l'autre LIVRE

Les insensés

Théâtre panique, tome 2 : Tome 2, Joko fête son anniversaire ; L'hiver sous la table ; L'ambigu

Théâtre panique, tome 2 : Tome 2, Joko fête son anniversaire ; L'hiver sous la table ; L'ambigu

de Roland TOPOR

Les insensés (WOMBAT) | Paru le 04/11/2016 | 22,00 €

Ce deuxième tome du théâtre complet de Roland Topor recueille ses trois grandes pièces des années 1980-90, où l’auteur explore les ressorts cachés de l’aliénation, transformant l’homme en perpétuel étranger aux autres comme à lui-même.

Dans l’adaptation théâtrale de Joko fête son anniversaire, fable grinçante et kafkaïenne, un jeune employé se laisse transformer en taxi humain, entraînant ses proches dans une mutation cauchemardesque. Hommage à La Métamorphose, Joko met à nu la servitude volontaire contemporaine et les perversions de l’« ubérisation » généralisée.

Dans L’Hiver sous la table, Dragomir, migrant d’un vague pays d’Europe centrale, sous-loue pour y vivre le dessous de table de Florence, une traductrice parisienne précaire, harcelée par son éditeur. Malgré l’étrangeté de leur situation, une relation complice se noue entre les deux jeunes gens… Inspirée par la figure de son propre père, cette pièce poétique et touchante de Topor a connu un succès international.

Dans L’Ambigu, un Dom Juan vieillissant et solitaire tombe à nouveau amoureux, mais cette fois de sa propre part féminine… Débute alors un « mono-dialogue » narcissique et vertigineux où son identité se craquelle sous les coups de l’ambiguïté sexuelle.

Travail, immigration, confusion des genres… Avec une lucidité tranchante, Topor signe trois pièces d’une frappante modernité, mais d’un humour omniprésent où le rire jaillit en contrepoint du pire.

L'anticyclopédie du cinéma

L'anticyclopédie du cinéma

de COLLECTIF

Les insensés (WOMBAT) | Paru le 06/10/2016 | 14,50 €

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le cinéma

(sans jamais oser le demander à Woody Allen)

 

  • Qui est Alain Delon ?
  • Combien nous coûte Luc Besson ?
  • Quelle est la couleur du tapis rouge de Cannes ?
  • Comment devient-on membre de l’Office catholique du cinéma ?
  • Les films doivent-ils être projetés à l’envers dans l’hémisphère sud ?

 

Voici quelques-unes des questions essentielles auxquelles vous trouverez une réponse en lisant cet ouvrage décalé et irrévérencieux, mais toujours cinéphile, qui parle du 7e Art comme personne ne l’avait fait auparavant.

Une parodie de guide savant, gentiment déjantée et férocement drôle !

Black No More

Black No More

de George S. SCHUYLER

Les insensés (WOMBAT) | Paru le 14/04/2016 | 20,00 €

Et si les Noirs devenaient blancs, le racisme disparaîtrait-il pour autant ?

Selon Max Disher, jeune Noir de Harlem en ce début des années 1930, un membre de sa communauté n’a que trois alternatives : « Foutre le camp, devenir blanc ou serrer les dents ». Incapable de partir et n’appréciant guère de s’aplatir, Max va bondir sur la deuxième opportunité. En effet, grâce à Black No MoreTM, mystérieux procédé créé par un certain Dr Junius Crookman, qui permet de changer de couleur de peau en trois jours (et vingt-quatre heures seulement pour un nouveau-né !), Max et une foule de clients noirs empressés sont blanchis et peuvent ainsi s’introduire dans un monde qui leur était jusque-là interdit. Mais les Blancs sont-ils vraiment plus heureux ? Ce que Max découvre de leur société ne tarde pas à le laisser dubitatif... Roublard et opportuniste, notre anti-héros ira néanmoins au terme d’une rocambolesque aventure qui fera de lui, l’ex-Noir de Harlem, le porte-parole d’une nouvelle organisation suprématiste blanche, les Chevaliers de Nordica, des épigones du Ku Klux Klan qui s’insurgent contre la transformation de la race à grande échelle !...

