l'autre LIVRE

Studiolo

Déploration de Joseph Beuys

Déploration de Joseph Beuys

de Alain BORER

Studiolo (ATELIER CONTEMPORAIN (L')) | Paru le 05/02/2021 | 6,50 €

Plus le temps passe, plus s’éloigne cette œuvre qui, ayant suscité le commentaire à l’égale des plus grandes du XXe siècle, a par rapport à elles le désavantage mais aussi la force singulière d’avoir été incarnée par son auteur. « Œuvre-vie », dans les termes de Borer, œuvre faite chair, en actions et en discours, forcément inachevée, interrompue par la mort et appelant par conséquent le thrène, l’hommage, la commémoration, de même qu’elle suscita du vivant de l’artiste la fascination, voire l’idolâtrie.

Dürer. Le Burin du graveur

Dürer. Le Burin du graveur

de Alain BORER

Studiolo (ATELIER CONTEMPORAIN (L')) | Paru le 05/02/2021 | 6,50 €

Il l’avait écrit à Heller : « Si vous tenez propre ce tableau, il restera cinq cents ans propre et frais… » Dürer donne rendez-vous en l’an 2000. À présent que nous sommes à l’échéance annoncée, que reste-t-il à écrire de Dürer ? Interroger ce reste : chacun peut y aller de sa compilation.
Il n’en fallait pas moins un cartographe habile pour resituer ainsi dans notre ciel le riche amas de la galaxie Dürer à cinq siècles de distance, et combiner sous nos yeux les lignes de sa constellation maîtresse : le Burin du graveur.

Avec Magritte

Avec Magritte

de Louis SCUTENAIRE

Studiolo (ATELIER CONTEMPORAIN (L')) | Paru le 05/02/2021 | 7,50 €

Avec Magritte ne pourrait mieux porter son titre. Réunissant en 1977, dix ans après la mort du peintre, les écrits qu’il lui avait consacrés entre les années 1940 et 1960, Louis Scutenaire immortalisait là une complicité de quarante ans, entre compagnonnage et « copinage ».

Désireux de rendre l’allure naturelle d’une telle amitié artistique, sans interpolation, l’auteur présente des textes rédigés « en accord avec Magritte » – monographies, préfaces de catalogues, tracts rageurs, articles – dans l’ordre strict des occasions qui les ont suscités ; seuls l’entrée en matière, les transitions et le mot de la fin, notes d’ambiance interstitielles, sont d’une venue plus tardive. La vision qui en résulte est celle d’une coupe à la fois transversale et longitudinale, dans l’œuvre et dans l’existence de Magritte.
Le moindre intérêt de l’ouvrage ne réside certes pas dans l’écriture de « Scut ». Tout truculence et pittoresque, le premier texte, de 1942, mêle la vigueur d’une bonne peinture de caractère, le lapidaire de l’aphorisme et le bonheur de l’aléatoire, en égrenant des anecdotes privées, des aventures mémorables, des traits d’esprit et de pures excentricités, sans oublier plusieurs analyses fulgurantes de l’art du peintre belge. Car Scutenaire croit au génie Magritte – « Magritte est un grand peintre, Magritte n’est pas un peintre » – et ne cesse de le proclamer, lyrique, épique dans ses préfaces et ses éloges, ou argot ordurier dans les textes d’attaque.
Cette défense et illustration est augmentée pour la présente édition de textes écrits postérieurement à l’édition première (1977), repris ici pour la première fois.

Géricault. Généalogie de la peinture

Géricault. Généalogie de la peinture

de Jérôme THÉLOT

Studiolo (ATELIER CONTEMPORAIN (L')) | Paru le 05/02/2021 | 9,50 €

On connaît Géricault pour ses peintures de chevaux transis par la foudre, pour ses portraits d’enfants les plus troublants de l’art français, pour ses têtes de fous qui n’ont aucun équivalent dans l’histoire de la peinture, et pour son immense tableau révolutionnaire et moderne, Le Radeau de la Méduse, chef-d’œuvre du Romantisme et protestation de la vie jusque dans la mort. On sait aussi que sa vie fut brève et fulgurante, son œuvre inachevée mais géniale, et que sa mémoire fut révérée par tous les artistes du XIXe siècle.
Mais on ne savait pas ce que Jérôme Thélot montre ici, que Géricault fut en outre un penseur, aussi grand qu’il fut grand artiste.

Hokusai ou l'horizon sensible

Hokusai ou l'horizon sensible

de Kenneth WHITE

Studiolo (ATELIER CONTEMPORAIN (L')) | Paru le 05/02/2021 | 8,50 €

Selon les anciens, pour faire un grand peintre, il fallait trois conditions : élévation de l’esprit, liberté du pinceau, connaissance des choses. Trouver un artiste qui remplit une de ces conditions est déjà rare. Or, dans la vieille ville d’Edo, vivait un artiste nommé Hokusai (« Atelier du Nord ») qui les remplissait toutes à merveille. Si Hokusai sait camper une scène de société avec vivacité, s’il saisit avec une rapidité fulgurante toutes sortes de phénomènes, s’il plonge avec humour dans les fantasmes, c’est peut-être dans les grands paysages qu’éclate son génie à la fois extravagant et serein.