l'autre LIVRE

Littérature

L'Épine blanche

L'Épine blanche

de Jacques MOULIN

Littérature (ATELIER CONTEMPORAIN (L')) | Paru le 19/09/2018 | 20,00 €

Jaboc cherche à retrouver sa mère – morte – en consignant quelques notes très brèves sur des carnets de deuil. D. comme deuil d’épine blanche et comme Denise.

La mère dans le souvenir comme dans la vie se tient le plus souvent face au littoral d’une ville normande portuaire. Le fils en aime la porosité calcaire. Tout remonte alors par la vertu de la craie et des marées et leurs façons de déposer leurs matières sur les grèves : le père la mère la guerre le préau l’école primaire le silex et la brique.

Trois sources d’écriture construisent le texte : le carnet, la prose, le poème. Chacune des sources tisse un fil d’écriture du souvenir. Souvenir vécu noté dans la matière première du carnet puis nourri des mots lancés dans le rythme des phrases. Phrases poétiques croisant çà et là la voix du poème surgi comme une scansion.

La mère est veuve depuis toujours dirait-on, tant le père est loin dans le temps des morts. Le fils est fils unique. Le père est l’incarnation des douleurs de guerre et du gâchis des vies. Des villes aussi écrasées sous les bombes. La mère tient bon comme les phares qu’elle peut observer depuis son appartement maritime. Puis la vieillesse qui fragilise. Puis la mort qui laisse le fils dans la nécessité d’écrire. De retrouver la mère – voix et corps – dans la poussée étincelante des aubépines en fleurs et toujours épineuses.

L'Envol du guetteur

L'Envol du guetteur

de Odile MASSE

Littérature (ATELIER CONTEMPORAIN (L')) | Paru le 19/04/2018 | 25,00 €

Comme dans un conte, il faut ici traverser l’épreuve des rêves, entrer dans la nuit, remonter le chemin de la mémoire et son cortège d’interdits, rencontrer les monstres tapis dans la pénombre, coudoyer le désir, déchiffrer les signes d’un monde toujours incertain, affronter l’ogresse primitive — alors, peut-être, la métamorphose aura lieu et le guetteur, débarrassé de son obscurité, pourra s’envoler enfin.

La Nue du fond

La Nue du fond

de Odile MASSE

Littérature (ATELIER CONTEMPORAIN (L')) | Paru le 19/04/2018 | 20,00 €

Quand on habite le monde, il arrive que ses désordres traversent le corps.
Il arrive que le corps en soit engrossé.
Il arrive qu’alors les humains croissent et multiplient à la surface du corps, qu’ils y creusent des trous, y mènent grand tapage, criant, bataillant, cavalant avec entrain, et ça fait mal au ventre, oui. Mais ce sont de tout petits humains en vérité, de tout petits humains très effrayés, qui tremblent de peur au fond du monde qui les porte.

Pelotes, Averses, Miroirs

Pelotes, Averses, Miroirs

de Albane GELLé

Littérature (ATELIER CONTEMPORAIN (L')) | Paru le 19/03/2018 | 25,00 €

Tout d’abord un dessin de Patricia, auquel Albane répond par un poème. Puis Patricia répond à ce poème par un nouveau dessin. Albane, bien sûr, renvoie un second poème. Et elles ont continué ainsi. 37 dessins et 37 poèmes constituent finalement ce livre : le peintre n’a pas illustré le poète, ni inversement, mais tous deux ont dialogué, conversé, échangé, chacun avec ses armes.

Corderie

Corderie

de Christophe GROSSI

Littérature (ATELIER CONTEMPORAIN (L')) | Paru le 16/02/2018 | 25,00 €

Lors d’un séjour sur l’Île de Ré, un homme, qui s’apprête à devenir père pour la seconde fois, se met à bâtir un atelier, rebaptisé « corderie », dans lequel il va tendre toutes sortes de fils, de cordes et de câbles. Dans ce nouvel espace, s’animera toute une communauté composée de ceux qui l’entourent mais aussi de ses aïeux, d’artistes d’hier et d’aujourd’hui, de silhouettes ou encore de personnages de fiction.

Si la première voix de ce texte est celle d’un « père-fils » du XXIe siècle, une deuxième, celle de la « corderie » – plus intemporelle et lyrique –, rassemble des dizaines de récits possibles. Sur le fil des jours, au rythme des congés, la voix des vivants, tel un chœur antique, s’entremêle à celle des morts.

Bruire

Bruire

de Daniel BLANCHARD

Littérature (ATELIER CONTEMPORAIN (L')) | Paru le 15/11/2017 | 15,00 €

Ensemble de quatre-vingt-dix haïkaï inauguré et clos par deux poèmes en vers libre, « Bruire », septième recueil de Daniel Blanchard, est un album d’instants ténus où convergent l’immédiat et lointain, la présence et le deuil, l’intimité de la pensée et l’ouverture de l’espace. 6 portraits d’un arbre, créés spécialement par le peintre Farhad Ostovani, ornementent le livre.

