l'autre LIVRE

Petite Bibliothèque des Sciences Humaines

Claude Lévi-Strauss

de Journet NICOLAS

Petite Bibliothèque des Sciences Humaines (EDITIONS SCIENCES HUMAINES) | Paru le 03/10/2019 | 10,20 €

En collaboration avec l’UNESCO et avec les contrbutions de : Laurent Barry, Maurice Bloch, Vincent Debaene, Philippe Descola, Emmanuel Désveaux, Françoise Héritier, Frédéric Keck, Jean-Patrick Razon, Carlo Severi, Wiktor Stoczkowski, Anne-Christine Taylor.

 

Il y a dix ans, le 30 octobre 2009, Claude Lévi-Strauss, centenaire, nous quittait. Au cours de ce siècle il a accompli ce que peu de scientifiques réalisent?: une carrière d’ethnologue des Amériques, une renommée d’écrivain et un rôle de déclencheur d’une révolution intellectuelle nommée « structuralisme ».

Aujourd’hui, ouvrons quelques portes dans l’œuvre du scientifique, du philosophe, du mémorialiste. Au présent, avec les exposés des meilleurs connaisseurs de son œuvre ou de ceux qui eux-mêmes l’ont eu pour maître et guide dans leurs études. Au passé?: avec des textes de Claude Lévi-Strauss, dont certains rarement vus, regroupés sous le titre « Regards éloignés » du numéro de mai 2008 du Courrier de l’Unesco et qu’une heureuse collaboration nous a permis de reproduire ici.

Au-delà des allégeances et des clichés, le temps autorise l’examen critique, mais aussi la relecture attentive de ce que les modes ont tendance à occulter, ainsi dans ce livre vous retrouverez entre autres Laurent Barry, Emmanuel Desveaux, Philippe Descola, Françoise Héritier (entretien de 2008) nous expliquant ce qui, dans leurs travaux sur la parenté, les mythes et les modes de pensée, prolonge les grandes intuitions de Lévi-Strauss. Vincent Debaene revenant sur l’histoire des succès multiples de Tristes tropiques, Wiktor Stoczkowski sur les ambiguïtés d’un différentialisme trop précoce, ou bien encore Maurice Bloch nous rappelant que ce fut un pas, souvent incompris, vers les sciences cognitives.

« Ce que nous allons chercher à des milliers de kilomètres ou tout près, ce sont des moyens supplémentaires de comprendre comment fonctionne l’esprit humain », ajoutait encore Lévi-Strauss en 1988. C’est à cette conviction d’anthropologue, pour lequel le proche se dissimule dans le lointain, que se mesure la portée de son œuvre. Par son approche de la nature et des dangers que fait peser sur elle la modernité, elle prend toute son ampleur aujourd’hui.

Durkheim et la sociologie française

Durkheim et la sociologie française

de Salvador JUAN

Petite Bibliothèque des Sciences Humaines (EDITIONS SCIENCES HUMAINES) | Paru le 26/09/2019 | 12,70 €

Et si Durkheim n’était pas seulement ce chercheur lancé à corps perdu dans l’explication des fonctions sociales et des contraintes générées par le système ?

S’inspirant de ses illustres prédécesseurs et à l’aide de ses compagnons de route, il précisa les contours d’une discipline qui transcenderait la sociologie elle-même, la socioanthropologie, et en fonda ainsi l’École française.

Salvador Juan nous fait découvrir au fil des pages un Durkheim critique des effets pervers du développement économique, défendant l’unité du genre humain, attentif aux dynamiques historiques et aux conflits, soucieux de l’autonomie des personnes. Sont également présentés les principaux travaux, soulignant tant les influences mutuelles que la pensée commune, philosophique et politique, des nombreux collaborateurs de Durkheim tels que – aux côtés de Mauss – Hertz, Fauconnet, Hubert, Bouglé, Simiand, Halbwachs, etc. Enfin, l’auteur considère, avec de nombreux exemples à l’appui, que ce groupe de penseurs est opposé aux sociologies de l’intérêt et à celles qui insisteront plus tard sur les fonctions et les structures sociales.

