l'autre LIVRE

nouvelles

Humeurs

Humeurs

de Benoît FOURCHARD

nouvelles (LUNATIQUE) | Paru le 07/10/2019 | 18,00 €

À l’instar de l’héroïne de Polenta-vodka, qui expérimente des recettes « à la recherche de saveurs nouvelles et de sensations inédites », Benoît Fourchard nous a mijoté un alléchant recueil, au bouquet généreux et dans lequel se reconnaissent tendresse de l’enfance, coup de théâtre, ironie du sort, nostalgie poignante, fantaisie légère, amour fou, gouaille désinvolte, et tant d’autres émotions, passions, déraisons, subtilement distillées au gré de... ses Humeurs.

Parmi ces onze textes, plusieurs ont fait l’objet d’adaptation théâtrale, de mise en voix ou d’une première édition. Écrit pour le théâtre (et formant avec Cette chère Simone un dyptique, mis en scène avec la compagnie Les Fruits du Hasard en 2016), Quarante-huit fois est d’abord paru dans Le Cafard hérétique n° 9 (oct. 2017) avant d’être sélectionné par Outlier pour le recueil des 10 meilleures nouvelles 2018.

Aimer de vivre

Aimer de vivre

de Jean-Claude LEROY

nouvelles (LUNATIQUE) | Paru le 24/10/2017 | 10,00 €

J’étais seul et sans mémoire depuis cinq ou six années. Je ne savais plus quoi, mais il avait bien fallu l’oublier. Mon nom même m’apparaissait comme une résonance plutôt étrange, je l’avais perdu sans doute pour gagner celui de fleurs et d’astres que je distinguais nouvellement – le monde me devenait familier, m’engloutissait. La vieille maison dont j’avais hérité souffrait de désolation, j’y errais dans un étroit périmètre de pénombre, entre des murs gris et des objets surannés. Une atmosphère mélancolique m’imbibait comme un mauvais vin, une piquette prise à contre-coeur. Cependant je vivais en continuant de vivre, ne méritant plus que de l’habitude. Rien de triste, en somme, simplement la vie de presque tout le monde. L’hiver venait souvent, j’avais froid. Des heures durant je me tenais sur le seuil, assis sur la pierre d’entrée, comme à attendre. Ainsi ce jour.

Jean-Claude Leroy signe avec Aimer de vivre un recueil crépusculaire, étranger au monde frivole, hors du temps – ensorcelant. Son écriture, subtilement poétique, se fait lascive, tumultueuse, mélancolique, intranquille, pour ciseler cinq récits, brûlants et vacillants comme la flamme d’une bougie, où se croisent, s’aiment, se désirent et se déchirent des corps, des coeurs, des frères et des âmes sœurs.

Je fus homme autrefois

Je fus homme autrefois

de Sarah TAUPIN

nouvelles (LUNATIQUE) | Paru le 24/10/2017 | 6,00 €

Cinq lieux, cinq époques, et autant de récits, aux résonances tantôt légendaires, tantôt séculaires, qui n’ont en commun que le talent de conteuse de Sarah Taupin. On rit, on pleure, on frémit, de plaisir ou de peur, mais jamais on n’oublie.

Je fus homme autrefois se décline en rancoeur, en argent, en trahison et en vengeance – toutes faiblesses qui aveuglent et ruinent, toutes bassesses qui font les grandes histoires.

L'Heure du poltron

L'Heure du poltron

de Marie FRERING

nouvelles (LUNATIQUE) | Paru le 10/10/2017 | 14,00 €

Dix récits, en époques et lieux différents, où tremblent les destins des personnages, où les événements franchissent en transfuges les frontières de l’intérieur et de l’extérieur, où le réel et l’irréel sont poreux, où les vies s’écartent de ce qui semblait être leur trajectoire.

« Il me reste un peu de temps pour glisser

dans d’autres destinées. En route ! »

 

Marie Frering est née en 1960 à Strasbourg. Son parcours est celui d’une autodidacte. Comédienne au théâtre, metteur en scène, réalisatrice radio, puis trois années à travailler dans l’humanitaire pendant la guerre en Bosnie et dans la reconstruction économique après la guerre, ses activités aujourd’hui sont plus tournées vers l’écriture et la dramaturgie pour des films documentaires. Elle a vécu à Sarajevo de 1994 à 1997. Elle est l’auteur de Désirée (Quidam Éditeur, 2008) et de L’Ombre des montagnes (Quidam Éditeur, 2008) .

Pour que demain vienne

Pour que demain vienne

de Corine POURTAU

nouvelles (LUNATIQUE) | Paru le 03/03/2017 | 14,00 €

Les lendemains qui chantent, bien sûr que ça fait rêver. Surtout quand on est jeune, avec la vie devant soi. Seulement, avant que demain vienne, il y a la nuit ; blanche pour certains, qui ne trouvent plus le sommeil à force de mauvais rêves éveillés ; noire pour les autres, sans même une lueur d’espoir.


Corine Pourtau égrène ses histoires avec une cruauté gracile. Ses personnages voudraient bien grandir, surmonter les épreuves d’un passé difficile et atteindre l’âge adulte, mais la réalité est là, tapie dans les profondeurs de la nuit, prête à surgir, les surprendre, prête surtout à se repaître de ses cœurs tendres.