Dans les prairies d'asphodèles

Dans les prairies d'asphodèles

de Bruno KREBS

Littérature (ATELIER CONTEMPORAIN (L')) | Paru le 15/11/2017 | 20,00 €

Ce petit recueil, totalement hors normes dans la production de l’auteur, se déploie en deux volets – comme deux ailes de papillon :
« Dans les prairies d’asphodèles » puise aux sources de l’onirisme et de l’enfance, à travers une prose délibérément concise ; « Jours », à l’inverse, explore une forme élégiaque pour traduire des visions très concrètes – enchaînant atmosphères urbaines, puis bucoliques.
Mais une même déchirure baigne ces textes conçus comme une « lamentation », rédigés en hiver ou au printemps, aux tables de cafés parisiens.
Même cheminement quotidien, vers la lumière et la libération.

Postface d'Antoine EMAZ.

« Je n’avais jamais vu d’asphodèles quand j’ai rédigé ces textes. Homère les mentionne à la fin de l’Odyssée, évoquant le monde des ténèbres. Puis mon père (peintre) me les a dessinées, sur un bout de papier, avant de me les montrer en mai, sur les pentes de sa colline, parmi les pierrailles, les genévriers et les chênes nains. Je ne les voyais pas si fragiles, si simples et délicates.
Ces textes annoncent un orage, un orage de folie, d’égarement, où j’ai failli perdre la vie, d’abord, puis la raison. Plus anciens que leur seule date, ils puisent dans une adolescence boulever- sée, renouent avec ses amours, Rimbaud pour commencer, et une écriture strictement poétique depuis longtemps abandonnée. La souffrance, quand elle ne trouve pas d’autre exutoire, il ne lui reste plus que la poésie. Car j’ai souvent fait cette expérience, qu’au pire de la vie, c’est bien la beauté de la nature qui s’impose comme l’expression la plus parfaite, la plus concise d’une douleur. »
(Bruno Krebs)

Les Corps vulnérables

Les Corps vulnérables

de Jean-Louis BAUDRY

Littérature (ATELIER CONTEMPORAIN (L')) | Paru le 21/08/2017 | 30,00 €

« Les Corps vulnérables » a été composé par Jean-Louis Baudry entre 1997 et 2010.
Plus de 1200 pages pour dire l’amour, le deuil de l’être aimé. Par « corps », outre le sens habituel, il faut entendre ces corps d’ombre symboliques et spirituels que les poètes, visiteurs des enfers, ont rencontré, mais aussi le corps de la mémoire et ceux, aléatoires, de nos sentiments.
Ce travail a répondu à la nécessité de rassembler à la mort de la femme aimée tout ce qui, jusque dans les moindres détails, avait été vécu avec elle. Entreprise qui répondait ainsi à la double exigence de maintenir par les seuls moyens de l’écriture une présence et d’explorer le volume sans fond de la mémoire.

cosa

cosa

de François BORDES

Littérature (ATELIER CONTEMPORAIN (L')) | Paru le 12/05/2017 | 15,00 €

cosa conte l’histoire d’une déliaison, la fin d’une possession.
Se délier, se désaliéner, se libérer d’une petite mort, d’un deuil, d’une passion néfaste et douloureuse portant, dans la nuit, les masques de l’amour et ceux de la folie. Une lutte, un combat, dans un pays de neige et de froid, pays coupant, glacé, glaçant. Spectre rêve fantôme blessure angoisses en fusion, parole noire poésie blanche, récit anamnèse chant d’amour et de mort, thrène rugueux, rêche canso de rocailles – gerçure, blessure, brûlure.

 

François Bordes est né en 1973, il vit et travaille à Paris. Historien et poète, il est chargé des sciences humaines à l’IMEC (Institut Mémoires de l’édition contemporaine). Son premier recueil de poèmes, Le Logis des passants de peu de biens (Nunc/Corlevour, 2015) a obtenu le prix Charles-Vildrac de la Société des Gens de Lettres.

Ann Loubert, née en 1978, a étudié la peinture à l’École des Arts décoratifs de Strasbourg. Son travail est en prise directe avec le réel : portraits, paysages, scènes de vie, fleurs… Elle dessine et peint avec le sujet sous les yeux, sans passer par l’intermédiaire de la photo. Sa démarche est double : la pratique nomade du dessin, assidue, quotidienne, lui permet de glaner des images, des moments de vie, par des croquis rapides et instantanés ; la pratique de l’atelier, nécessairement sédentaire, propose une autre temporalité, celle par exemple des temps de pose. Ce travail sur le motif donne une peinture figurative mais allusive, pratiquant l’ellipse, la suggestion, la recherche de lignes épurées. Les techniques et les matières sont choisies pour leur fluidité – aquarelles, encres sans épaisseur… – et permettent de saisir une réalité mouvante, parfois fugace.

Ce qu'il aurait fallu

Ce qu'il aurait fallu

de Christophe FOURVEL

Littérature (ATELIER CONTEMPORAIN (L')) | Paru le 14/03/2017 | 5,00 €

Ce qu'il aurait fallu évoque des personnes ou des événements politiques, sociaux, culturels, sportifs connus qui sont, parmi d’autres, des symptômes exemplaires de ce qui ne va pas dans notre monde actuel. Le texte, par sa forme litanique, explore un champ mitoyen du « Je me souviens » de Perec. Collecter quelques bassesses de ceux qui nous gouvernent ; mais aussi nos indifférences ou nos tolérances coupables dans le champ du quotidien.