l'autre LIVRE

HORS CADRE

El, suivi de Le divorce comme mesure hygiénique

El, suivi de Le divorce comme mesure hygiénique

de Mercedes PINTO

HORS CADRE (FONDEURS DE BRIQUES (LES)) | Paru le 19/05/2012 | 15,00 €

À travers ce court roman, Mercedes Pinto parvient de sa voix délicate et subtile à nous amener au coeur de l’âme féminine. Les violences conjugales sont également au centre de la conférence donnée quelques années auparavant. Dès la lecture du titre, Le divorce comme mesure hygiénique, on peut imaginer l’émotion que souleva cette intervention, en novembre 1923, à l’Université centrale de Madrid, en présence de l’infant d’Espagne ! Cela lui valut un arrêté d’expulsion du pays signé par Primo de Rivera et le début d’une existence de pérégrinations.
« J’avais écrit quelques pages dans lesquelles je relatais ma nuit de noces. Je les ai montrées à un magistrat, un modèle de rectitude, qui devint rouge de colère : Ne publie pas ça, au risque de voir cent mains honnêtes et justicières s’élancer pour se refermer autour de sa gorge… Après quoi je les montrai à mon confesseur, lequel me conseilla à voix basse : Déchire ça tout de suite. Cela demande un châtiment et le châtiment n’appartient qu’à Dieu. Ensuite, ce fut au tour du médecin qui avait assisté à ma naissance, lequel me dit : Publie ces pages parce que de telles aberrations vues avec les yeux de la science peuvent éviter, à l’avenir, des maux plus grands. »

Borneo

Borneo

de Oliverio COELHO

HORS CADRE (FONDEURS DE BRIQUES (LES)) | Paru le 15/09/2011 | 16,00 €

Dans un État totalitaire contrôlé par le Service médical obligatoire et le Département de planification, Ornello Balestro se débat afin d’échapper à la sélection qui frappe d’inhabitabilité les déviants. Il croise des chats ailés et des hardes de chiens tripodes, des médecins pervers et de troublantes jumelles, recueille un
mannequin abandonné sur une plage, se noie dans les miroirs…
Utilisant le code du fantastique pour mieux faire entrevoir les marges du réel, Oliverio Coelho nous plonge dans une contre-utopie implacable, parabole des régimes dictatoriaux du XXe siècle.

Oliverio Coelho est né à Buenos Aires en 1977. En 2010, il a été sélectionné par la revue Granta comme l’un des espoirs des lettres hispaniques. Borneo est son troisième roman et le premier à être traduit en français.

Dans la ville j'ai perdu un roman...

Dans la ville j'ai perdu un roman...

de Humberto SALVADOR

HORS CADRE (FONDEURS DE BRIQUES (LES)) | Paru le 21/01/2011 | 17,00 €

Les étoiles de cinéma sont des personnages qui nous échappent. Nous aimerions les rattraper, les arracher à l’écran pour écrire un roman rare sur chacune d’elles. Les dérober au silence, emprisonner leur vie transparente. Mais elles sont au-delà du laboratoire romanesque. Elles suggèrent et s’en vont. En se transformant en brume, elles émeuvent. Ce sont les personnages-ombres.

La ville et ses lumières, le cinéma et ses étoiles, un auteur en quête de personnages figurent parmi les rouages de ce roman sur l’élaboration d’un roman. Humberto Salvador (1909-1982) bat les cartes de la littérature dans ce kaléidoscope d’un modernisme et d’une poésie fulgurants. Déambulant dans Quito comme dans un théâtre d’ombres ironique et cruel, le narrateur pourchasse sa muse, mêle ses rencontres à son récit, échange les rôles de ses personnages. Grâce à ce récit précurseur, traduit pour la première fois en français, nous plongeons au coeur de l’avant-garde des années trente aux côtés de Roberto Arlt et voyons se profiler les expérimentations de Julio Cortázar et de Roberto Bolaño.

