l'autre LIVRE

Sacrilège

Marijuanaland

Marijuanaland

de Jonah RASKIN

Sacrilège (FONDEURS DE BRIQUES (LES)) | Paru le 17/05/2013 | 16,00 €

En novembre 2012, le Colorado et l'État de Washington ont voté la légalisation de l'usage de la marijuana. Alors qu'une vingtaine d'États (dont la pionnière Californie depuis 1996) autorisent déjà son usage thérapeutique, l'évolution de la législation aux États-Unis remet en question des décennies de politique répressive à l'échelle planétaire.

Poursuivant une enquête initiée au début des années 1980, Jonah Raskin nous plonge au coeur du Triangle d'Émeraude, ces trois comtés de Californie du Nord qui produisent la plus grande part du cannabis consommé aux E-U. Nous y rencontrons tous les acteurs du monde de la marijuana : cultivateurs et usagers, policiers et avocats, journalistes et médecins. Dans la tradition du journalisme gonzo de Hunter Thompson, J. Raskin rapporte des dépêches de ces territoires en guerre où d'avides entrepreneurs ont souvent remplacé la
contre-culture hippie.

Proche des mouvements de contestation des années 1960, Jonah Raskin devint journaliste, tendance radical indépendant. Il a enseigné la littérature à l'université de Sonoma (Californie du Nord) et écrit des ouvrages
sur Jack London, Allen Ginsberg et Abbie Hoffman. Les Fondeurs de Briques ont publié son À la recherche de B.Traven en 2007.

Un oeil de verre - Mémoires d'un squelette

Un oeil de verre - Mémoires d'un squelette

de Daniel Alfonso CASTELAO

Sacrilège (FONDEURS DE BRIQUES (LES)) | Paru le 12/10/2011 | 12,00 €

Véritable hymne à l’humour noir, ce récit, illustré des dessins de l’auteur, se prolonge par une lecture-conférence sur l’humour et la caricature donnée en 1920.

LE LIVRE
« Derrière l’humour se cache toujours une grande douleur, c’est pourquoi il n’y a pas d’humoristes au paradis. » Avec cette citation de Mark Twain, Castelao débute ce récit dans lequel un squelette nous ouvre ses mémoires. Il ajoute : « Un squelette se doit d'être humoriste, et un squelette galicien à bien plus forte raison. Un Galicien est toujours coquin ou humoriste, et la coquinerie est l’humour des incultes, tout comme l’humour est la coquinerie des gens cultivés. »
Un oeil de verre est un récit d’humour macabre. Même s’il ne s’agit pas proprement d’un récit, mais plutôt d’une somme de très brèves histoires, dont l’unité est simplement le lieu et la trame. Les Mémoires d’un squelette, contés par ce dernier à la première personne, sont complétés d’un prologue et d’un épilogue, dans lesquels l’auteur, médecin et ex-étudiant de Compostelle, c'est-à-dire Castelao lui-même, parle également à la première personne. L’oeuvre est parsemée d’allusions satiriques à la politique et sur la société, et dotée d’une fin clairement anti-cacique. Mais c’est aussi un essai théorico-pratique sur l’humour, en particulier replacé dans son contexte d’origine : une conférence sur l’humour et la caricature, reproduit également dans cette édition.
Des gravures de Castelao parsèment le récit.


L’AUTEUR
Alfonso Daniel Rodriguez Castelao (1886-1950), écrivain, dessinateur, caricaturiste et homme politique, est considéré comme l’une des figures clés du nationalisme galicien du XXe siècle. Élu député en 1931 lors de l'avènement de la Seconde République il participe à la constitution du Parti galicien dont les principales revendications sont l'autodétermination et la reconnaissance de la langue à égalité avec le castillan, la réforme agraire, l'égalité homme-femme. Le 18 juillet 1936 survient le coup d'État franquiste. Castelao est alors à Madrid où il doit faire approuver le statut de la Galice par la Chambre des députés. En 1940 il s'exile à New-York puis à La Havane avant de s'installer à Buenos Aires où il participe à de nombreuses initiatives culturelles, déploie une intense activité pour fédérer la résistance antifranquiste en exil.

Le Clou brûlant

Le Clou brûlant

de José BERGAMÍN

Sacrilège (FONDEURS DE BRIQUES (LES)) | Paru le 02/02/2010 | 14,50 €

Le Clou brûlant (divisé en deux parties : « Le Pain dans la main » et « La Main dans le feu ») fut son premier titre majeur traduit en français. Épuisé depuis de nombreuses années, notre édition rétablit le texte original puisque la version antérieure contenait une coquille modifiant totalement le sens du livre ! Comme le raconte J.C. Carrière dans son avant-propos, l’oubli d’un s transforma la citation de Calderón en « Ce qui te reste e(s)t ce qui ne te reste pas ». Informé de la bévue, Bergamín déclara : « Modifier le sens d’un livre avec une telle économie de moyens est bien une preuve de l’existence de Dieu ». De foi, il est pleinement question dans ces pages (« La foi, ce n’est pas vouloir croire, mais qu’au contraire, c’est croire sans vouloir. ») ; à partir d’anecdotes et d’auteurs (Calderón et son théâtre des songes, Rubén Darío et le diable dans l’Église, Goethe et son Faust, Nietzsche et le surhomme, et, bien sûr, le Don Quichotte), Bergamín explore « le mystère central du christianisme, le mystère de la foi » et donc le mystère de l’Espagne. Dans la continuité dialectique et rhétorique de son maître Unamuno, il joue avec les idées et les mots, les retourne et les oppose, quitte à être à son tour emporté par le doute. Adepte de la déraison, José Bergamín se considérait comme un fantôme en quête des vérités sous couvert de moqueries et de masques.

L’AMITIÉ DE GUY DEBORD, RAPIDE COMME UNE CHARGE DE CAVALERIE LÉGÈRE

L’AMITIÉ DE GUY DEBORD, RAPIDE COMME UNE CHARGE DE CAVALERIE LÉGÈRE

de BESSOMPIERRE

Sacrilège (FONDEURS DE BRIQUES (LES)) | Paru le 02/04/0201 | 15,00 €

En 1980, Bessompierre rencontre Guy Debord, venu s’installer à Arles jusqu’en 1987. De leur amitié, qui s’est prolongée avec sa compagne Alice Becker-Ho après la disparition de Guy Debord en 1994, vient l’idée de réaliser ce livre qui prétend montrer comment chez Guy Debord, la vie quotidienne et la relation avec les autres étaient en adéquation avec sa pensée et ses écrits.
Cet éclairage sur sa personne voudrait réincarner ce qui, avec le temps, prend la forme d’un mythe, faisant peu à peu oublier que la magnifique et lucide pensée de cet homme, sur la vie et sur son temps, fut celle d’un être de chair qui ne vécut pas sa vie comme une abstraction. Cette contribution à restituer un personnage, même du point de vue partiel d’une amitié, réduit l’ignorance malheureuse que nous avons souvent de la vie des hommes qui dans l’histoire ont marqué leur époque.