l'autre LIVRE

Leçons de vie judéo-espagnoles

Une odyssée judéo-espagnole

Une odyssée judéo-espagnole

de Isaac PAPO

Leçons de vie judéo-espagnoles (LIOR ÉDITIONS) | Paru le 04/06/2019 | 26,00 €

Né à Milan en 1926 dans une famille juive originaire d’Edirne en Thrace, Isaac Papo a fondé et dirigé durant quarante ans le département de neurochirurgie de l’hôpital d’Ancône. En marge de ses activités professionnelles, il s’est intéressé à l’histoire des communautés sépharades des Balkans. Une odyssée judéo-espagnole, d’abord publiée en espagnol, puis en italien constitue la somme de trente années de recherches, de voyages et de rencontres. Isaac Papo ne se contente pas de restituer la trajectoire de sa famille depuis son long séjour dans l’Empire ottoman jusqu’à ses exils en Italie et en Espagne où elle se réfugie en 1942. Il s’efforce à travers cet exemple de comprendre les ressorts psychologiques du monde judéo-espagnol, d'en restituer tout le charme, fruit de la rencontre entre cultures d'Orient et d'Occident, mais aussi d'en montrer l’inéluctable déclin. D’anecdotes en réflexions, ce sont plus de cent cinquante ans d’histoire européenne qui défilent ainsi sous nos yeux, sans aucune complaisance ni sentimentalisme, mais en sacrifiant à l’impératif biblique « Souviens-toi ! »

L'orphelin du Bosphore

L'orphelin du Bosphore

de Nissim BENEZRA

Leçons de vie judéo-espagnoles (LIOR ÉDITIONS) | Paru le 04/06/2019 | 20,00 €

Tante Sara, épouvantée, inclina son oreille sur la poitrine de sa sœur comme pour l’ausculter : pas le moindre battement de cœur, sa sœur était sans mouvement. Aussitôt, élevant la voix, elle se prit à sangloter bruyamment et à déplorer le sort de la défunte. Il pouvait être dix heures. Aux cris poussés par elle, grand-mère qui gisait sur son grabat comprit que sa cadette n’était plus de ce monde. Une sueur froide parcourut tout son corps. Mourir, c’est déjà un malheur. Laisser derrière soi quatre orphelins dans le dénuement total, sans qu’un proche puisse prendre soin d’eux, c’était la catastrophe... Cette pensée terrifiante terrassa la vieille femme sous le coup. Il y avait à peine une demi-heure que sa cadette avait rendu l’âme au Créateur.

Écrit dans un savoureux français d’Orient, les mémoires de jeunesse de Nissim M. Benezra offrent une vision saisie sur le vif d’Istanbul à la fin de l’Empire ottoman et dans les premières années de la république turque. Malgré le dénuement de l’auteur dans sa prime enfance, on est frappé par son inextinguible soif de vivre, son sens de la dérision et sa vision très personnelle du monde qui font de ce livre l’un des plus émouvants témoignages du monde sépharade.

Le chêne de Rhodes

Le chêne de Rhodes

de Vittorio ALHADEFF

Leçons de vie judéo-espagnoles (LIOR ÉDITIONS) | Paru le 04/06/2019 | 20,00 €

Un cavaliere, un chevalier tel est le titre qui vient spontanément aux lèvres à la lecture des mémoires de Vittorio Alhadeff. De Rhodes – l’île des chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem – où il est né en 1904 à l’Argentine, en passant par Paris et Milan, il aura traversé le XXe siècle avec la grâce et l’aisance, le panache et la flamboyance de ceux qui ont vécu une enfance heureuse au sein d’une illustre famille. La dynastie des Alhadeff, de grands banquiers et commerçants juifs, remonte au légendaire Hadji Bohor né en 1793. De génération en génération, la famille étendra son champ d’activité profitant de la tutelle italienne à Rhodes, puis quittant les rives de l’Orient pour les métropoles de l’Occident. Vittorio Alhadeff, formé chez les Frères des écoles chrétiennes, part à la conquête de l’Europe avec une culture classique digne des marchands lettrés du Quattrocento. Sans fausse modestie, il nous fait partager ses rencontres avec le maestro Arturo Toscanini, le Duce Benito Mussolini – auquel il refuse un poste dans la diplomatie – Benedetto Croce qui l’incite à quitter l’Italie fasciste. Ce sera l’occasion d’un nouveau départ à Buenos Aires où, grâce à ses heureuses initiatives, le centre de gravité financier de la famille se déplace. Mais quelque chose s’était brisé entre-temps. De même que Vittorio nous fait partager le ressort intime de l’ascension d’une grande famille, il nous en confie la décadence lorsque s’installe la discorde entre ses membres. On n'aurait pas tout dit si l’on ne soulignait pas l’importance des femmes dans ce récit. Les Alhadeff n’emploient pas seulement leurs charmes pour séduire leurs clients… On sera tenté de voir dans ces beaux portraits féminins, un reste ineffable de la culture méditerranéenne qui imprègne tout le livre.

