l'autre LIVRE

iXe' prime

Déicide, ou la liberté

Déicide, ou la liberté

de Thierry HOQUET

iXe' prime (IXE) | Paru le 01/04/2017 | 15,00 €

Deuxieme conte philosophique de Thierry Hoquet, Deicide ou la liberte fait suite a Sexus nullus, ou l’egalite. Et nous rappelle, avec la meme ironie, que si la loi de 1905 organise la separation de l’Eglise et de l’Etat, elle ne s’applique pas a tout le territoire de la Republique « une et indivisible » : de la Guyane a Mayotte a l’Alsace-Moselle, huit regimes differents s’accommodent tant bien que mal des grands principes de la laicite.

Dieu etouffe Marianne, il n’a pas sa place dans l’espace public clament les partisans du deicide. Oui mais, ricanent les croyants, vouloir tuer Dieu c’est deja reconnaitre son existence...
Leur debat virulent sur la laicite, la place des religions, le fanatisme, la tolerance, la liberte, l’egalite restitue les peurs et les passions de notre epoque troublee.

Un livre grinc?ant, dro?le et profond, avec du verbe et de l’action!

Sexus nullus, ou l'égalité

Sexus nullus, ou l'égalité

de Thierry HOQUET

iXe' prime (IXE) | Paru le 15/05/2015 | 17,00 €

«De la maternelle au baccalauréat, l’école est mixte, les enfants sont élevés ensemble, sur des programmes communs, avec des examens communs. Il est révolu le temps où, pour obtenir le certificat d’études, les filles devaient subir une épreuve de couture et les garçons de travaux manuels. À la majorité, qui est la même pour tout le monde, il n’y a plus en France de service militaire. Tous les citoyens de plus de dix-huit ans ont le droit de vote et paient leurs impôts de la même manière. L’instauration, en 2013, du mariage pour toustes a supprimé le dernier bastion où la différence des sexes pouvait faire sens: aujourd’hui, nos concitoyens et concitoyennes se marient avec la personne de leur choix, à l’exception de leurs consanguins. Ainsi, dans de multiples composantes de la vie publique la République se passe très bien de connaître le sexe des individus. Pourtant, on le fait toujours figurer à l’état civil. Au nom de quoi?»

 

Lancée lors d’une morne campagne présidentielle, l’idée fit son chemin. Et si cet hurluberlu d’Ulysse Riveneuve avait raison? Si le grand problème de l’égalité femme-homme tenait à un si petit détail? À la fixation sur une identité sexuée au demeurant accessoire et sans pertinence pour les actes de la vie civile…

Les médias avaient besoin de nouveau grain à moudre, ils se jetèrent sur la proposition. Et c’est ainsi que les dirigeants politiques et les médecins, juristes, féministes, virilistes, philosophes et psychanalystes, religieux de tous bords et anonymes de tous poils s’engagèrent passionnément dans le débat, et que le vieux pays, arraché à sa morosité, ouvrit au monde la voie de l’égalité universelle.

 

Philosophe, spécialiste de la  philosophie des sciences naturelles et des Lumières, Thierry Hoquet est professeur à l’Université Lyon 3. Dernier ouvrage paru: Cyborg philosophie. Penser les dualismes.

Six Roses

Six Roses

de Isabelle AURICOSTE

iXe' prime (IXE) | Paru le 17/12/2012 | 15,00 €

Les souvenirs qui reviennent me hanter entrent sans frapper à la porte. Je fais avec, depuis bien longtemps. Mais n’y a-t-il pas, accroché au plus grand des chagrins, un désir de vie fragile, tangible, destiné à passer, cet éphémère qu’il me faut saisir malgré moi, prendre avec le reste si je veux exister ?

Elle parle couramment la langue de son administration – celle du personnel politique et des spécialistes qui s'occupent, entre autres sujets de société, des femmes victimes de violences.

