l'autre LIVRE

Collection Méduséenne

La Vampire, ou la Vierge de Hongrie

La Vampire, ou la Vierge de Hongrie

de COLLECTIF

Collection Méduséenne (OTRANTE) | 30,00 €

[texte de présentation du livre sur le site de l'éditeur]

En 1825, soit onze ans avant Théophile Gautier, le baron de Lamothe-Langon met en scène la première morte amoureuse et la première véritable femme vampire de la littérature française.

Un cadre gothique proche des romans d’Ann Radcliffe, des soldats de retour des campagnes napoléoniennes, un pacte de sang trahi, un château en ruine, des présages, revenants et victimes dont on a aspiré la vie.

Un demi-siècle avant Le Fanu puis Stoker et que la littérature n’invente un vampire suceur de sang aux dents pointues, La vierge de Hongrie présente une immortelle dame au linceul, beauté ensorcelante revenue de la tombe, qui déchaîne les éléments, erre, flotte ou vole, et poursuit la mission qui lui a été confiée en semant la mort.

Première œuvre de fiction à mentionner les traditions des pays de l’Est et à décrire les méthodes de destruction d’un vampire, ce roman est sans conteste celui qui offre la description la plus fine et la plus fidèle de la figure du vampire et de la morte amoureuse.

Roman suivi de la traduction inédite des cinq chapitres relatifs aux superstitions transylvaniennes de l’ouvrage d’Emily Gerard, Le Pays par-delà la forêt. Somme extrêmement dense de légendes et croyances de l’Est dans lesquelles Bram Stoker a notamment puisé pour la rédaction de son Dracula.

Parfaitement fidèle au mythe de la Morte Fiancée, Lamothe-Langon livre un texte romantique qui devrait séduire les amateurs de littérature fantastique ou gothique, proche des récits de Gautier ou de Nodier et qui préfigure les Carmilla ou autre Dame au linceul de la fin du siècle.

Gemmalie, et autres Corinthiennes

Gemmalie, et autres Corinthiennes

de COLLECTIF

Collection Méduséenne (OTRANTE) | 20,00 €

[présentation du livre sur le site de l'éditeur]

Ce fut à cette lueur effrayante qu’enivré par la fureur du combat, je crus voir... je vis peut-être une femme d’une beauté ravissante... elle était sans armes et sans défense au milieu du danger qui l’environnait de toute part ; mais loin de paraître inquiète, une joie frénétique brillait sur son visage ; elle parcourait les rangs avec rapidité, volant partout où la mort était la plus certaine. Je la voyais bravant le mousquet et le cimeterre, saisir indifféremment le bras d’un musulman ou d’un chrétien, diriger le fer dont il était armé vers le sein de son ennemi, l’y plonger sans frémir, et teint de sang, l’en retirer pour immoler une nouvelle victime. Oubliant ma sûreté et ma vie, je ne songeais plus à combattre ; je voulais joindre cette beauté fatale aux deux partis, pour m’assurer qu’une vision n’abusait pas mes sens, mais toujours des chariots, des canons renversés, des soldats entassés et expirants me séparaient d’elle ; cependant mes efforts attirèrent ses regards, en me voyant un rire effrayant errait sur ses lèvres... « Guilford, me dit-elle, pense à Gemmalie... moi, je ne t’oublierai jamais. » (Extrait de Gemmalie)

Gemmalie, court texte anonyme paru en 1825, se présente comme une version féminine du Vampire de Polidori, imite Le Siège de Corinthe de Byron et met en scène une créature maléfique proche des récits de l’Antiquité et des contes des Mille et une Nuits.

Suivi de sept textes de Philostrate, John Keats, Les Mille et une Nuits, Collin de Plancy, E.T.A. Hoffmann, Alphonse Le Mire, et un anonyme.

Ce sont des espèces de sirènes selon les uns ; d’autres les comparent aux gholes de l’Arabie. (Collin de Plancy)

Colliers de velours, parcours d'un récit vampirisé

Colliers de velours, parcours d'un récit vampirisé

de COLLECTIF

Collection Méduséenne (OTRANTE) | 30,00 €

[texte de présentation du livre sur le site de l'éditeur]

Recueil de treize nouvelles, dont deux inédites. La plus célèbre revenante ou morte amoureuse de l’époque romantique, quelques années avant celle de Gautier ; le plus grand cas de plagiat littéraire du 19e siècle.

Préface de Valery Rion, de Marine Le Bail et de l’éditeur. Traductions de Seamus Wentzel.

Un inédit majeur : la première traduction française de la nouvelle fantastique d’Horace Smith.

Femme désirée, créature fantasmée qui méduse d'un regard ; née d'un songe puis rencontrée un soir au pied de l'échafaud. Chimère ou tentatrice qui mène au suicide, à la folie ou à la mort.

Comment une simple brochure religieuse du début du 17e siècle, devenue récit fantastique, réussit-elle, de réécriture en réécriture, à traverser le temps jusqu’à nous et à devenir le cas le plus célèbre de récit vampirisé ?

De 1613 à nos jours, sur les traces de L'Etudiant allemand de Washington Irving en passant par Alexandre Dumas, Pétrus Borel, Henri de Latouche, Joseph Méry, Gaston Leroux, Paul Lacroix et son manuscrit d'ébauche pour Dumas... Du Paris du dix-septième siècle au Londres de Tyburn Tree, avant de revenir au Paris de la Révolution et, au détour d’une rue ou d’un échafaud d’y croiser Madame du Barry, Danton ou Charlotte Corday.

Préface et documents en annexe (La Légende dorée, Collin de Plancy, Les Commentaires d'Ovide, ...) un inédit majeur et l’histoire, qui se mêle et se confond avec celle de Charlotte Corday, du bien réel étudiant allemand de 1793.