Fable satirique grinçante, dans la lignée d’un Swift et d’un Orwell, Black No More ne se contente pas de déboulonner les mythes de la suprématie blanche et de la pureté raciale mais brocarde aussi les principaux leaders de la NAACP et de la Harlem Renaissance. Original et atypique, le roman de Schuyler nous offre un point de vue décapant sur l’hypocrisie, la démagogie et les magouilles populistes accompagnant l’obsession américaine pour la couleur de peau.

Cette contre-utopie humoristique est l’œuvre d’une grande figure méconnue de la littérature afro-américaine. George S. Schuyler (1895-1977) écrivit pour le journal le plus influent de la communauté noire, le Pittsburgh’s Courier, mais aussi pour The Nation ou l’American Mercury de H. L. Mencken. Satire mordante parue en 1931 qui lui valut l’hostilité générale, Black No More ne sera redécouvert aux États-Unis qu’au début des années 1990, réédité quatre fois depuis, s’imposant de fait comme « un classique de la littérature américaine » (Ishmael Reed).

« Ce livre extravagant est bien plus qu’une curiosité historique et sa résurrection est une révélation » (Kirkus Review, USA)

L'économie, pour quoi faire ?

L'économie, pour quoi faire ?

de Robert BENCHLEY

Les insensés (WOMBAT) | Paru le 21/10/2015 | 14,00 €

Véritable manuel anticrise (de morosité), L’économie, pour quoi faire ? propose douze leçons d’économie aussi loufoques que mordantes du professeur Benchley, docteur ès nonsense, témoin du krach de 1929 aux États-Unis et de ses conséquences en Europe. 

Dans ce livre, Robert Benchley se penche donc sur la situation financière internationale, conseille le président Poincaré pour stabiliser le franc et tente d’inculquer le sens de l’humour aux banquiers. S’interrogeant sur l’avenir des petits métiers – par exemple fabricant de bateaux en bouteille ou polisseur de canon –, il analyse aussi certains marchés en pleine mutation, comme celui de la brunette parisienne ou du chameau en Australie. Questionnant la notion de réussite, il nous invite enfin à méditer sur cette formule pleine de sagesse : « Le travail est une forme de nervosité. » 

Composé en quasi-totalité de textes inédits, ce recueil comprend le fameux « Rapport du trésorier », hilarant sketch « comptable » qui rendit son auteur célèbre aux États-Unis et lui ouvrit les portes de Hollywood. Animé d’une réjouissante détestation de l’économie, Benchley signe ici certains de ses textes les plus virulents.

Le Règne Hystérique de Siffoney Ier, Roi d'Irlande

Le Règne Hystérique de Siffoney Ier, Roi d'Irlande

de Spike MILLIGAN

Les insensés (WOMBAT) | Paru le 04/09/2015 | 20,00 €

Ouvrier au cul d’une bétonnière sous la pluie d’un faubourg londonien gangréné par le National Front (dont le programme politique se résume à : « J’vais t’exploser la tronche, fumier »), Mick Siffoney serait-il en réalité un descendant des rois d’Irlande, comme son père le lui a juré, couché sur son lit de mort ?… Voilà donc la famille Siffoney au grand complet – avec femme, enfant, chien péteur et perroquet bavard (« Touche pas ta bite, matelot ! ») – qui débarque dans son village natal de Deghooleen pour reconquérir sa couronne. Comme si l’Irlande n’avait pas déjà assez de problèmes comme ça !

Car à Deghooleen on croise pêle-mêle un Hongrois exhibitionniste en situation délicate (que faire dans un camp naturiste ?), deux hindous en goguette, un policier qui se transforme la nuit en « chanteur fantôme », forçant ses victimes à l’écouter sous la menace, un cheval de course shooté à la benzocaïne kidnappant ses kidnappeurs, sans compter l’habituelle cargaison d’ivrognes, de pervers, d’arnaqueurs et de crétins patentés qui font le charme de la Perfide Albion comme de la Verte Érin. C’est le début d’une saga rocambolesque, entrecoupée des rêves de gloire héroïque de Siffoney, tout droit sortis de Sacré Graal !