Cet ouvrage permet de découvrir la tradition sociologique française ainsi que la manière dont des auteurs tels que Gurvitch, Duvignaud, Bastide, Leroi- Gourhan, Lefebvre, Ansart et, surtout Balandier, l’ont portée jusqu’à nos jours.

Les spécialistes des sciences humaines y trouveront une troisième voie entre l’individualisme rationaliste et les représentations d’une société uniquement conduite par ses mécanismes, sans acteurs.

Qu'est-ce que l'adolescence?

Qu'est-ce que l'adolescence?

de Véronique BEDIN

Petite Bibliothèque des Sciences Humaines (EDITIONS SCIENCES HUMAINES) | Paru le 21/03/2019 | 12,70 €

Nouvelle édition revue et augmentée

« C’est un ado ! », « crise de l’adolescence » : ces termes sont employés partout comme une évidence. Pourtant, répondre à la question « Qu’est-ce que l’adolescence ?» ne va pas de soi. Il faut distinguer ce qui concerne l’adolescent lui-même – l’individu singulier qui, à l’âge de la puberté, vit de profonds?bouleversements physiques et psychiques – de l’adolescence, un ensemble de représentations collectives liées à cette classe d’âge et qui varient selon les sociétés et les générations. ?

 

Quand commence et finit l’adolescence ? Filles et garçons vivent-ils ce passage de manière différente ? 90 % des ados sont bien dans leur peau, dit-on, mais les 10 % qui vont mal, comment les aider ? Qu’en est-il de la violence des adolescents ? Et leurs parents, eux, comment vivent-ils cette période ?…?

 

Ce livre donne la parole à des spécialistes de toutes disciplines pour faire le point sur cet âge de la vie complexe mais riche de potentialités.

Les Grands penseurs du langage

Les Grands penseurs du langage

de Journet NICOLAS

Petite Bibliothèque des Sciences Humaines (EDITIONS SCIENCES HUMAINES) | Paru le 28/02/2019 | 12,70 €

ous les enfants du monde se mettent à parler sans qu’il soit besoin de leur enseigner à le faire. Il en va du langage comme de la société : nous les pratiquons tous les jours sans avoir besoin d’y penser.

 

La linguistique comme la sociologie sont des sciences récentes. Pourtant, les philosophes n’ont pas attendu leur naissance pour soulever des questions qui, sous des dehors différents, ont traversé les siècles et restent encore ouvertes aujourd’hui : le langage est-il à l’image de nos pensées ? Quel rapport a-t-il avec la réalité du monde ? Quels sont ses usages légitimes ?

 

De la querelle des universaux à la théorie du signe et du sens, les questions posées il y a plus de deux mille ans ne cessent de ressurgir. Mais c’est désormais avec l’aide des sciences naturelles et des sciences cognitives que linguistes et philosophes peuvent compter pour les éclairer.

 

Un panorama des théories du langage et des langues, de l’Antiquité à aujourd’hui.

Les Nouveaux territoires du numérique

Les Nouveaux territoires du numérique

de Pierre BECKOUCHE

Petite Bibliothèque des Sciences Humaines (EDITIONS SCIENCES HUMAINES) | Paru le 24/01/2019 | 10,20 €

La révolution digitale, depuis des années nous en entendons parler, mais quelle est-elle ? Quelles en sont ses conséquences géographiques ? Est-elle un simple changement technologique ? Un nouveau modèle économique ? Conduit-elle à un changement sociétal voire anthropologique ? À chacun de ces niveaux, les conséquences sont déjà grandes : villes intelligentes, mais aussi capacités de contrôle des déplacements des objets et des hommes ; nouveaux services de proximité nés de l’entraide et de la mutualisation, mais aussi extension des territoires du low cost ; nouvelles relations Nord-Sud, mais aussi colonisation américaine d’un monde digital dans lequel l’Europe ne parvient pas à peser ; auto-organisation des acteurs locaux, mais aussi recul de l’État et des services publics que les usagers réduisent à un rôle de plateforme.

