l'autre LIVRE

Miroir, oh mon miroir !

de Cristina ESSELLEBÉE

Comme un hommage à Jean Cocteau, Cristina Essellebée a choisi de photographier avec son téléphone portable « les objets qui réfléchissent », trouvant son miroir dans les pommeaux de douche, les robinets ou les bondes de baignoires. Autant d’objets et de reflets de son corps, autant d’incursions dans l’intime, d’invitations, d’images étonnantes, parfois dérangeantes à force d’anamorphose mais qui posent toutes la question du regard et du désir.
Paul-Armand Gette - auteur de la préface - dit de son travail : « A l’intimité des lieux consacrés à la toilette, Cristina Essellebée ajoute le regard narcissique que le chrome lui renvoie. C’est cela qu’elle nous montre, nous tenant à distance de la nudité du corps avant l’ablution. Ces reflets, proches de l’anamorphose, sont à inscrire dans l’espace de la pudeur, qu’elle oublie un peu parfois ! »
Et pour offrir au lecteur un voyage ludique et original, L’oeil de la femme à barbe a proposé à 16 auteur-e-s un
tirage au sort « à l’aveugle » dans les 32 photographies du livre et leur a donné carte blanche quant au texte.
Critiques d’art, poètes, artistes, écrivains, journalistes ont joué le jeu et y ont, semble-t-il, pris beaucoup de plaisir.
Nous en souhaitons de même aux lecteurs...

Sommaire

Préface de Paul-Armand Gette • Une discrète invitation-p. 5
Mylène Vignon • Fontaine à l’or - p. 6-7
Laurence Dugas-Fermon • Le boudoir - p. 8-13
Marc Desmazières • Allô ? - p. 14-15
Christian Gattinoni • Un miroir en constellation - p. 16-19
Patrick Durand • La Plombière et le mitigeur - p. 20-23
Christian Noorbergen • Hippolyte et Célestine - p. 24-25
Kevin Pierre • Ô mon miroir - p. 26-29
Véronique Grange Spahis • 8 heures ce soir - p. 30-31
Pascal Aubier • Image délirée - p. 32-35
Bénédicte Heim • Rebaptisée - p. 36-37
Karen Kurowski • Dialogue intime avec un pommeau - p. 38-41
Patrick Sirot • Le reflet courbé - p. 42-44
Marie Delarue • L’anoure à selfies - p. 46-49
Samantha Barendson • Les petits noms - p. 50-53
Edwige Cabello • Ceci n’est pas une porte ? - p. 54-55
Stéphane Rose • L’incongruité amusante - p. 56-57
Cristina Essellebée • Éléments biographiques - p. 61

Bonus

Préface de Paul Armand Gette :

J’ai rencontré Cristina Essellebée en 2018, lors de la préparation de l’exposition Intimentissima, où elle trouva sa place parmi ces femmes artistes qui - après des millénaires de contraintes - nous offrent enfin ce regard féminin qui nous manquait tant.
Je ne suis ni critique, ni historien d’art, mais un artiste comme elle et très touché qu’elle s’adresse à moi pour écrire cette préface. Je ne peux donc vous livrer que les réflexions et les émotions que son œuvre me procure.
Dès le titre, Miroir, Oh mon miroir, s’ouvre pour nous l’espace des reflets, de l’intimité, du regard non plus fortuit, mais partagé et pourquoi pas celui du monde de l’Alice si chère à Lewis Carroll. Loin de s’arrêter là, Cristina nous entrouvre les portes du lieu secret de la toilette. Dans son reflet sur les chromes témoins de ses ablutions, elle nous offre son image inversée et fugitive. Elle fait disparaître l’interdit de voir la déesse nue - comme dans la mythologie, où Actéon perd la vie pour avoir surpris Artémis au bain - et lui substitue une discrète invitation à découvrir ce qu’elle veut bien nous donner à voir. Nous pouvons alors regarder sans crainte.
Plusieurs des grands thèmes de la peinture sont ainsi traités  par l’artiste se prenant pour modèle, pour faire de nous, non plus des voyeurs intempestifs, mais les discrets contemplateurs du reflet de la femme au bain.

Qu’elle soit remerciée pour les émotions que génèrent ses touchantes images.

 

Mots-clés :

Fiche technique

Prix éditeur : 20,00 €


Collection : Irrévérencieuse

Éditeur : L'OEIL DE LA FEMME À BARBE

EAN : 9791096401185

ISBN : 979-10-96401-18-5

Parution :

Façonnage : cousu avec rabats

Pagination : 64 pages