l'autre LIVRE

CRITICA

PORTRAITS

PORTRAITS

de Robert BRASILLACH

CRITICA (EDITIONS LABORINTUS) | Paru le 02/05/2019 | 20,00 €

 "Que faire de l’œuvre d’un écrivain condamné à mort pour intelligence avec l’ennemi à la Libération ? Fallait-il brûler les livres de Robert Brasillach après l’avoir fusillé le 6 février 1945 ? Depuis sa mort, la question ne cesse de resurgir…" 

     Qu’en est-il aujourd’hui, près de 75 ans après son exécution, dans une France où la seule évocation des noms de Pétain, Maurras ou Céline à l’occasion de commémorations provoque empoignades et débats ? Etait-il opportun de rééditer Portraits ? La réponse - affirmative – me semble couler de source, car l’art n’a que faire de la morale. (Gilles Antonowicz)

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Depuis au moins un demi-siècle, pour le grand public, même lettré, le nom de Brasillach n’évoque le plus souvent que son inconduite idéologique pendant la guerre et sa condamnation en 1945. Plus, dans les meilleurs cas, un vague souvenir de la « Nuit de Tolède » dans son roman, best-seller des années 30, Comme le temps passe. C’est fort peu, au regard d’une œuvre abondante et variée, celle d’un homme qui perd la vie âgé d’à peine trente-six ans. En tout cas, c’est oublier que, parmi la profusion du romancier, de l’essayiste, du diariste et du dramaturge, Brasillach fut, malgré son jeune âge, l’un des plus grands critiques de sa génération. (Pierre Somville)

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Pasolini, l'enragé de l'histoire

Pasolini, l'enragé de l'histoire

de Mélinda TOEN

CRITICA (EDITIONS LABORINTUS) | Paru le 11/09/2017 | 15,00 €

En ces temps malades d’amnésie, la notoriété de Pier Paolo Pasolini reste une exception, un phénomène en soi, un paradoxe fertile, au-delà de toutes édulcorations et banalisations qui sont souvent infligées à sa pensée... D’ailleurs, il existe une tension presque physique qui lie l’utopie des premières œuvres empreintes d’une forte dimension tragique non réconciliée et la vivacité désespérée des dernières, à travers un parcours dans ces années emblématiques de l’Histoire qui doivent être interrogées pour comprendre ce que nous sommes devenus. C’est cette même nécessité qu’a senti Mélinda Toën et dans le livre qu’elle a dédié à Pasolini, il en émerge nettement l’horreur sincère éprouvée de vivre dans le “paradis” de la société de consommation et l’exigence d’analyser les mots et les images laissés par Pasolini pour s’en nourrir comme d’un antidote intellectuel et émotionnel.