l'autre LIVRE

Théâtre

Orestie

Orestie

de D' DE KABAL

Théâtre (OEIL DU SOUFFLEUR (L')) | Paru le 19/02/2018 | 13,00 €

 

"Ni les mots déchirés à son père, ni les supplications, ni son âge virginal / Ne sont parvenus à freiner l’ardeur des chefs de guerre. / Après une prière, le chef des chefs ordonna qu’on la saisisse et qu’on la porte à l’autel, / Pareille à une chèvre. / Elle, donne l’impression de vouloir s’enfouir sous sa robe, / Déploie ses forces de presque femme et racle de ses doigts, si fins qu’ils se disloquent et se retournent, la terre rêche, témoin de l’innommable. / Lui, commande qu’on l’arrache du sol, Qu’on verrouille ses lèvres délicates avec un bâillon, qu’on étrangle sa bouche, / De sorte que ses cris s’étouffent et que ses imprécations ne viennent pas salir la demeure familiale. "

 

Kyoto forever 2

Kyoto forever 2

de Frédéric FERRER

Théâtre (OEIL DU SOUFFLEUR (L')) | Paru le 30/06/2017 | 15,00 €

Oui, merci Président. Une question mérite cependant d’être posée. Pour sauver le monde, à quelle vitesse devons-nous travailler?

Nous avons étudié deux chapitres en deux jours et demi. 

Il nous reste donc dix chapitres à étudier en 2,5 jours. 

Si l’on divise les chapitres restants par les chapitres déjà étudiés, nous obtenons le chiffre 5; nous devrions donc multiplier notre vitesse par cinq. 

Conclusion, pour sauver le monde, nous devons travailler cinq fois plus rapidement qu’actuellement. Je vous remercie.

Agamemnon

Agamemnon

de D' DE KABAL

Théâtre (OEIL DU SOUFFLEUR (L')) | Paru le 02/09/2016 | 14,00 €

Cassandre : Vous êtes mes témoins, en suivant la piste, j’ai flairé puis déterré des crimes plus vieux que vos enfants. Car sous ce toit vit ce chœur uni mais dissonant, qui jamais ne dit du bien d’autrui, ce chœur qui, ayant bu de larges goulées de sang d’homme, s’en trouve plus excité encore. Résidentes dérangeantes mais qu’on ne peut déloger : les Érinyes familiales.
Agrippées, comme la vermine, à chaque mur de la demeure, elles fredonnent l’ode au crime fondateur, puis vocifèrent à l’endroit du frère dont le lit devint cruel à celui qui osa le souiller.
Si je suis un archer, mon trait a-t-il atteint la cible, ou bien l’a-t-il manqué? Suis-je une fausse devineresse qui va et radote de porte en porte? Ne nie pas ce qui est.
Il t’est impossible de jurer que j’ignore quels crimes atroces ont été perpétrés ici même, sous ce toit, ces crimes sanglants qui dorment dans vos mémoires.

Ce Que Nous Desirons Est Sans Fin

Ce Que Nous Desirons Est Sans Fin

de Jacques DESCORDE

Théâtre (OEIL DU SOUFFLEUR (L')) | Paru le 02/09/2016 | 12,00 €

Le fils : J’entends ta respiration profonde comme un gouffre sans fond. M’emmèneras-tu avec toi dans tes déambulations nocturnes, vers tes pays lointains exotiques, tes endroits étranges bondés de gens bruyants au teint blafard? Je vois tes yeux rouler comme des billes sous tes paupières lourdes. Que vois-tu, dis-moi? Des anges? Des anges blancs? Parles-tu aux anges blancs? À ton ange gardien? Pourquoi cet air, mon père ? Qu’est-ce qui t’effraie ? Hein ? Qu’est ce qui te fait peur, Monseigneur ? Nous sommes une terre brûlée, mon père. Nous sommes la boue, la merde et le limon. Nous sommes un arbre atrophié aux racines pourries, une rivière asséchée, un ciel dégueulasse. Nous sommes une mauvaise blague. Un sang noir de la colère. Un malentendu. Nous sommes un amour trahi. Tu es mon père et je suis celui que tu ne voulais pas.

