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l'autre LIVRE

Tinbad-roman

Tout est solitude

Tout est solitude

de Claire FOURIER

Tinbad-roman (TINBAD) | Paru le 23/04/2024 | 20,00 €

« Seule dans sa chambre un matin pluvieux d’automne, une femme, Colombelle, s’assoit à sa table, décidée à attaquer bille en tête le sujet le plus universel qui soit : qu’est-ce que la solitude ? Surtout pas d’histoires ! Non plus dire : la solitude, c’est quand… Mais dans solitude il y a “tu”. Et Jef surgit. Dieu aussi. L’anatomie de la solitude prend un nouveau tour. La pensée conceptuelle fout le camp, cède la place à la sensation, à un soliloque, à un dialogue imaginaire, à de drôles d’histoires. Quand la nuit tombe, le lecteur a fait, sur les ailes de la femme-oiseau tendre et moqueuse, un peu dans la lune et “anarchiste de la grâce”, sœur d’Alice et des Monty Python, un voyage méditatif et vertigineux au clair de la solitude. La vie heureuse aurait-elle à voir avec la solitude ? Mais Jef. Jef existe-t-il ? Est-il le fruit d’une intimité de Colombelle avec sa propre solitude ? Est-il le soi du moi ? Qui est Jef ? » 

CF

Le roman retrouvé

Le roman retrouvé

de Alain SANTACREU

Tinbad-roman (TINBAD) | Paru le 23/04/2024 | 25,00 €

Ce roman a disparu dès sa parution, en 2017, la maison d’édition ayant déposé son bilan. En 2021, l’auteur est contacté par une lectrice qui lui apprend que son roman a pourtant survécu à la façon d’un samizdat. Auteure elle-même, cette lectrice lui propose un entretien singulier qui va procéder au rebouclage final et à la réalisation opérative du roman, d’où le titre : Le roman retrouvé (alors que le titre initial était Opera Palas). Puisque selon George Orwell, l’Histoire s’est arrêtée en 1936 – au début de la Guerre civile d’Espagne –, nous sommes donc maintenus depuis dans la terreur de la fiction. Car si la guerre d’Espagne est la fin de l’Histoire, elle est aussi le début du roman de la fin : l’Histoire s’arrête quand la police fait l’Histoire. Au prétexte d’un « roman » qui prend très vite la tangente, on a en réalité affaire à un monstrueux brainstorming de l’histoire du dévoiement de l’idéal émancipateur dans la modernité depuis deux siècles et demi. Puis le roman s’achève par la description minutieuse d’une partie d’échecs et paraphe ainsi son caractère profondément démonstratif. Aussi, songeant à un autre juif ibérique remarquable, Baruch de Spinoza, a-t-on la sensation de lire un véritable traité de mathématiques modernes, lesquelles, comme chez l’autre, bouleversent les fondements mêmes de ce que nous devons entendre par « éthique », et notamment par éthique politique.

Avec une préface de Mehdi Belhaj Kacem.

Florbelle

Florbelle

de Jacques CAUDA

Tinbad-roman (TINBAD) | Paru le 05/10/2023 | 17,00 €

Florbelle est un autoportrait que Cauda a écrit dans les blancs du roman de Sade dont nous n’avons que les notes puisque le fils irrévérencieux, à la mort de son père, a brûlé l’ouvrage. 

Cauda, le peintre, a son atelier bâti sur une ancienne propriété de la famille Sade, revendue quand Donatien était enfant ! Pour le dire autrement : Florbelle lui était destiné. Restait à en noircir les pages.  Ce que Cauda a fait à double titre en dessinant une quinzaine d’encres qui illustrent son autoportrait en miroir du marquis ! 

Comme un fait exprès, il a écrit et dessiné Florbelle lors du confinement, ajoutant ainsi de l’enfermement à l’enfermement, faisant de son atelier un château (de Shilling) coupé du monde, protégé des regards autres, centré au milieu d’autour sur lui-même face à Sade.  La quête dure 19 journées auxquelles s’adjoint un épilogue.

En 2011 une exposition prit comme titre Florbelle (after Sade) ; on y précisait : « L’œuvre manquante devient prescription ! » Pour parler comme Godard, dans prescrire il y a écrire. Et pour écrire Sade il y fallait Cauda. « Entré au château de Silling à l’âge de 17 ans, je n’en suis jamais sorti. » C’est ainsi qu’il ouvre ses journées, par un enfermement, un lieu coupé du monde propice à toutes les transgressions. Une invitation au voyage intérieur où le corps tient lieu de donjon. Un corps qui figure, dans ce face à face Sade/Cauda, trait après trait, un habit de lumière envisagé comme un abîme de lumière. Autrement dit un autoportrait.