Un gentleman ottoman

Un gentleman ottoman

de Victor ESKENAZI

Leçons de vie judéo-espagnoles (LIOR ÉDITIONS) | Paru le 03/06/2016 | 20,00 €

Peu de personnes peuvent se prévaloir d'avoir vécu plusieurs vies et encore moins plusieurs vies heureuses au XXe siècle. C'est le privilège de Victor Eskenazi, un Juif ottoman né en 1906 à Istanbul ou plutôt Constantinople, la capitale de l'Empire ottoman. Sa ville natale est alors une métropole vibrante, un carrefour des langues et des cultures à la veille de grands bouleversements. A travers lui, nous découvrons toute la richesse d'une éducation cosmopolite au sein d'une famille sépharade qui a conservé d'un passage à Gibraltar la nationalité britannique. Les vicissitudes de l'histoire mèneront successivement Victor Eskenazi à Vienne puis à Milan où il apprend d'un oncle haut en couleur le commerce des antiquités orientales. Puis c'est la Seconde Guerre mondiale où Victor Eskenazi s'engage comme volontaire dans l'armée britannique. Affecté au renseignement militaire au Caire puis à Istanbul, il finira la guerre au rang de capitaine de l'Intelligence Corps. En toutes circonstances Victor Eskenazi a fait preuve d'une extraordinaire capacité d'adaptation et d'une confiance à toute épreuve. C'est cette leçon de vie peu commune qu'il nous transmet en même temps que les saveurs d'un monde disparu.

La vie picaresque d'Eliya Karmona : Autobiographie

La vie picaresque d'Eliya Karmona : Autobiographie

de Eliya KARMONA

Leçons de vie judéo-espagnoles (LIOR ÉDITIONS) | Paru le 03/06/2016 | 20,00 €

Un grand bonheur attend les lecteurs de ce livre : la découverte d'un monde à jamais disparu à travers l'un des chefs-d'oeuvre de la littérature judéo-espagnole.

Eliya Karmona est né à Istanbul le 21 octobre 1869 dans l'une des familles juives les plus influentes de la ville. Son grand-oncle, Tchelebi Behor Karmona (1773-1826) fut le fermier-général de l'Empire ottoman. Son père ayant essuyé un revers de fortune, Eliya Karmona dut cependant très tôt gagner sa vie. S'il en avait été autrement nous n'aurions sans doute pas pu découvrir à ses côtés un extraordinaire tableau de l'Empire ottoman à son couchant.

Armé de son nom pour seul capital, Eliya Karmona est poussé par une formidable énergie qui le conduit à exercer trente-six métiers, solliciter les célébrités de son temps, effectuer de constants voyages d'une ville à l'autre. L'argent lui glisse entre les doigts dès qu'il apparaît. Chaque échec, chaque rebuffade qu'il reçoit est une initiation et l'occasion d'un nouveau départ. Personnage burlesque, Eliya Karmona apparaît tour à tour ballotté, impuissant, victime des hommes et des femmes - une mère omnisciente, une maîtresse conquérante, une épouse superstitieuse - mais aussi résistant, intrépide, entreprenant. Après moult aventures, il parviendra à son but suprême : fonder un journal satirique en judéo-espagnol. Ce sera El Djugueton (1908-1931).

Le grand talent d'Eliya Karmona est d'avoir su se mettre en scène dans la veine des meilleurs auteurs picaresques espagnols et d'avoir su faire rire et réfléchir ses lecteurs envers et contre lui. Nul doute que ce Karmona saute-ruisseau et sans le sou restera le plus illustre rejeton de cette noble famille séfarade.

Aventures au Far West

Aventures au Far West

de Solomon NUNES CARVALHO

Leçons de vie judéo-espagnoles (LIOR ÉDITIONS) | Paru le 03/06/2016 | 20,00 €

Le 22 août 1853, un jeune peintre et photographe juif de trente-huit ans, Solomon Nunes Carvalho, acceptait l'offre du colonel John Charles Frémont de participer à sa dernière campagne d'exploration dans l'Ouest américain. De ce voyage à travers les montagnes Rocheuses et jusqu'en Californie, Carvalho devait ramener le premier grand reportage photographique du Far West.

Né dans une famille sépharade de Charleston, Solomon Nunes Carvalho n'avait pourtant jamais sellé un cheval de sa vie et connaissait à peine le maniement des armes. En revanche, il était curieux de toutes les inventions et était devenu en quelques années un daguerréotypiste renommé dans l'Est des États-Unis. Effectuer un reportage en plein hiver et en haute altitude constituait cependant un défi quasi insurmontable pour l'époque. Il décida de le relever et y parvint au terme d'une incroyable épopée dont il écrivit le récit à son retour. Le livre devint aussitôt un best-seller aux États-Unis.