l'autre LIVRE

romans

Mon ami Junger

Mon ami Junger

de toma E

romans (LUNATIQUE) | Paru le 22/01/2020 | 14,00 €

 

Mon ami Junger souffrent de n’être qu’un.

 

Classe de mer

Classe de mer

de Benjamin TAÏEB

romans (LUNATIQUE) | Paru le 16/09/2019 | 6,00 €

Je ne dis rien au personnel encadrant. Je me doute bien que mes meilleurs amis seraient punis et je ne veux pas qu’ils soient punis à cause de moi. J’ai le pressentiment que si je parlais la situation empirerait. J’ai peur qu’on me traite de « mouchard » ou de « balance ». J’envoie à mes parents des cartes postales sur lesquelles j’écris Tout va bien, la colo est super, on va à pied pêcher des moules. J’écris de ma plus belle écriture, je fais attention à ne pas faire de fautes d’orthographe. Nous avons des enveloppes timbrées pour écrire à la maison. Le téléphone ne doit être utilisé qu’en cas d’urgence.

 

Récit de l’incompréhension et de la douleur, Classe de mer retrace le calvaire d’un jeune garçon confiant en ses « meilleurs amis ». Trente ans plus tard, la rancoeur est toujours là, tenace, et gronde la colère à l’encontre de ces adultes, parents, institutrices, moniteurs et pompiers, qui, indifférents ou indolents, n’ont jamais rien vu, ne sont jamais intervenus. Ce ne sont que des enfants.

Oui, mais « ensemble, ce ne sont plus des enfants ».

Mes Deuzéleu

Mes Deuzéleu

de Cyrille LATOUR

romans (LUNATIQUE) | Paru le 16/09/2019 | 8,00 €

C’est une lettre que j’ai imaginée pendant des années sans jamais oser l’écrire — comme toutes ces lettres inachevées dont on se persuade que, une fois envoyées, elles solderaient tous les comptes passés. Le repas avec mes parents et la marche sous le ciel d’avril m’ont enfin décidé. C’est une chance à saisir. La dernière chance. Une lettre pour cet adolescent que j’ai croisé il y a près de trente ans et dont la photo, pour une raison qui me reste inconnue, a eu longtemps sa place dans l’album familial. J’avais six ans. J’ignore son nom. J’ignore son âge. Il était pubère. Je ne l’étais pas.

 

Oublier ? Pardonner ? Surmonter ? Refouler ? Que peut faire Camille, avec deux « l » et un « e » — deuzéleu —, devenu adulte, pour survivre à ce qu’il s’est passé chez les B. ? Écrivain, il choisit d’écrire, pour témoigner. Sans rien épargner, sans rien excuser. Pour enfin être entendu de ceux qui ne l’ont pas écouté.

Somerland

Somerland

de Raymond PENBLANC

romans (LUNATIQUE) | Paru le 02/09/2019 | 20,00 €

Sur une petite île, un pénitencier. Ils sont quatre détenus, quatre jeunes, plus le gardien. Cassage de cailloux dans la carrière, suivi de leur transport dans un vieux wagonnet, et, pour le narrateur, colmatage de la falaise depuis une plateforme treuillée par l’un des détenus, les corvées les plus absurdes se succèdent quotidiennement. Heureusement que le village voisin n’est pas peuplé que de fantômes, qu’y vivent aussi Yliane et son grand-père. Quant au sous-sol de l’île, il est truffé de souterrains qui doivent bien conduire quelque part. Vers la liberté ?

 

Féroce, bestial, violent, viscéral, le dernier roman de Raymond Penblanc ne manque pas de fasciner son lecteur qu’il secoue et malmène avec la même impétuosité que les vents marins cinglant la côte. Un voyage aux confins de l’inhumain, où l’on glisse presque malgré soi, séduit par l’écriture, aux mots scintillants comme la lame d’un scalpel. Une aventure en soi.

 

Raymond Penblanc a commencé à écrire à l’âge de 8 ans. Ne s’est jamais arrêté depuis. Aime marier prose narrative et poésie. Utilise volontiers le gueuloir. Auteur d’une trentaine de romans, il en a publié 8, ainsi que quelques textes courts.

