l'autre LIVRE

Le Voyageur enthousiaste

Memento mori

Memento mori

de COLLECTIF

Le Voyageur enthousiaste (OTRANTE) | 27,00 €

La célébrité de la Danse macabre a suscité de nombreuses oeuvres et de grands poètes et écrivains ont repris le thème dans leurs ouvrages, Théophile Gautier, Flaubert, Baudelaire, Goethe, Heinrich Heine et Schiller par exemple, ainsi que des anonymes. Apparaissent alors de nouveaux personnages, le Juif errant, Satan, Faust, Don Juan… S’ennuyant dans leurs sépulcres et quittant leurs «?noirs tombeaux?», leurs «?caveaux humides?», les défunts dansent une carole au son des rebecs, des psaltérions, des lyres ou de luths faits d’ossements, entraînant les vivants dans une ronde folle qui n’est pas sans rappeler celle des danseurs de Kolbigkl, damnés pour avoir dansé dans une église selon une légende médiévale.

Cette anthologie fait revivre et transmet un patrimoine séculaire largement tombé dans l’oubli, l’époque contemporaine ayant bien d’autres soucis. Pourtant, n’est-il pas réconfortant de constater qu’il y a longtemps les défunts se préoccupaient du sort des vivants, venaient les conseiller et même les défendre?? Il est, certes, des morts dangereux, mais ils ne sont heureusement pas légions. Que par leurs messages enténébrés ces textes charment le lecteur et piquent sa curiosité?!

Extrait de l’avant-propos, Claude Lecouteux.

Claude Lecouteux est professeur émérite de littérature et civilisation du Moyen Age de l’Université de Paris iv-Sorbonne et auteur de nombreux ouvrages sur les êtres et créatures de la mythologie populaire, les mythes, contes, légendes et croyances touchant aux morts et à la mort.

Anthologie de trente ballades, poèmes et nouvelles autour des Danses macabres dans la littérature du dix-neuvième siècle. De 1813 à 1899, textes de Goethe, Théophile Gautier, Jean Richepin, Charles Rabou, Jean Lorrain, E.-L. de Lamothe-Langon, Gérard de Nerval, Charles Baudelaire et quelques autres, dont trois textes inédits provenant d'un manuscrit anonyme du dix-neuvième siècle.

La Danse des morts que Flaubert écrit quand il n'a que seize ans est ici présentée annotée des variations et corrections du manuscrit original.

Ouvrage enrichi de huit illustrations hors texte à pleine page en annexe.

Fantaisies Hoffmaniennes - 1

Fantaisies Hoffmaniennes - 1

de COLLECTIF

Le Voyageur enthousiaste (OTRANTE) | 40,00 €

Transformations, Visions, Elixirs, Ombres, Pactes, Violons, Metempsychoses et autres choses.

Recueil de trente-cinq nouvelles fantastiques dans le goût d’Hoffmann, connues, oubliées ou inédites : de pactes en ombres ou reflets perdus, visions, folie, métempsychose, magnétisme, âmes volées, objets animés, sonates, violons enchantés, musiques du diable et autres figures de la littérature fantastique de l’époque romantique.

De 1813 à 1875, deux volumes de textes de E.T.A. Hoffmann, Adelbert von Chamisso, Alphonse Brot, Samuel-Henry Berthoud, Guy de Maupassant, Honoré de Balzac, Gavarni, Hans Christian Andersen, Jules Verne, Jules Janin, Aloysius Block, Emile Morice, Abel Hugo, Edouard de Puycousin, Léon de Wailly, Robert MacNish, Charles Rabou, S. Duffau, Théophile Gautier, ainsi que deux textes inédits provenant d’un manuscrit anonyme du milieu du XIXe siècle.

Définition. Fantaisies musicales : pièces musicales de forme libre. Fantaisies littéraires : œuvres dans lesquelles l’auteur donne libre cours à son imagination.

« Vous êtes assis dans un grand fauteuil, les pieds sur les chenets ; près de vous votre table de travail ; sur un tabouret votre chien ou votre chat ; vos chaises rangées à leur place ordinaire ; vos rideaux fermés ; dans l’alcôve, votre lit déjà prêt et la couverture faite ; dans les chambres voisines, vous entendez aller et venir les gens de la maison, dans la rue, rouler les voitures ; partout enfin vous êtes entourés de choses et de bruits qui vous rappellent la vie de famille, le monde, la civilisation. Où la fantaisie pourrait-elle trouver à se nicher ? Où va-t-elle se placer ? Où ? sous votre bonnet de coton même que vous venez d’enfoncer sur vos deux oreilles en vous mettant au lit. C’est là qu’elle s’établit pour troubler vos idées et fasciner vos regards. Voyez, voici déjà dans votre feu des images de toutes sortes de choses, des maisons, des châteaux, des clochers étincelants qui grandissent, grandissent à vue d’oeil, puis des pétillements singuliers ; vous levez les yeux au plafond ; quels bizarres reflets, ou plutôt quelles figures étranges y flottent entrelacées ! Comme tout tremble et s’agite dans votre chambre ; et là-bas, dans ce coin, près de ce meuble qu’on ne dérange jamais, il y a, est-ce une erreur, une illusion ? non, il y a quelque chose qui brille : ce sont comme deux yeux ! ils vous regardent ! Chut. Vous entendez marcher ! c’est un bruit de pas !... » (Choix de Contes, Nouvelles et Fantaisies d’Hoffmann, article de Saint-Marc de Girardin in Journal des Débats, 17 juillet 1829.)