l'autre LIVRE

36e Deux Sous

Devaquet si tu savais

Devaquet si tu savais

de Benoît FOURCHARD

36e Deux Sous (LUNATIQUE) | Paru le 26/08/2019 | 4,00 €

Est-ce que t’aimes les surprises ?

La voix rauque. Juste derrière.

Euh…

Alors suis-moi.

 

1986. Les étudiants en colère, les AG en amphi, les manifs dans la rue, Paris, Paco, Tiffany. Tiffany... Trente ans ont passé, et Anne n’a rien oublié.

 

All The Things You Are

All The Things You Are

de Corine POURTAU

36e Deux Sous (LUNATIQUE) | Paru le 20/06/2018 | 4,00 €

Y avait pas plus jolie fille au Jackson’s que Minnie Waterfield. Les soirs où elle y chantait, y avait tant de monde, tant de types rassemblés au pied de la scène, qu’on aurait pu croire que tous les gars de Tremé et des autres quartiers s’étaient donné le mot. Y avait même des Blancs. Pour être sûrs d’avoir une place, on arrivait très en avance. Bien plus en avance qu’au boulot, ça… 

 

Tremé, quartier mythique de La Nouvelle-Orléans. C’est là que tous les soirs, Minnie Waterfiled monte sur la scène du Jackson’s, un de ces clubs de seconde zone « qui fleurissent au fond de ruelles sans réverbère, juste pour que des pauvres types qu’ont jamais su ce que rêver veut dire se rassurent, en constatant qu’ils ne sont pas les seuls ». Et des hommes, blancs, noirs, elle en fait rêver, Minnie Waterfield, dans sa robe de lamé bleu. Jusqu’au drame. Un musicien jaloux, on n’a jamais bien su, et la police n’a pas cherché longtemps non plus. Après tout, « c’était qu’une fille noire comme toutes les filles noires de Tremé, qui comptait juste pour des types [...] qu’ont simplement besoin d’un peu d’évasion, le samedi soir, au pied d’une scène, dans la fumée des cigarettes, avec leur costume du dimanche qui sent la naphtaline… »

Une Librairie en pays hostile

Une Librairie en pays hostile

de Michaël URAS

36e Deux Sous (LUNATIQUE) | Paru le 03/03/2017 | 4,00 €

Maurizio a quitté son village sarde pour les beaux yeux d’une touriste francaise, et voila` que l’ideÅLe le prend de rentrer au pays pour ouvrir une librairie ! Aidé de Giacomo, son ami d’enfance, avec qui il a correspondu toutes ces années d’exil, Maurizio, « un homme sans histoire, sans bruit, dans un pays où l’on crie pour se dire bonjour » va devoir affronter la rancune tenace et la redoutable défiance de ses compatriotes.

 

Michaël Uras vit près de Montbéliard et loin de Paris. Quand il n’est pas professeur de lettres, il écrit des romans. Des nouvelles, aussi. La preuve. Dans ses textes, il parle souvent des livres. De ceux qui obsèdent, de ceux qui aident a` vivre mieux, de ceux qu’il aurait voulu écrire.

Passerage des décombres

Passerage des décombres

de Antonin CRENN

36e Deux Sous (LUNATIQUE) | Paru le 03/03/2017 | 3,00 €

La passerage des décombres prospère dans les terrains vagues et les abords des routes et des chantiers ; des coins plutôt tranquilles où jouer quand on est petit, où traîner quand on grandit, où rêver et se souvenir quand l’autre est parti.

 

Antonin Crenn vit et travaille à Paris. Il aime écrire à propos de silos à ciment, de tapisseries, de découpage administratif, de colonnes antiques et de désirs inavoués. Ses sujets de prédilection restent les châteaux forts, les ponts de chemin de fer, l’amour, et toutes les choses qui mettent plus de mille ans à disparaître.

L'Egyptienne

L'Egyptienne

de Raymond PENBLANC

36e Deux Sous (LUNATIQUE) | Paru le 02/04/2016 | 3,00 €

Cet été-là, l’été de ses 17 ans, le narrateur décide de partir à la rencontre d’Arthur Rimbaud. Pas du côté de Charleville, où il est né, pas dans les Ardennes où il a beaucoup vadrouillé, pas en Belgique où il a souvent mis les pieds. Il choisit de se rendre à Marseille, très précisément à l’hôpital de la Conception, puisque c’est là que l’homme-aux-semelles-de-vent est venu mourir.


« Hommage rendu à la ville des villes qu’est Marseille, dans son dispositif visuel comme l’obsession mer et le flux des visages. C’est du moins là où se risque Raymond Penblanc. Mais avec sous la surface urbaine et les cinétiques du récit des affleurements de vieux mythes, et une figure qui troue le texte : le chemin qu’ici on fait nous mène au dernier chemin de Rimbaud »,

François Bon.

Les Noces d'or

Les Noces d'or

de Raymond PENBLANC

36e Deux Sous (LUNATIQUE) | Paru le 02/04/2016 | 3,00 €

« Elle était un oiseau. Elle les aimait trop pour ne pas avoir emprunté à l’hirondelle au vol brisé qui criait son allégresse dans le ciel du soir, au rossignol tapi dans l’ombre qui lui semblerait avoir toujours inspiré Mozart, au rouge-gorge qui l’accompagnait en sautillant jusqu’au fond du jardin, à la mésange charbonnière, au bouvreuil, au chardonneret fardé de rouge, au verdier moins vert que jaune, au pinson du nord. »

Une Nuit pour mon oncle

Une Nuit pour mon oncle

de Benjamin TAÏEB

36e Deux Sous (LUNATIQUE) | Paru le 30/10/2015 | 5,00 €

 

 Présentation

Une nuit, une nuit à écrire. Une nuit à hoqueter de chagrin, une nuit à bégayer de trop d’émotion. Les souvenirs se bousculent, s’emmêlent, les mots affluent, se répètent, s’entrechoquent : « je veux crier c’est un cri que je lance un cri sourd un cri quand même un cri étouffé ça reste un cri oui un cri de douleur pourquoi écrire je me demande ce besoin irascible irrépressible d’écrire ce besoin mégalomaniaque d’écrire pourquoi pour qui ? » Question universelle à tous ceux qui écrivent. Pas de réponse donnée ici, mais un flot tempétueux, impétieux, qui emporte le lecteur jusqu’au bout de la nuit.