Le Héros et les autres

Le Héros et les autres

de Antonin CRENN

romans (LUNATIQUE) | Paru le 22/10/2018 | 8,00 €

Fin observateur du monde qui l’entoure, Martin se pose beaucoup de questions, aussi, cherchant des explications à tout, élucubrant de savantes ratiocinations, scientifiques, mathématiques, logiques. Le monde de Martin est ainsi clair comme de l’eau de roche — cette même eau vive qui serpente dans le square, et dans laquelle se noient les beaux garçons. 

Un livre simple sur des choses compliquées.

Un pur hasard

Un pur hasard

de Thierry BODIN-HULLIN

romans (LUNATIQUE) | Paru le 24/05/2018 | 8,00 €

Plongée dans le monde fascinant des jeux de stratégie, Un pur hasard est avant tout l’histoire d’un homme, Paul Hébert, inventeur du jeu de pions, dont les règles s’inspirent des échecs, de l’Othello, des dames, du go et de tant d’autres encore. Mais voilà que ce maître absolu régnant sans partage depuis dix ans sur les 121 cases de son pionnier disparaît, laissant son plus grand admirateur et aussi ami fidèle — dans l’expectative. C’est alors qu’il le convoque dans la chambre d’hôtel où il se terre pour lui exposer les règles du nouveau jeu auquel il s’adonne sans relâche, un jeu où sa santé mentale est en jeu...

 

L’argent ? Oui, le jeu lui avait permis d’en gagner beaucoup, mais il ne courait pas après. Pas plus après la gloire qu’il trouvait indécente. Il m’avait avoué un jour que le succès le gênait, qu’il trouvait les louanges bien exagérées, et s’étonnait qu’on puisse célébrer un homme qui avait pour seul mérite Sa maîtrise du jeu de pions était exceptionnelle. Il en avait été l’inspirateur, il en était devenu le maître absolu. En dix ans, personne n’était parvenu à le battre. Mais il ne manquait pas de transmettre sa connaissance et de confier les moindres subtilités du jeu. Il en avait décrit la complexité, partagé les analyses, bâti les théories et les méthodes, et avait favorisé son rayonnement.

Je vous embrasse

Je vous embrasse

de Pascale PUJOL

romans (LUNATIQUE) | Paru le 24/04/2018 | 6,00 €

Un homme, une femme, et Paris pour décor de cette histoire d’amour languissante. Jeu de séduction, jeu d’illusions, plein de promesses non dites, de gestes attendus et de baisers espérés. Mais, la belle n’est pas bête, et se rebelle. Mots vengeurs, jamais rageurs, tout en délicatesse et subtilités de langue. Pascale Pujol dépoussière avec Je vous embrasse les codes courtois des amours galantes. Raffiné et non moins mordant, un régal d’insolence bienséante.

 

Le premier Je vous embrasse m’avait eue par surprise, les yeux d’un coup brouillés devant l’écran j’avais cru à une ouverture, une promesse, une reddition à sa mesure – discrète et guindée, prise dans ses codes bourgeois, étroite, mais réelle. D’autres avaient suivi, et j’en avais vite décrypté le sens. Une caresse, pas celle d’un amant mais plutôt d’un seigneur, d’un une flatterie qui ne disait ni Je vous aime ni même Je vous désire mais plutôt Aujourd’hui je suis d’humeur (à flirter) ou encore Vous me faites rire.

La Ritournelle

La Ritournelle

de Perrine LE QUERREC

romans (LUNATIQUE) | Paru le 28/11/2017 | 12,00 €

Papa n’achète pas trop surtout pas d’emballages ou d’objets qu’il faudrait conserver, ces objets sont tous en vente libre. Du raisin par exemple achète du raisin c’est bien. Des tomates. Des plats cuisinés sans vaisselle. Oui. Eugen se redresse son attention attirée. Le vent a soulevé un vide. Un sac de plastique rosé, transparent, fripé. Il danse. S’envole, se tortille, plane, pavane, virevolte. Eugen ne le quitte pas des yeux, ébloui. Il le savait. Maman aussi. Ils le savent bien que chaque objet est magie. 