Hamlet Mother Fucker

Hamlet Mother Fucker

de Thomas A. RAVIER

Tinbad-roman (TINBAD) | Paru le 24/08/2023 | 21,00 €

« L’Angleterre de 1564 ? La naissance de Shakespeare et l’épidémie de peste.

Ce n’est que le début d’un long duel. Un fou paré de moire et sa hache de mots perlés de noir défient le néant. La mort couche les acteurs, assoit son charnier, fige la scène, éteint le monde… Shakespeare n’en déchaîne pas moins le tourbillon magique du souffle et de la parole. Le rideau ne tombera jamais. 

Quatre siècles plus tard, une nouvelle “peste” ferme les théâtres ? Un nouvel Hamlet ouvre le feu ! Le Temps serait dans de faux gonds, le crime enfoui, Maman sur le trône, le rythme à la traîne ? Un dingue en parle à sa dague, un ambianceur de ténèbres prêt à faire sauter tout le Royaume pour les besoins de la comédie. 

Vous êtes priés de brûler vos téléphones portables.

Bon spectacle. »

TR

Testicul

Testicul

de Tristan FELIX

Tinbad-roman (TINBAD) | Paru le 20/04/2023 | 15,00 €

Tel un sous-marin donnant contre une épave, une nouvelle interrogation heurte notre conscience rouillée?: ne serions-nous en train de raconter quelque chose?? Eh bien oui?! Un récit pétaradant, mené par une narratrice insaisissable car en roue libre, qui profite d’un graveleux scandale parental pour se gausser des parlers de l’entreprise, d’une littérature contemporaine en poupe, de la pornographie, des cités abandonnées, de la chevalerie, du conte, de la science-fiction gore… Testicul est une farce échevelée tout ce qu’il y a de plus sérieux, où l’on apprend que la preuve d’amour n’est autre que le sacrifice de soi aux prises avec un dragon en similicuir et une meute de larves, mais aussi que les gnous, les huîtres, les girafes, les grenouilles et les hippopotames peuvent nous sauver de la réalité. Pour vous aider à suivre ces parodies, douze gravelures et un espace détente.

L’écrivain Tristan Felix se moque ici à la fois de la littérature trash à tendance porno et de la culture woke et du néo-féminisme militant et, le plus souvent, niais ; toujours naïf.

Caro Pasolini

Caro Pasolini

de Cyril HUOT

Tinbad-roman (TINBAD) | Paru le 09/02/2023 | 22,00 €

Cyril Huot avait trop de passion en lui pour parler d’un écrivain de façon académique. Surtout lorsque son « étude » concernait un homme aussi multiple que Pasolini?: poète moderne, mais écrivant ses poèmes en frioulan?; cinéaste inventif établissant un pont entre antiquité et modernité?; essayiste engagé et polémiste?; romancier important, peintre de personnages marginaux de notre époque dont les visages, sautant les siècles, portaient, de film en film, l’image de l’amour et de l’éternelle violence de l’humanité. Oui, parler de Pasolini, pour Cyril Huot, c’était d’abord engager un dialogue épistolaire et familier avec lui, et l’embarquer dans cette écriture pulsionnelle, répétitive, rythmée qui, auparavant, lui avait déjà permis d’explorer l’œuvre de Katherine Mansfield, Roland Barthes ou Thomas Bernhard. Si le cinéaste Pasolini est bien connu, tout comme ses opinions politiques, le romancier en revanche, et particulièrement son ouvrage clef inachevé, Pétrole, ainsi que sa Divine Mimesis, le sont moins. D’où la place importante que Cyril Huot leur réserve dans cet ouvrage singulier.

Le trille du diable

Le trille du diable

de Dominique PRESCHEZ

Tinbad-roman (TINBAD) | Paru le 19/02/2018 | 18,00 €

Quel trille ? Quel diable ? Il suffit de voir. Il suffit d’écouter. Et des romans, oui. Au pluriel. Ceux de la vie, et ceux de la littérature – ou encore ceux de la musique. Dominique Preschez parcourt, reparcourt ses chemins. D’hier et de toujours. Et d’aujourd’hui. Et de demain.

La vie fait des cadeaux. Mais ne fait pas de quartier.

Alors, dans ce livre qui, d’une écriture qui s’étoile sans cesse, appelle, rappelle, fait signe, encore et toujours, il multiplie les plans et multiplie les écritures. Il fait d’un parcours de mémoire un parcours d’inventions. Danse du feu, et sacre du printemps. Du printemps perpétuel. Et du feu perpétuel. Incandescence. Cœur absolu.