La réalité que recouvre ce discours est ancienne et presque oubliée, mais parfois cela revient comme une irritation, une démangeaison. Elle ne supporte pas ça. Elle ne l’a jamais supporté – ces mots, surtout, chargés de passivité et de mépris : la-femme-battue. Elle s’est arc-boutée autour de ce refus. Elle a appris à se tenir. Le dos droit, la tête haute, elle a serré les dents. Elle s’est accrochée, elle a tracé son chemin, elle s’est reconstruite.

« Reconstruite oui, réparée non. » Un jour, il suffit d’une image pour abolir d’un coup la distance parcourue.

Le récit dit le retour du choc, et le besoin d’apaisement. Reste une question : comment s'en sortir ?

Au fait, ça veut dire quoi, s'en sortir ?

Isabelle Auricoste vit et écrit à Paris, chez elle ou dans le train, lors de ses déplacements en région parisienne. Son précédent livre, Retour à Karp, est paru aux Éditions d'Écarts.

 

Les faits durables

Les faits durables

de Emmanuèle JAWAD

iXe' prime (IXE) | Paru le 16/06/2012 | 16,00 €

RÉPERTORIER LES ÉVÉNEMENTS DE SON TEMPS N'ENTAME EN RIEN LA FICTION

Les faits durables rassemblent

des faits:

  • la voix d'une tonalité grave ne l'autoriserait à s'exprimer publiquement un trouble physique se dégage: les épaules larges le torse sans poitrine apparente la pilosité légère au-dessus de la lèvre supérieure
  • des contestations empruntent les voies urbaines TunisLeCaireLisbonneLondresMexicoTelAvivNewYork
  • L'enquête révèle que les convois d'animaux empaillés furent dans un premier temps réexpédiés par la victime au musée de la Chasse et de la Nature par erreur…

des effets:

  • fausses moustaches barbes postiches ajouts attributs système pileux de synthèse la barbe!

les effets de:

  • Carol, Justine, Angèl,,, Raph.,,,, Juliette,,,,, Caster
  • Alice, Clorinde d'un chant, Shane prénom d'emprunt (il lui rappelait l'héroïne d'une série culte dans les années 2000), d'autres encore et Claude Cahun.

Emmanuèle Jawad vit à Paris. Elle a publié dans les revues ouste, 22 (M)dP, Chroniques errantes et critiques, Boxon, Action restreinte, Propos de campagne, ainsi que sur Remue.net et dans les revues électroniques d'ici là et RotoR. Elle collabore au Cahier critique de poésie du Centre international de poésie de Marseille.

L'Enchilada

L'Enchilada

de Danielle CHAREST & Christine AUBRéE

iXe' prime (IXE) | Paru le 24/03/2011 | 20,00 €

Je me suis déposée, c’est ainsi que je le perçois,dans une chambre d’hôtel d’une ville immense,mais ce pourrait être aussi bien là où j’étais la semaine dernière, là où je me rendrai. Une enchilada à peine entamée est posée sur mes genoux, entourée d’une serviette en papier.

L’enchilada, dialogue entre texte et photos avec, dans les rôles principaux : Lydie Lee, la commanditaire de l’enquête. Fern alias Fernande, détective à son corps défendant, tenue de bourlinguer de ville en ville. Camille Doctobre, qui a disparu sans laisser de traces. Et, dans les rôles secondaires : le voleur du Lavomatic, des témoins plus ou moins fiables, un père, un ex-mari, des femmes qui vivent leur vie, un illusionniste… Le lieu : la ville, celle-là ou une autre, les hôtels d’ici et d’ailleurs, un autocar, un taxi, les repaires urbains de celles qui se trouvent mieux entre elles. Le temps : une parenthèse, vraiment, mais dilatée aux dimensions du voyage par le perpétuel mouvement d’une pensée qui s’indigne d1e l’effacement des femmes.

Les auteurs : d’origine canadienne (Montréal) Danielle Charest vit à Paris depuis une vingtaine d’années. Elle écrit, beaucoup, notamment des polars dont plusieurs ont été publiés aux Editions du Masque. Christine Aubrée est photographe plasticienne, entre autres occupations. Pour ce projet, passée du mur à la page, de l’espace au livre, elle a travaillé à une autre échelle et sur un autre mouvement de perception.

Avec des photographies en N&B de Christine Aubrée