l'autre LIVRE

POESIE

Makapansgat

Makapansgat

de Isabelle ALENTOUR

POESIE (TÊTE À L'ENVERS (LA)) | Paru le 02/04/2021 | 16,00 €

Un jour, face à la page blanche, Isabelle alentour s’est lancé un défi :
et si elle défaisait son écriture de toute subjectivité ?
La voici donc qui observe les objets autour de sa table de travail
et, là, sur une étagère… Un galet…
Le résultat fut à l’opposé de ce qu’elle avait imaginé :
ce fut une part intime de son rapport à l’autre que l’écriture
mit au jour de façon métaphorique et avec une telle simplicité
que chacun peut s’y retrouver.
Comme l’a écrit Guillevic dans “Le chant’’, « C’est quand tu chantes pour toi/que tu ouvres pour les autres/l’espacequ’ils désirent. »

C'est tout pour aujourd'hui

C'est tout pour aujourd'hui

de Cécile GUIVARCH

POESIE (TÊTE À L'ENVERS (LA)) | Paru le 15/01/2021 | 16,00 €

Cécile Guivarch poursuit sa recherche autour de la mémoire et, cette fois, c’est la lecture de lettres et cartes postales venues du 20è siècle qui sert de passerelle.

À travers elles, se concrétise la vie des grands-parents, leurs joies, leurs souffrances, une vie quotidienne banale sans doute mais à laquelle la poète accorde une grande attention. L’écriture, simple, qui semble labourer la phrase, évoque avec justesse ces vers de Verlaine : « La vie humble aux travaux ennuyeux et faciles/est une œuvre de choix qui veut beaucoup d’amour ».

Au fur et à mesure, une tendresse naît à travers la distance temporelle, et le dialogue se noue entre les générations, ce qui rend ce livre si attachant.

 

La barque criblée

La barque criblée

de VIEUILLE MARIE-FRANçOISE

POESIE (TÊTE À L'ENVERS (LA)) | Paru le 16/11/2020 | 15,00 €

J’ai pour moi l’alliance des longues barques abandonnées

au bord des étangs, remplies d’eau et de ciel, criblées de taches de soleil

et de feuilles roussies avec leur flottaison de fin et de commencement.

 

 

 

On sait qu’on ne s’embarquera plus.

Que la saison en est passée. Et pourtant toute la beauté

est là dans l’équilibre d’octobre.

 

 

C’est dans une langue dense et charnelle que Marie-Françoise Vieuille décrit l’émerveillement devant les prémices de la passion.

Mais vient le moment des questionnements, l’incertitude, la perte de l’autre, la dérive vers le rien.

S’y entrecroisent les motifs délicats de la nature et de la musique, jamais perdus, comme un phare dans un monde d’inquiétude et de douleurs.

Rêver réel

Rêver réel

de Claudine BOHI

POESIE (TÊTE À L'ENVERS (LA)) | Paru le 05/10/2020 | 18,00 €

Que cherchons-nous en nous-mêmes et jusqu’au fond de la langue si ce n’est à échapper à l’étroit, à ce qui de nos vies et de nos pensées nous emprisonne ou nous rétrécit. Nous cherchons à naître à ce quelque chose qui nous habite mais que nous ne saisissons pas,
à accéder à ce territoire d’avant les mots, ancien et à venir, qui scintille
au fond de la parole, cette langue mélangée de corps.
Ce territoire est inépuisable, et il est à tout le monde.
Ce territoire est infini comme le réservoir du langage.
Nous sommes plus grands que nous.
À charge pour le poète d’en donner témoignage.

Bestiole-moi Pupille

Bestiole-moi Pupille

de Edith AZAM

POESIE (TÊTE À L'ENVERS (LA)) | Paru le 18/06/2020 | 16,00 €

"Pupille peur
peur tête éclate.
D’une façon comme d’une autre  personne n’y échappe.
À regarder les trous on n’y échappe pas. Bestiole à l’intérieur ça bouffe.
Les yeux
ça mange le visage
ça s’attaque à la chair.
Bestiole couche dans Pupille.
Pupille voudrait la parole
Bestiole viole tout langage.
Il ne reste de sens :
que silence.
Bestiole viole tout langage.
Il ne reste de sens :
que silence."