Dans ce roman comique au souffle irrésistible, servi par un style pétaradant d’inventions verbales, toutes les classes sociales, ethnies et religions, tous les travers humains sont passés à la moulinette d’un humour ravageur dont les dérapages sont rattrapés in extremis par l’inimitable sens de l’absurde de l’auteur.

Entre la misanthropie acerbe d'un Jean Yanne et la folie littéraire d'un Flann O'Brien, Le Règne hystérique de Siffoney Ier, roi d'Irlande est un vrai jeu de massacre, féroce et hautement réjouissant.

Le Cerveau à sornettes : Traité de l'Evitisme

Le Cerveau à sornettes : Traité de l'Evitisme

de Roger PRICE

Les insensés (WOMBAT) | Paru le 02/04/2015 | 18,00 €

« Lors de mes tournées de conférences, où que je me rende, un flot continu de gens tourmentés et anxieux vient m’interroger : “Comment puis-je atteindre la paix de l’esprit ?”, “Comment puis-je trouver le bonheur et la sécurité dans ce monde complexe ?”, “Où sont les toilettes pour hommes ?” et diverses autres questions dont l’importance ne le dispute qu’à l’urgence.

La réponse que je donne invariablement est : “Phi-lo-so-phie”.

Et je peux vous assurer, à la lueur étrange que je vois naître au fond de leurs yeux et à la manière dont ils s’éloignent en vitesse, qu’au plus profond d’eux-mêmes ils savent ce que je veux dire.

Nous devons trouver de nouvelles réponses. La Science a échoué à nous offrir des réponses. La Politique a échoué. La Compagnie de voitures électriques Tom Swift (Moline, Illinois) a échoué. Les cachets d’Aspirine ont échoué ! Le monde a besoin d’une philosophie nouvelle, fondée sur une éthique nouvelle.

J’ai élaboré cette philosophie.

Elle se nomme l’Évitisme. » R.P.

Pourquoi s’adapter alors que c’est la civilisation qui est inadaptée ? Pourquoi s’activer quand on peut l’éviter ? Et comment s’exercer à ne rien faire ? Après des années de recherches approfondies en anthropologie, en psychologie, en laboratoire et sur Mlle Patricia Delray, l’auteur fonde dans ce livre les bases d’un mouvement révolutionnaire : l’Évitisme. Il nous narre aussi le destin tragique de Melvin Ouk, l’inventeur de la roue, pionnier du cauchemar mécaniste actuel, et nous emmène en expédition chez les sauvages blancs du Pópotan, fétichistes de l’argent…  

Pamphlet anti-utilitariste virulent et chef-d’œuvre d’humour nonsensique, Le Cerveau à sornettes est un des livres les plus dingos de la littérature US, salué comme il se doit par l’Oulipien Georges Perec.

Le Chinois du XIVe

Le Chinois du XIVe

de Melvin VAN PEEBLES

Les insensés (WOMBAT) | Paru le 23/01/2015 | 17,00 €

« Ils s’en foutent de nous, on n’est que des petits. Du moment qu’on paie les impôts, après ça, ils s’en foutent de nous… Il faut penser grand dans la vie. Très grand, même. Nous, les petits, on est fabriqués pour penser petit. Et c’est là qu’on est eus. »

Mais où est donc passé le Chinois ? s’interrogent les habitués du Mon Moulin, petit café parisien du XIVe arrondissement, qu’une coupure de courant dans le quartier rassemble autour d’une lampe et d’une bouteille de vin, entre chien et loup. Du patron à la bonne, du représentant en vins au clochard, chacun livre alors une histoire – vies chaotiques, destins improbables et rêves brisés par la guerre ou la pauvreté, autant de fragments d’une humanité aussi crue que cocasse. Car Melvin Van Peebles restitue la voix populaire des troquets du début des années 1960 dans un style savoureux, un français de la rue métissé de sa propre langue, d’une émouvante poésie.

Ces contes de bistrot au réalisme magique teinté d’humour noir sont illustrés par Roland Topor, qui créera quinze ans plus tard son propre Café Panique.

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