Le numérique sera le méta-théâtre dans lequel s’exprimeront les enjeux, les conflits et les compromis des sociétés humaines de demain. L’intérêt de l’approche par les territoires est qu’ils restent un domaine dans lequel les relations interpersonnelles, le discontinu et la limite s’inscrivent durablement, alors que le monde digital est celui du plein accès, de la transversalité généralisée et du sans limite, pour le meilleur : la créativité, ou pour le pire : la totalité.

La Grande Histoire du christianisme

La Grande Histoire du christianisme

de Laurent TESTOT

Petite Bibliothèque des Sciences Humaines (EDITIONS SCIENCES HUMAINES) | Paru le 10/01/2019 | 12,70 €

Ce livre dévoile une histoire méconnue.

 

Elle commença, dit-on, avec un juif nommé Jésus, qui ambitionnait de réformer le judaïsme. Par la suite, elle se prolongea dans l’affrontement du dogme et des « hérésies », jusqu’au triomphe d’une idée qui bouleversera les sociétés et se diffusera dans un premier temps d’Irlande jusqu’en Chine… Le christianisme refluera d’Asie et d’Afrique du Nord, où il était majoritaire pour devenir européen. C’est en Occident qu’il règnera en maître. Entre cathédrales et excommunications, le pouvoir spirituel l’emporte sur le matériel.

 

Cette histoire louvoie dans les méandres des divisions, entre catholiques, orthodoxes, protestants, chrétiens d’Orient et d’Occident. Elle s’écrit parfois dans le sang et les larmes, quand s’élève la voix de Martin Luther. Elle s’inscrit aussi dans l’idée d’entreprise, quand les ordres organisent l’évangélisation des Amérindiens, la conversion de l’Afrique.

 

Deux mille ans d’histoire, plus de deux milliards et demi de croyants, une vitalité toujours intacte… Le christianisme n’en finit pas de surprendre. Cette histoire, c’est celle de notre temps.

Le Travail sous tensions _ 2e édition

Le Travail sous tensions _ 2e édition

de Michel LALLEMENT

Petite Bibliothèque des Sciences Humaines (EDITIONS SCIENCES HUMAINES) | Paru le 13/09/2018 | 12,70 €

Régulièrement, le travail fait la une de l’actualité. Les prétextes ne manquent pas. Les fermetures d’entreprise, les délocalisations, les conflits sociaux, les vagues de suicides, le chômage persistant, l’organisation délétère des activités productives, les plaintes professionnelles sont autant de thèmes qui, ponctuellement, retiennent l’attention et nourrissent les débats. À n’en point douter, le travail d’aujourd’hui pose problème. Voilà un constat pour le moins paradoxal car, si l’on en croit certaines enquêtes sociologiques menées à grande échelle, la plupart des Français associent le travail à leur bonheur de vivre. Pour comprendre et dépasser cette contradiction apparente, il convient de regarder la manière dont le travail se transforme. Tel est l’objectif du présent ouvrage.

 

Présentant notamment les nouvelles formes de coopération productive qui se développent avec les plateformes numériques comme Uber et bien d’autres encore, Michel Lallement met en évidence l’existence d’une série de tensions – de nature et de portées inégales –, qui affectent notre manière de travailler.

 

Le travail n’est pas qu’un geste, c’est un bien commun.