Artemisia

Artemisia

de Jean REINERT

Théâtre (OEIL DU SOUFFLEUR (L')) | Paru le 02/09/2016 | 14,00 €

Borghese : La vérité, le juge Felice la découvrira, je n’ai aucun doute là-dessus.
Artemisia : Demain, il me fait subir le supplice de la Sibylle. Si je perds mes mains, c’est comme si je mourais…
Borghese : Pourquoi tu t’imposes cette épreuve? Renonces-y.
Artemisia : Pour innocenter Agostino ? Et rester déshonorée ? Et mon père aussi ? Je préfère mourir !
Borghese a un mouvement d’agacement.
Borghese : Ce procès est scandaleux. Malheur à celui par qui le scandale arrive ! Pour ce qui est de la vérité, nous l’aurons. La justice de notre Saint-Père sera sans défaillance…
Artemisia : Pourquoi Agostino ne la subit-il pas, lui, la torture de la Sibylle ?
Borghese, avec une froide ironie : Hé! Mais j’en ai besoin, moi, des mains d’Agostino !

Eaux-Fortes

Eaux-Fortes

de Michèle LAURENCE

Théâtre (OEIL DU SOUFFLEUR (L')) | Paru le 23/04/2015 | 12,00 €

Paul : J’en ai assez de m’entendre traiter de parpaillot, de cul serré, de colonialiste, de peintre du dimanche, et que sais-je encore ! Je ne suis pas venu vous chercher, je ne vous ai rien demandé. Je voulais vivre cette dernière journée ici seul, sereinement, et…
Elle : … Et c’est ainsi que je vous imaginais pour cette improbable rencontre avec Issiakhem le flamboyant, le délirant, le provocateur et Kateb le poète écorché, le révolté, le cracheur de lave. Je rêvais pour vous d’une joute urticante mais c’était sans compter les dates de péremption qui altèrent les aspérités et les couleurs. Je vous aurais aussi aimés plus proches, plus présents… Mais je sais que la séparation est inéluctable et que le temps est venu… Les sirènes du port se font de plus en plus assourdissantes… Non, attendez, monsieur Guion ! Je voulais vous dire…
Paul : Oui ?

Dieu, le diable et moi

Dieu, le diable et moi

de Dragan MARINKOVIC

Théâtre (OEIL DU SOUFFLEUR (L')) | Paru le 17/03/2014 | 12,00 €

Le machiniste : Je connais tout sur toi ! Quand tu es né ! Où tu es né! Je connais toute ta vie! Tout ce que tu as fait et ce que tu n’as pas fait ! Depuis ta naissance jusqu’à ta mort !
Le passager fait un pas en arrière.
Le passager : Je crois que je n’ai pas bien compris. Tu as bien dit « ma mort »?!
Le machiniste : Bon ! On est passés au tutoiement. C’est bien. Ça va me faciliter la tâche.
Le passager : Quelle tâche ? De quoi parlez-vous ? ! Que devez-vous faire ?
Le machiniste : Pas moi ! Nous ! Tous les deux, ensemble. Nous avons une mission à accomplir.
Le passager : Je ne comprends rien ! Qu’est ce que tout cela veut dire ? !
Le machiniste : Ça veut dire que tu es mort !

Nadiejda

Nadiejda

de Jean REINERT

Théâtre (OEIL DU SOUFFLEUR (L')) | Paru le 30/06/2012 | 14,00 €

Khrouchtchev : Alors, la voilà. C’est Staline qui se déguise et qui se promène dans les rues pour savoir ce que les gens pensent du socialisme. Il croise un type et lui demande : « Citoyen, qu’est-ce que tu penses du Camarade Staline ? » Le type devient blême, il fait signe à Staline de se taire, regarde avec suspicion les gens qui passent alentour, puis fait un autre signe pour que Staline le suive. Ils arrivent dans un endroit complètement à l’écart où il n’y a pas un chat. Alors Staline : « Eh bien alors, qu’est-ce qu’on pense de Staline, Camarade ? » Et le type lui glisse dans l’oreille : « Eh bien moi, je pense que Staline, c’est un type formidable ! »

L'enveloppe

L'enveloppe

de Michèle LAURENCE

Théâtre (OEIL DU SOUFFLEUR (L')) | Paru le 24/12/2010 | 10,00 €

Quatre femmes – Pauline, Juliette, Lolita et Carla – habitent la même ville, la même banlieue, le même quartier populaire. Elles se croisent, se saluent, s’ignorent. Elles ne connaissent de l’autre que le commerce, le métier, la situation de famille, parfois le nom ou le prénom. Leurs chemins convergent, divergent et se séparent. Elles n’ont rien en commun, si ce n’est l’univers étriqué de leur quotidien et le rêve d’un amour absolu qui ne trouve pas sa place dans ce cadre étroit.
Le hasard par l’entremise d’une enveloppe égarée va réunir et bouleverser les destins de ces quatre femmes. l’Enveloppe contient le test anonyme du virus du sida. Cette enveloppe qui porte en elle l’éventualité d’une trahison, d’un mensonge, d’un secret, cèle le mystère de son propriétaire et ouvre la voie à toutes les hypothèses.