 

Eugen conserve accumule entasse des objets – tout : il ne jette rien. D’ailleurs, pourquoi faudrait-il jeter les objets ? Les objets sont magie. La question serait plutôt de savoir comment les ranger. Et Eugen qui garde tout peut-il seulement se ménager un espace vital ? Perrine Le Querrec remplit de mots le livre, casse les codes de la syntaxe, disloque les phrases pour mieux les plier à l’espace contraint de la page blanche, et crée une grammaire nouvelle qui bat la démesure d’une pensée compulsionnelle. Un roman forcément inclassable.

Protection rapprochée

Protection rapprochée

de Fabien MARECHAL

romans (LUNATIQUE) | Paru le 25/08/2017 | 6,00 €

Imaginons une société soumise à la peur — ici, celle née d’un chômage de masse, mais, sans doute, d’autres peurs peuvent aboutir au même résultat. Une société où la question de la sécurité en vient à saturer l’espace social. Or, étant toujours sujette à des failles, la sécurité est à renforcer, encore et toujours. Marc et Cécile reçoivent une lettre les informant qu’une annexe du commissariat va s’installer dans leur sous-sol. Marc est pleutre, c’est Cécile qui se rebelle contre le grignotage de leur vie privée, refuse le rôle d’épouse soumise aux décisions de son mari (qui sont des non-décisions, puisqu’il accepte tout) et s’interroge, à mesure que le fossé se creuse entre eux, sur ce qui les lie.

Pourquoi donc s’opposer au renforcement de l’arsenal protecteur ? Sauf, bien sûr, à avoir soi-même quelque chose à se reprocher… On devient vite suspect aux yeux des tenants de l’ordre mais, chose plus intéressante, y compris à ses propres yeux. C’est cette expérience que Cécile raconte, entre rébellion et acceptation. À mesure que la pression s’accentue autour d’elle (à cause de son mari, de son chef de bureau, des policiers), à chaque fois qu’elle refuse de se soumettre à une nouvelle mesure prise par Massard, c’est qu’elle a déjà intégré la précédente.

 

Né sous Georges Pompidou, marqué par une enfance dans un village agricole et une adolescence en bord de Loire, Fabien Maréchal habite encore sur la Terre, avec de fréquents voyages dans la Lune. Il s’étonne que l’exercice de la lucidité conduise à des situations narratives absurdes, et que les situations absurdes soient souvent celles qui traduisent le mieux notre monde — et, surtout, notre façon de le ressentir. C’est pourquoi la déraison ne laisse pas de place au mensonge, y compris vis-à-vis de soi-même. Par ailleurs, il écrit pour ne pas mourir de son vivant.

Les Souliers rouges

Les Souliers rouges

de Marie FRERING

romans (LUNATIQUE) | Paru le 13/06/2017 | 14,00 €

Que demandent ces paysans insoumis de la fin du Moyen Âge, qui s’insurgent autant contre les seigneurs que contre le clergé ? Un bouleversement social et spirituel. Le peuple n’en peut plus d’être malmené, accablé par les impôts, les taxes, le servage et le clergé qui spécule autant sur les céréales que sur les âmes. La guerre des paysans incarne une formidable et singulière révolution populaire qui chambarde les esprits autant que les corps.

« Sepp sortit un morceau de tissu bleu d’environ deux aunes et demanda à Gerson s’il accepterait d’y peindre leur emblème. Et que donc échangerez-vous contre cela ? répondit Gerson avec un sourire de connivence. Rien bien sûr ! dit Sepp. Le désir de justice et de liberté n’a pas de prix, et vous le savez bien ! Les deux hommes se prirent gravement dans les bras. Pour la première fois, Gerson l’orphelin sentit qu’il avait un frère. »

Dans ce roman, la langue sonne, elle figure le visage de cette époque à la manière des peintres et des graveurs. Des mots souvent agglutinés comme les êtres, une langue innervée d’oralité, infusée du génie des dialectes à produire des images.

 

Marie Frering est née en 1960 à Strasbourg. Son parcours est celui d’une autodidacte. Comédienne au théâtre, metteur en scène, réalisatrice radio, puis trois années à travailler dans l’humanitaire pendant la guerre en Bosnie et dans la reconstruction économique après la guerre, ses activités aujourd’hui sont plus tournées vers l’écriture et la dramaturgie pour des films documentaires. Elle a vécu à Sarajevo de 1994 à 1997. Elle est l’auteur de Désirée (Quidam Éditeur, 2008) et de L’Ombre des montagnes (Quidam Éditeur, 2008) .