La Grande Histoire de l'islam

La Grande Histoire de l'islam

de Laurent TESTOT

Petite Bibliothèque des Sciences Humaines (EDITIONS SCIENCES HUMAINES) | Paru le 24/05/2018 | 12,70 €

Savons-nous vraiment qui était Mahomet ? Dans quelles circonstances le Coran a-t-il été écrit ? Pourquoi cette hostilité entre chi‘ites et sunnites ? D’où vient l’idée de jihâd ? Ces interrogations posées dès l’origine sont fondamentales, tant elles sont instrumentalisées dans les débats contemporains, et une solide connaissance des fondations de l’islam est indispensable à l’heure où des extrêmes de tous bords essaient d’en imposer des visions aussi partiales que mensongères. Si l’islam est aujourd’hui, au grand dam de la majorité de ses pratiquants, au centre de toutes les attentions, la géopolitique montre des islams très variés dans des sociétés pétries de tensions, entre manne pétrolière, extrême pauvreté, régimes politiques trop souvent autoritaires… Hélas, des décennies de discours radicaux ont convaincu nombre de musulmans qu’il convenait de revenir à un islam mythifié, celui des premiers temps, pour purifier les sociétés de leurs problèmes – les jihadistes entendent appliquer ce programme par l’ultraviolence. Simultanément, des processus mondialisés font leur œuvre, ainsi s’esquisse un islam consumériste, qui se vit à travers diverses stratégies individualistes.

 

La conclusion de cet itinéraire historique et géopolitique s’impose : l’islam d’aujourd’hui, comme celui d’hier, est pluriel.

Les Globalisations

Les Globalisations

de Pierre-Noël GIRAUD

Petite Bibliothèque des Sciences Humaines (EDITIONS SCIENCES HUMAINES) | Paru le 17/05/2018 | 12,70 €

Avec la conjonction de la crise financière, d’alarmes croissantes concernant le changement climatique, de la misère persistante dans de nombreux pays, le débat sur la mondialisation se déploie désormais sur fond de questions plus radicales à propos de l’avenir même des capitalismes. Le libéralisme économique et politique ne semble plus être le mieux placé pour résoudre ces problèmes.

 

La mondialisation actuelle a certes de nombreux précédents, mais elle est singulière. Elle est la combinaison de quatre «?globalisations?»?: globalisation des firmes, de la finance, du numérique, de la nature. Elle se définit également par une mise en compétition généralisée par les firmes globales de l’ensemble des territoires, mais aussi par une mise en compétition des firmes globales par les investisseurs institutionnels via la finance de marché. Ce processus aggrave certaines inégalités et en réduit spectaculairement d’autres. Il favorise les émergences rapides, mais provoque des fragmentations.

 

Dans ce contexte, quels sont les scénarios pour l’avenir?? Les acteurs économiques sont-ils tous appelés à devenir nomades pour rester compétitifs?? Les États ont-ils encore un rôle «?régulateur?» à jouer?? Quel est l’avenir des pays «?occidentaux?» et celui des régions du monde qui sont encore laissées pour compte??

 

Sans désespérer du futur, Pierre-Noël Giraud apporte des réponses lucides et argumentées à ces questions en levant quelques idées reçues.

Géopolitique de l'alimentation

Géopolitique de l'alimentation

de Gilles FUMEY

Petite Bibliothèque des Sciences Humaines (EDITIONS SCIENCES HUMAINES) | Paru le 03/05/2018 | 12,70 €

Plus que jamais l’alimentation est enkystée dans des problématiques qui dépassent la seule production agricole destinée à nourrir les hommes. Les rapports de force qu’elle induit (c’est l’étymologie du mot géopolitique) rendent solidaires tous les humains, plus que jamais impactés par les comportements des uns et des autres d’une extrémité à l’autre du monde.

 

Cette géopolitique refuse l’idée que les seuls rapports de force économiques soient à la source des conflits qui empêchent les uns de manger à leur faim et les autres de mieux contrôler l’abondance dont ils disposent. Elle développe la thèse que les cultures alimentaires sont robustes et empêchent des firmes multinationales de gagner des marchés alimentaires aussi facilement que des marchés technologiques. Elle expose ce qu’Olivier De Schutter a défendu lors de son mandat de rapporteur spécial pour l’alimentation aux Nations unies : un droit de l’alimentation comme une des solutions les plus radicales pour que cessent les inégalités face à l’une des conditions les plus essentielles de l’humanité. Une nouvelle édition entièrement revue et augmentée qui traite des inégalités, de la mesure des conflits et des conditions de leurs résolutions