 Jean Durançon

Secret, le silence

Secret, le silence

de Cyril HUOT

Tinbad-roman (TINBAD) | Paru le 08/11/2017 | 18,00 €

Il ne sera peut-être pas indifférent au lecteur de savoir que les lettres qui retracent les étapes douloureuses du chemin érotique parcouru par l’héroïne de ce roman s’inspirent, assez librement, il est vrai, des confessions intimes d’une jeune sainte, morte des souffrances tant physiques que mentales de l’amour à l’âge de vingt-cinq ans, dûment canonisée à ce titre par l’Église catholique. On ne saurait s’empêcher de noter, en effet, que la religion de l’amour manifestée par un culte violent, immodéré, déraisonnable, de la passion, qu’elle soit jugée d’ordre sacré, hautement spirituel, ou d’ordre bassement charnel, honteuse, immorale, scandaleuse, résulte depuis toujours d’un même désir profond de fusion totale avec l’objet de cette passion par les voies mêlées, ardemment et désespérément idéalisées, de la souffrance et de l’amour.

C.H.

Cyril Huot, déjà auteur de Le spectre de Thomas Bernhard et de Le rire triomphant des perdants chez le même éditeur, ainsi que d’un récit autour de Katherine Mansfield, Lettre à ce monde qui jamais ne répond, aux éditions de La Nuit, a notamment été acteur et metteur en scène de théâtre, réalisateur et critique de cinéma.

Conte à rebours

Conte à rebours

de Marc PIERRET

Tinbad-roman (TINBAD) | Paru le 02/04/2017 | 15,00 €

Marc Pierret a publié une douzaine de livres, dont cinq romans qui lui ont fait une réputation d’écrivain résolument mineur.   Dans Conte à rebours, l’autofiction promotionnelle prisée par les économistes d’une littérature d’ambiance, s’y trouve contredite. L’auteur n’est pas arc-bouté au Bien et aux indignations de bon aloi que l’idéalisme, toujours stipendié, gratifie de ses faveurs. Il révèle avec bravoure l’envers de ses narrations. Un humour réfractaire à la caricature et à la dérision soutient le démontage de ses affabulations?; il sape la religion médiatique du roman pour tous et fait apparaître la véracité d’un roman qui s’adresse à chacun.   Avec une postface de Guillaume Basquin.

Comilédie

Comilédie

de Jacques CAUDA

Tinbad-roman (TINBAD) | Paru le 25/02/2017 | 20,00 €

« Je ne suis pas votre homme. Vous êtes beaucoup trop génial pour moi. Vraiment. Voyez Sollers, je vous l’ai dit cent fois?! Sollers aussi est génial. C’est lui votre interlocuteur. Je vous l’assure. » C’est par ces mots que Gérard Bourgadier refusa ce manuscrit pour L’Arpenteur en 1995. Sollers ne le publia pas non plus… Plus de 20 ans après, voici enfin publié ce roman que l’auteur présente comme son chef-d’œuvre, en tout cas une œuvre propre à le faire rentrer dans la catégorie somme toute assez restreinte des « fous littéraires ».

Voici un extrait de la lettre de présentation de l’auteur aux éditions Tinbad en 2015?: « Excentrique, étrange, irréel. […] structuré comme un solo d’Albert Ayler ou Ornette Coleman ou Pharoah Sanders. Jazz. Il est écrit sur les harmoniques. Vertical, pointé vers le soleil, à la manière d’un nouage indéfini du langage sur lui-même tournant dans une structure en spirale. […] L’intrigue (le squelette) y est simple?: deux jumeaux fœtus dans le ventre de leur mère décident de ne pas sortir par la voie naturelle mais par l’oreille de la parturiente (Rabelais, n’est-ce pas…) Avant leur ascension, ils cousent (nous y voici), ils cousent son vagin, crimen amoris (aidés par le lecteur). Ensuite, ils causent. Ils causent littérature, philosophie, théologie… Comilédie s’inscrit dans la ligne tracée par Raymond Roussel, Artaud, Joyce (cher Tinbad le Tailleur), Jarry, Queneau, ou encore Dubuffet, agitateurs de folies littéraires. Il est à lire comme l’urinoir de Duchamp se regardait: comme une entreprise de démolition de la littérature, un éloge du mauvais goût. »

Jacques Cauda, peintre, écrivain, poète, photographe et documentariste est à l’origine du mouvement surfiguratif. Comilédie, commencé à la fin des années 80, est son 13e livre.

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