« Sa poésie dévoile. Elle ne se cache pas derrière les mots : c’est la langue à fleur de peau, à fleur de chair, sans masque et sans armure.
Une écriture qui percute le centre des émotions. Une écriture d’ultra-sensible à l’autre, à soi, au monde. » Agnès Houdart

Il, et sa nuit

Il, et sa nuit

de Régis LEFORT

POESIE (TÊTE À L'ENVERS (LA)) | Paru le 02/03/2020 | 15,00 €

« La vision n’est ni un absolu, ni un réel à retranscrire, elle est la source énergétique du poème.

Elle est ce qui me rend vivant et que j’essaie de partager avec l’autre, avec le lecteur. Partager du vivant. Là est peut-être l’essentiel.»

 

 Il chercha longtemps la voie d’eau sans l’idée de la parcourir. Ce qu’il cherchait au juste, il ne le savait pas. Mais sa conviction allait vers l’iode et s’y rassemblait en un mouvement d’en-allée, en une façon simple de parcourir, en un sentiment abrupt et exact de devancer. Il marchait le long de la mousse des vagues. Ce n’était pas de l’écume. Cela aussi, il le savait. Et à tordre ses mollets, l’avenir s’affirmait comme la rouille des vents, rose sur son front. Il marchait.

L'Indien au-delà des miroirs

L'Indien au-delà des miroirs

de Simone MOLINA

POESIE (TÊTE À L'ENVERS (LA)) | Paru le 27/01/2020 | 14,00 €

Hommage à celles et ceux qui se cherchent dans un monde qui se refuse, ce texte est né de multiples rencontres. Il s’est nourri des tableaux de Courbet, du Caravage, de peintres contemporains, du rythme de la marche et de la musique des mots.
Il est modelé par le voyage entre Afrique et Occident, par la profondeur de l’Histoire qui se rappelle
sans cesse à l’exilé, par le désir qui éloigne l’effroi, par l’étrangeté de la vie, la nécessité de l’écriture...

il raconte des histoires
l’homme au regard de feu
au centre du désastre
il hallucine un verbe / pousse à la vie
ses phrases tordent le sens
vertige
il n’est plus ce noyé ivre d’effroi
auquel le passant jetait une pierre sauvage

 

La rive s'éloigne...

La rive s'éloigne...

de Eliane VERNAY

POESIE (TÊTE À L'ENVERS (LA)) | Paru le 02/12/2019 | 18,00 €

« Ce que le poète ne pourra jamais dire le hante
et le fait écrire », dit Éliane Vernay.
Dire, en même temps, l’absence et la lumineuse présence, la séparation et l’étreinte. Le mystère (l’approcher) :
non là-bas, mais ici, au plus profond de l’être.
Et trouver les mots qui font voir ce qu’on ne voit pas...

 

Des murs suinte l’absence.
S’éloigne un peu plus la rive

s’enfonce un peu plus
la barque.

Redresser la barre ?

L’aube traîne
des bouts d’âmes mal éteintes.

Parfois pourtant
les heures s’élargissent
quand la douleur se pose telle une source
au creux de la main.
Allégeant l’obscurité.

La
déployant

Payne

Payne

de FLORENT PAPIN

POESIE (TÊTE À L'ENVERS (LA)) | Paru le 10/09/2019 | 14,00 €

Des profonds montaient parfois
Une inquiétude de chemin vive
Voire, agissante
Une réserve
Et les feuillages y stoppaient net
Dans leur toilage de branches raidies

Qu’y avait-il de rage à s’appliquer à mieux paraître ?
Qu’y avait-il de ruse à s’obstiner dans le bleu-gris ?

Ces mots si clairsemés

Ces mots si clairsemés

de PEGLION SABINE

POESIE (TÊTE À L'ENVERS (LA)) | Paru le 16/05/2019 | 18,00 €

Mots étouffés
Mots interdits

Ici la voix s’est essoufflée
brisée
Elle se retient
au bord du vide

Mots refoulés

Se crée âpre noir
si dur rempart

Se crée
à la nuit arraché

ce chant à tous confié

 

Comprenne qui pourra, la poète avance pas à pas dans la violence de la vie mais aussi dans le labyrinthe des mots, se parlant à elle-même – pour s’encourager à rassembler ce que le vent a clairsemé, ces mots que le miroir brisé a laissés éparpillés dans l’opacité du passé ? Certainement aussi pour trouver dans les mots de pierre l’espérance du présent.
Transformer ce qui se disperse et que le vent emporte et aller vers où le destin nous conduit.

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