« Dans cette oeuvre virtuose au style hyperbolique, Humberto Salvador refuse la fixité pour suggérer un nouveau pacte au lecteur. Le romancier offre et partage son processus créatif. Au lecteur, à son tour, de faire éclater les cadres, d’être en déséquilibre permanent. »
Franck Mannoni, Le Matricule des anges

Une Balle dans le front

Une Balle dans le front

de Manuel AGUIRRE

HORS CADRE (FONDEURS DE BRIQUES (LES)) | Paru le 15/10/2010 | 15,00 €

« L’homme le plus puissant de la région de Ninantaya est un métis que les habitants du coin connaissent sous le surnom d’El Fantasma. Ninantaya est un village de quatre habitations et une église, dont les murs atteignent seu­lement la moitié de la taille normale. Ces quatre maisons sont celles du télégraphiste, des policiers, de l’école avec son unique maître et de la douane. Quant aux douaniers, ce sont deux hommes d’âge moyen, et les gens d’ici aiment bien dire – le sourire en coin – qu’ils dorment dans le même lit. »

LE LIVRE Une balle dans le front est le récit d’une délivrance, celle d’un jeune sous-lieutenant, Gerardo Arrieta, qui tente de se libérer du diable. C’est en étant nommé responsable d’un poste-fron­tière à l’est du lac Titicaca, à la limite du Pérou et de la Bolivie, que le sous-lieutenant, origi­naire de Lima, fait face à ses propres démons en affrontant le diable incarné, un contrebandier du nom d’Hilario. Il s’agit d’un roman éclaté en 11 récits, distribués au sein du recueil selon une chronologie non linéaire, qui abordent le destin du sous-lieutenant, sa part d’ombre. Le lecteur accède à l’inté­gralité de l’histoire par touches successives. Chaque chapitre est à la fois un tout, clos sur lui-même, mais en résonance avec les autres. Le dernier récit, en révélant l’origine de ce combat obsessionnel contre le mal, éclaire l’ensemble du recueil. Récit achronique dans lequel les évé­nements sont décrits de plusieurs points de vue, Une balle dans le front fait la part belle aux rêves, cauchemars, prémonitions qui sondent le passé ou éclairent l’avenir.

L’AUTEUR Né à Arequipa (sud du Pérou) en 1940, Manuel Aguirre est poussé par sa famille à se présen­ter à l’école militaire. Pour son premier poste, il est affecté dans une caserne sur les rives du Lac Titicaca, au bord de la frontière bolivienne. Administrateur d’une hacienda appartenant à l’ar­mée, il est alors plongé au cœur de la misère et de l’exploitation. C’est cette expérience de deux ans, fondamentale du point de vue personnel et littéraire, qui va par la suite nourrir son travail d’écrivain. Il publie en 1972 un recueil de poèmes intitulé Razón de silencio et débute l’écriture d’un roman-fleuve, Dudas y murmuraciones. Écrit « à la manière du Quichotte », ce roman, issu de son expérience dans l’altiplano du sud péruvien, va l’occuper jusqu’en 1999 et aboutit à un manuscrit de 1 800 pages ! Ne trouvant pas d’éditeur, il décide alors de repenser le découpage du roman et de commencer par le faire éditer sous une forme fragmentaire. C’est ainsi que Una bala en la frente voit le jour en 2006 ; puis un deuxième recueil en 2007, Reyertas y desafíos. Manuel Aguirre s’est exilé en Californie à la fin des années 80 et continue à travail­ler à la transformation de son grand œuvre en recueils, lesquels constituent de véritables petits romans fragmentés, avec des personnages et des situations récurrents mais à chaque fois renouvelés.

SOUS VIDE

SOUS VIDE

de Jean-Pierre GUILLARD

HORS CADRE (FONDEURS DE BRIQUES (LES)) | Paru le 19/02/2009 | 14,00 €

Victime d’une agression, un artistepeintre perd l’odorat (anosmie) et le goût (agueusie). Son journal narre
les quatorze premiers mois de sa maladie, entre déceptions et espoir.
Sa perte de sens heurte son processus créatif, son rapport à la nourriture et aux autres.

17 AVRIL
JOURNÉE DE VACANCES, PROMENADE DANS PARIS ENSOLEILLÉ AVEC SUSAN.
JE LUI APPRENDS MON ACCIDENT ET C’EST D’ELLE QUE VIENT LA SEULE RÉACTION SPONTANÉE DIGNE, TRAGIQUE ET DRÔLE. « AH ! MAIS C’EST HORRIBLE ! TU NE PEUX PLUS AVOIR CONFIANCE EN PERSONNE ! » SUSAN EST NIGÉRIENNE.