l'autre LIVRE

Complément de lieu

Ce n'est rien

Ce n'est rien

de Yannick TORLINI

Complément de lieu (TARMAC) | Paru le 27/10/2017 | 10,00 €

ce qui tient toute cette terrible ambiguïté de la langue, dans la langue et les os. on savait pourtant. l’ambiguïté. l’angoisse. la respiration.
chaque instant chaque douleur derrière les côtes. chaque pression sur les poumons. chaque contraction des muscles et du coeur. on savait.
comme une voix. et derrière la voix plus loin que la voix j’entendais murmurer. plus loin que ma voix j’entendais tout ce qui murmurait, dans la voix, derrière la voix.
il y a quelque chose dans les arbres. il y a comme une ombre dans les arbres. j’entendais murmurer."

Nous étions de ceux-là

Nous étions de ceux-là

de Julien TARDIF

Complément de lieu (TARMAC) | Paru le 01/09/2017 | 10,00 €

Quatre saisons passent sous le pont de pierres et celui-ci ne tremble pas ; il ne semble le même d'année en année que par la mémoire et l'oubli qui nous offrent l'image que nous avons de lui. L'écriture sensible des paysages que je vois alentour s'étend pourtant, et cette colère que je sens monter jaillit d'elle-même sur la page.

Car si les saisons se ressemblent d'une année sur l'autre, le cours des choses, des êtres animés ou inanimés, évolue, vibrant de plus en plus violemment, et il semble que plus aucun sol jamais ne sera assez stable pour y tenir debout. L'écriture dès lors est un exutoire, une forme de rébellion à l'égard des derniers optimistes encore sérieux ; je ne parle pas ici des touristes de la vie moderne qui seuls encensent le vice : j'écris pour les êtres encore vivants, aliénés ou expropriés que nous sommes, passés ou présents, à venir s'il en reste demain.

Babel tango

Babel tango

de Nolwenn EUZEN

Complément de lieu (TARMAC) | Paru le 01/06/2017 | 10,00 €

Nolwenn Euzen pose avec ce livre sa « petite valise de silence » à ouvrir délicatement avant d’entrer dans un vertigineux et enivrant récit à la poésie hors norme.

« Ceux qui peuplaient peuplaient si fort qu'ils pensaient que cela suffirait pour tous. Qu'il suffisait de partager. Pour être heureux pourtant, chacun avait besoin du petit peuple de l'instant qui ne court pas sans l'autre, gonfle à la vitesse des choses douces. »

Là où l'humain se planque

Là où l'humain se planque

de Angèle CASANOVA

Complément de lieu (TARMAC) | Paru le 01/05/2017 | 8,00 €

Il tourne en rond. A longueur de temps. Sa vie tourne en rond. Dans son appartement rectangulaire. Avec vue rectangulaire sur le ciel. Certes plein sud. Mais les soleils rectangulaires n’illuminent jamais tout l’espace. Ils s’arrêtent aux lisières de l’improbable. Là où l’humain se planque. Là où règne l’inquiétude. Les soleils rectangulaires s’en moquent, de l’inquiétude. Ils lui chatouillent la barbe, se marrent, et s’en vont dès le soir. Pour laisser l’ombre envahir tout l’espace. La poitrine. La gorge. Pour l’obliger à reculer au-delà du rectangle. Dans les coins. Dans ses 20 pourcents. Dans le noir.