L'Embarquée

L'Embarquée

de Angélique CONDOMINAS

nouvelles (LUNATIQUE) | Paru le 18/03/2016 | 10,00 €

« Le chemin est long, semé d’embûches. Avec le temps, la maladie s’en mêle – s’emmêle – et avec elle, son lot de pertes, de deuils : de l’être aimé, de la maison, de l’autonomie, du temps passé, des rêves à réaliser. L’Amour reste. Avec délicatesse, tolérance et simplicité, Angélique Condominas trouve les mots pour suggérer des émotions intimes. Intime, et pourtant, cette poésie-là appelle à être dite et redite à haute voix, à être criée tant elle nous embarque et résonne d’universalité. »,

Préface du Dr Constance Carnovali

La Vie des livres

La Vie des livres

de COLLECTIF

nouvelles (LUNATIQUE) | Paru le 04/07/2015 | 14,00 €

Ce recueil collectif est le résultat d’un concours initié en novembre 2014 par Christophe Sueur, animateur sur Radio Plus Douvrin de l’émission « La Vie des livres ». Il compile les 10 nouvelles lauréates. La première a fait l’objet d’une lecture publique lors de La Nuit des Livres, le 4 juillet 2015, à Esquelbecq.

Indépendance, de Denis Albot

L’Encre et le papier, de Pierre-Antoine Brossaud

Staline dans mon jardin, de Vincent Caumont

À cran, de Marie-Edith Nijaki

Les Fleurs noires de Dora, de Karine Guiton

Fenêtre sur passé, de Michel Alomène

Garde à vue, de Thomas Bigand

Le Génie des maîtres sonneurs, de Gaëlle Chevet

Et si Platon s’était trompé ?, de Nicolas Delmas

La Grande Dame, de Claude Ferey

Têtes blondes

Têtes blondes

de Perrine LE QUERREC

nouvelles (LUNATIQUE) | Paru le 04/07/2015 | 8,00 €

J’ai pas besoin d’une nouvelle robe. J’ai besoin qu’on m’aime, mais elle sait pas ce que ça veut dire. Je voudrais qu’elle me prépare un chocolat chaud. Qu’elle s’assoie sur le tapis de ma chambre et joue avec moi. Qu’elle ouvre un livre, me prenne sur ses genoux et me lise une histoire. Qu’elle m’embrasse avant la nuit. Qu’elle me chante des chansons. Qu’on coure ensemble dans un champ de fleurs. Qu’on aille à la piscine. Qu’elle m’apprenne à faire des gâteaux. Qu’on invite la copine que je n’ai pas à dormir à la maison. Qu’on prépare un panier de pique-nique.

Perrine Le Querrec fouille l’enfance au plus intime pour en arracher ses dérives, ses tourments, ses chimères. La langue, affûtée, griffe les mots jusqu’au sens, et met à nu sans ménagement l’extrême solitude de ces Têtes blondes.

Violences Brèves

Violences Brèves

de Gilles ASCASO

nouvelles (LUNATIQUE) | Paru le 12/05/2015 | 12,00 €

Ambiances posées en peu de mots, solidement amarrées à une réalité invisible – parce qu’on se refuse à la voir –, violence tour à tour contenue ou éclatante d’instants arrachés à l’ordinaire des jours, et ces chutes qui amènent le lecteur au vertige... Il ne se passe rien dans Violences brèves, ou si peu. Pourtant, on ressort de cette lecture complètement bouleversé, secoué, révolté.

L’auteur

Passionné de littérature, Gilles Ascaso fait des études de lettres qui le conduisent à l’enseignement. Il signe avec Violences brèves sa première publication. Et il n’a pas dit son dernier mot !

Morceau choisi

Papa Papa, il est où Rip ? Maman Maman, pourquoi il est plus là le chien ? Le petit Julien voudrait bien qu’on lui réponde. Le chien de la maison, l’animal avec lequel il joue, son ami qu’il câline et cajole et qui le réconforte en retour n’est plus là quand il rentre de l’école. Rip est un chien de chasse, un setter anglais. Papa est chasseur. Depuis toujours. Il a ça dans la peau. Tenir un fusil et tuer des oiseaux il adore. Mais y a pas qu’ça, il dit toujours, y a aussi les longues heures de marche dans la campagne, dans les champs, sur les collines, la nature, le plaisir d’être avec son chien. L’ouverture de la chasse est toujours l’un des grands moments de l’année pour Papa, et, du coup, tout le monde est concerné à la maison. Le sourire aux lèvres Papa ouvre sa gibecière et laisse rouler le butin sur la table en Formica de la cuisine, faisan, caille ou bécasse. C’est beau un faisan, avec son jabot rouge et ses longues plumes parfois conservées et piquées dans un vase. Repoussant aussi, avec son petit oeil vitreux d’oiseau mort et ses blessures qui laissent du sang sur le Formica. Et puis les plumes mouillées ça sent mauvais. Le chien aussi il sent mauvais. Même Papa. Il sent la sueur. Il sent pas bon Papa. Le petit Julien il aime pas quand Papa rentre de la chasse.

De l’amour / De l'amer

De l’amour / De l'amer

de Séverine CAPEILLE

nouvelles (LUNATIQUE) | Paru le 17/11/2014 | 8,00 €

D’un côté, il y a des histoires... d’amer qui ne sont jamais que des histoires d’amour envers les uns et les autres. Quels autres ? Ceux qu’on n’a pas su voir à temps et qu’une main tendue ne suffit pas à retenir. De l’autre, il y a des histoires d’amour. Amères, comme souvent celles qui « auraient pu » parce qu’on y a cru, et qui ne sont plus. Alors on tâtonne, on questionne, on déraisonne, parfois on pardonne, jamais on ne dépassionne ni n’abandonne.

Quel que soit le côté ouvert en premier, De l’amour ou De l’amer, se révèle une virtuose de la langue française, amoureuse de la littérature, et surtout un auteur sincère, drôle et sensible, fer de lance du renouveau authentiste.