l'autre LIVRE

Eric PESSAN

Le syndrome Shéhérazade

Le syndrome Shéhérazade

de Eric PESSAN

L'ATTENTE (ATTENTE (L')) | Paru le 04/04/2014 | 19,00 €

On raconte des histoires pour ne pas mourir. Tant qu’on écrit, tant qu’on parle, tant qu’on écoute, on est en vie, on peut espérer connaître l’amour. C’est le syndrome Shéhérazade, on s’invente 1001 histoires par peur du silence définitif. Ce sont des nœuds d’histoires maintenues hors cadre, des cœurs de monologues absents, des moments de révélation, d’émotion, de drôlerie aussi, des moments d’effritement où la folie ordinaire libère la parole et s’insuffle dans la langue.

Le syndrome Shéhérazade est un théâtre érodé où seules les répliques subsistent : manquent la narration, le récit, l’articulation et les péripéties ; manquent les décors et le contexte. Seules demeurent les voix, qui confient un moment clé, un drame, une folie joyeuse ou désespérée, une obsession. Ce livre est tissé de fragments où des personnages – parfois récurrents – se livrent, s’affrontent et se complètent dans un désir éperdu de toucher l’autre.

La Hante

La Hante

de Eric PESSAN

Littérature (ATELIER CONTEMPORAIN (L')) | Paru le 22/10/2015 | 25,00 €

L’avancée solitaire, la traque, la hargne, la fuite, l’abri, la terreur, la nuit, le chasseur, le chassé, l’observateur muet, l’enfant, le gibier, les odeurs d’humus, de sang, de boue, de peur, les halètements, les tripes, les poils, la plainte, la mort, les cris, la victoire, la métamorphose : La Hante, c’est tout cela. C’est aussi bien l’endroit où l’on vit, est-il indiqué à la fin du livre, que l’endroit pour les bêtes. C’est également le sang qui bat et pulse noir dans les veines du chasseur qui le soir gagne son logis un chevreuil sur le dos, ou dans celles du cerf en rut, du sanglier, du loup-garou, de l’enragé, du possédé, de Diane chasseresse et d’Actéon déchiqueté par les chiens. 
Il y a dans ces récits d’Éric Pessan la richesse obscure des mythes, l’exaltation de la poursuite haletante et la terreur immémoriale de la fuite dans l’épaisseur des bois. Il y a aussi des solitudes d’enfants confrontés à ce qui est trop vaste pour eux, c’est-à-dire le monde, et dans ce monde les règles violentes et sanglantes édictées par d’autres. Car toujours il y a des enfants perdus, aussi bien dans les forêts sombres des contes que dans les récits et romans d’Éric Pessan : des enfants qui n’ont d’autre choix que d’observer le réel autour d’eux pour tenter de le maîtriser mieux afin de le rendre habitable, sinon confortable.
Dans un monde de plus en plus urbain, rationnel, technologique et lisse, un monde de réseaux et de villes globales pour lequel on a forgé depuis peu le néologisme d’« Anthropocène », nous éprouvons le besoin de retrouver d’autres scènes, de plonger dans les gouffres de nuit qui persistent à s’ouvrir sous nos pieds et au-dedans de nous-mêmes, et de nous remémorer d’où nous venons : de la chasse antique, de la fuite millénaire, du désir de prédation et de la nécessité de trouver un abri, de l’excitation et de la terreur, de l’odeur du sang, de la peur et des bois humides. Les textes réunis ici rôdent autour de cette sauvagerie primordiale qui nous constitue au plus profond et qui n’en finit pas de nous hanter.

 

Extraits, détails :
http://www.editionslateliercontemporain.net/collections/litterature/article/la-hante

Parfois, je dessine dans mon carnet

Parfois, je dessine dans mon carnet

de Eric PESSAN

Au trait (ATTENTE (L')) | Paru le 04/09/2015 | 22,50 €

"Quand il n’écrit pas, l’écrivain prend des trains qui arrivent en retard, rencontre des élèves qui rêvent à autre chose, se rend dans des foires du livre où personne ne le reconnaît, passe ses journées à attendre un improbable lecteur dans une librairie, écoute les doléances de ceux qui n’aiment pas lire, se rue sur les buffets, et garde – paradoxalement – l’espoir en la littérature." (E. Pessan)
Auteur prolixe de romans, pièces de théâtre, romans jeunesse, poésie, Éric Pessan sort un nouvel atout de sa manche avec ce journal dessiné, relatant les multiples détails qui font les hauts et les bas de la vie d’un écrivain aujourd’hui. Chaque dessin est assorti d’une phrase.
Troisième titre de notre collection «?Au trait?» – qui s’intéresse au dessin – c’est un format généreux qui offre plus de 250 pages de dessins. La lecture peut être linéaire, les dessins étant présentés dans l’ordre dans lequel ils ont été dessinés par l’auteur au quotidien pendant deux années, chaque double page formant comme un strip de quatre cases. Elle peut aussi se faire butineuse, au gré du hasard de l’ouverture des pages…

Ad libido

Ad libido

de COLLECTIF

Chemin de fer | Paru le 07/11/2013 | 25,00 €