampire de la littérature française.

Un cadre gothique proche des romans d’Ann Radcliffe, des soldats de retour des campagnes napoléoniennes, un pacte de sang trahi, un château en ruine, des présages, revenants et victimes dont on a aspiré la vie.

Un demi-siècle avant Le Fanu puis Stoker et que la littérature n’invente un vampire suceur de sang aux dents pointues, La vierge de Hongrie présente une immortelle dame au linceul, beauté ensorcelante revenue de la tombe, qui déchaîne les éléments, erre, flotte ou vole, et poursuit la mission qui lui a été confiée en semant la mort.

Première œuvre de fiction à mentionner les traditions des pays de l’Est et à décrire les méthodes de destruction d’un vampire, ce roman est sans conteste celui qui offre la description la plus fine et la plus fidèle de la figure du vampire et de la morte amoureuse.

Roman suivi de la traduction inédite des cinq chapitres relatifs aux superstitions transylvaniennes de l’ouvrage d’Emily Gerard, Le Pays par-delà la forêt. Somme extrêmement dense de légendes et croyances de l’Est dans lesquelles Bram Stoker a notamment puisé pour la rédaction de son Dracula.

Parfaitement fidèle au mythe de la Morte Fiancée, Lamothe-Langon livre un texte romantique qui devrait séduire les amateurs de littérature fantastique ou gothique, proche des récits de Gautier ou de Nodier et qui préfigure les Carmilla ou autre Dame au linceul de la fin du siècle.

Memento mori

Memento mori

de COLLECTIF

Le Voyageur enthousiaste (OTRANTE) | Paru le | 27,00 €

La célébrité de la Danse macabre a suscité de nombreuses oeuvres et de grands poètes et écrivains ont repris le thème dans leurs ouvrages, Théophile Gautier, Flaubert, Baudelaire, Goethe, Heinrich Heine et Schiller par exemple, ainsi que des anonymes. Apparaissent alors de nouveaux personnages, le Juif errant, Satan, Faust, Don Juan… S’ennuyant dans leurs sépulcres et quittant leurs «?noirs tombeaux?», leurs «?caveaux humides?», les défunts dansent une carole au son des rebecs, des psaltérions, des lyres ou de luths faits d’ossements, entraînant les vivants dans une ronde folle qui n’est pas sans rappeler celle des danseurs de Kolbigkl, damnés pour avoir dansé dans une église selon une légende médiévale.

Cette anthologie fait revivre et transmet un patrimoine séculaire largement tombé dans l’oubli, l’époque contemporaine ayant bien d’autres soucis. Pourtant, n’est-il pas réconfortant de constater qu’il y a longtemps les défunts se préoccupaient du sort des vivants, venaient les conseiller et même les défendre?? Il est, certes, des morts dangereux, mais ils ne sont heureusement pas légions. Que par leurs messages enténébrés ces textes charment le lecteur et piquent sa curiosité?!

Extrait de l’avant-propos, Claude Lecouteux.

Claude Lecouteux est professeur émérite de littérature et civilisation du Moyen Age de l’Université de Paris iv-Sorbonne et auteur de nombreux ouvrages sur les êtres et créatures de la mythologie populaire, les mythes, contes, légendes et croyances touchant aux morts et à la mort.

Anthologie de trente ballades, poèmes et nouvelles autour des Danses macabres dans la littérature du dix-neuvième siècle. De 1813 à 1899, textes de Goethe, Théophile Gautier, Jean Richepin, Charles Rabou, Jean Lorrain, E.-L. de Lamothe-Langon, Gérard de Nerval, Charles Baudelaire et quelques autres, dont trois textes inédits provenant d'un manuscrit anonyme du dix-neuvième siècle.

La Danse des morts que Flaubert écrit quand il n'a que seize ans est ici présentée annotée des variations et corrections du manuscrit original.

Ouvrage enrichi de huit illustrations hors texte à pleine page en annexe.