L’auteur

Benjamin Taïeb est né à Paris et vit à Nice, où il apprend le métier d’éditeur. Il écrit depuis plusieurs années, essentiellement du théâtre. Journal d’un foetus, son premier roman, est paru aux éditions Lunatique.

Monsieur Ernesto

Monsieur Ernesto

de Saïd MOHAMED

36e Deux Sous (LUNATIQUE) | Paru le 04/07/2015 | 5,00 €

« Monsieur Ernesto », baptisé ainsi par les habitués de Chez Nicole, eu égard au béret enfoncé jusqu’aux oreilles qu’il portait en permanence et à son art de tout contester. Longtemps il a réclamé le « monsieur » devant son pseudonyme. Quand un voisin de bar le hélait d’un « Ernesto, viens boire un coup », il corrigeait : « Non, Ernesto ne veut pas boire un coup... Mais, monsieur Ernesto accepte volontiers qu’on l’invite à déguster un verre de grand cru. »

Les Murs

Les Murs

de Stéphanie BRAQUEHAIS

36e Deux Sous (LUNATIQUE) | Paru le 12/05/2015 | 4,00 €

Tu souhaites.

Te faire oublier sous ces épaisseurs de coton. Obtenir un sursis. Te soustraire à ta vie pendant vingt-quatre heures.

— Maman...

Mais tu n’en as pas le droit.

Une journée qui s’annonce ordinaire, à regagner un territoire depuis longtemps perdu. Centimètre par centimètre. La chambre, le salon, le jardin. La porte de la maison devenue frontière infranchissable. Pour cela, il faut surmonter les gestes du quotidien, s’habiller, préparer l’enfant pour l’école, faire les courses. Cette femme fait des efforts surhumains pour ne pas fuir, hurler sa douleur de vivre.

Une journée qui s’annonçait ordinaire, et qui rappelle ce jour où...

L’auteur

Née en 1979, Stéphanie Braquehais est journaliste et vit au Kenya.

Morceau choisi

Depuis le réveil, une idée mûrit en toi. Aujourd’hui, tu iras chercher l’enfant à la sortie des classes.

Juste avant, tu te seras rendue au supermarché pour faire les courses. Cela ne t’est pas arrivé depuis des mois de prendre ce genre d’initiative. Tes amis, tes voisins, tes parents, insistent pour s’occuper de tout. Mais, la vérité, c’est que tu ne supportes plus de te sentir assistée. Ce que dégage cette lueur dans leur regard t’est devenu insoutenable. Un mélange de commisération et de perplexité. Ton état les terrorise. Ils ne comprennent pas. En leur présence, tu te sens porcelaine, morceau de sucre. Leur normalité, leur étanchéité à la souffrance, transpirent dans toutes leurs attitudes et te claquent à la figure avec une violence inouïe et silencieuse.

 

Le Succube du tyran

Le Succube du tyran

de Pascal PRATZ

36e Deux Sous (LUNATIQUE) | Paru le 12/05/2015 | 4,00 €

On raconte qu’on ne peut pas refaire l’histoire. Sauf dans les livres. On dit également qu’elle ne repasserait pas les plats. Ici, on se contente de les passer. Avec de mauvaises intentions. On raconte, aussi qu’on ne peut pas rire de tout, du moins pas avec tout le monde. Mais je fais une confiance aveugle à qui prend plaisir à lire. Je vous invite donc à rire avec moi de cette histoire où l’on passe des plats. De rire mais, bien entendu, pas que... Un texte à l’air un peu potache. Le rire potache est devenu aujourd’hui, hélas, un très beau combat. 

L’auteur

Pascal Pratz est ce qu’il est convenu d’appeler un touche-à-tout. Après des études (brillantes) en physique, il fut tour à tour et tout à la fois professeur de physique, mari (trois fois), musicien, chanteur, père (en cinq exemplaires dont il ne reste que quatre, hélas), peintre, photographe, écrivain et, finalement, éditeur, créant, en 2008, les éditions associatives Asphodèle. Il est aujourd’hui l’auteur d’une dizaine de livres dont deux romans (éd. du Petit Pavé), de récits, de nouvelles et d’un recueil d’aphorismes aux éd. Durand Peyroles.

Morceau choisi

Ils avaient débarqué, toute une troupe, en longs manteaux de cuir noir, à fouiller partout, à soupçonner tout le monde, à poser des questions saugrenues. Et puis il y avait eu les interrogatoires. Nom des parents, origines, religion, croyances, opinions politiques, sexualité, tout. Moi, je n’avais pas eu à me forcer. Trois générations de serviteurs au château, ça vous fait des domestiques irréprochables, bien lisses, sans aucune autre opinion que celles de Monsieur. Ils m’ont gardé. Mais ça n’a pas été le cas de tout le monde. Les louches, ils sont venus les chercher en camion. Pour les conduire on ne savait où. Et, quand on l’a su, on a continué de faire semblant. Enfin, ils m’ont jugé digne de servir le maître.