l'autre LIVRE

les géonautes

Tour du vieux monde

Tour du vieux monde

de Gassy MARIN

les géonautes (ARTISANS VOYAGEURS) | Paru le 15/03/2017 | 21,00 €

Le Belge Gassy Marin fut, au début du XXe siècle, un pionnier du mouvement des communautés anarchistes. Ardent partisan et propagateur de l'espéranto, il mena aussi à bien, de 1928 à 1938, un voyage qui le mena jusqu'en Chine et au Japon, dont ce livre reproduit le journal.


Vivant de peu, à l'imitation des habitants des pays traversés, il manifeste envers ceux-ci un extraordinaire esprit d'ouverture et de sympathie. Témoin aux premières loges  de l'histoire de son époque, des protestations de Gandhi jusqu'aux tensions déjà fortes en Palestine, il porte aussi une attention soutenue aux manières locales de cultiver, de bâtir, de mener une vie simple mais riche en humanité.


Par son exemple frugal et fraternel, celui qui écrivait : « le monde entier est devenu mon pays » peut bien représenter une icône pour aujourd'hui.

c'était Shanghaï 1926-1931

c'était Shanghaï 1926-1931

de Ilse JORDAN

les géonautes (ARTISANS VOYAGEURS) | Paru le 07/01/2017 | 14,50 €

Présenté et traduit par Jean-Louis Spieser

En 2003, Jean-Louis Spieser dénichait quelques feuilles d’un manuscrit en langue allemande sur un marché aux puces alsacien. Après une longue enquête il découvrait qu’il s’agissait d’un récit de voyage en Asie et en Micronésie durant les années 1920. Signé Ilse Jordan, l’ouvrage fut publié en Allemagne en 1939. Dès lors, Jean-Louis Spieser s’attaquait à la traduction du texte que nous publiions en 2013 sous le titre Derrière les portes de l’Extrême Orient. À quelques jours de la présentation du livre dans l’enceinte de la médiathèque de Colmar, une dame annonçait par téléphone au traducteur que le piano d’Ilse Jordan se trouvait dans son garage depuis des décennies ! [...] Elle possédait aussi des meubles, des « papiers » ainsi qu’une robe lui ayant appartenu. Parmi ces objets miraculeusement réapparus tout près de chez Jean-Louis Spieser se trouvait le journal d’Ilse Jordan que nous publions trois ans après ces nouvelles découvertes.

Oublions maintenant la rocambolesque aventure du traducteur pour nous plonger dans ce passionnant journal rapportant avec précision le quotidien d’Ilse Jordan à Shanghaï, entre 1926 et 1931. Un quotidien fortement troublé par des évènements qui bouleverseront d’abord la géopolitique de l’Extrême-Orient, puis celle du monde.

l'afrique au kaléidoscope

l'afrique au kaléidoscope

de Jean-François LIONNET

les géonautes (ARTISANS VOYAGEURS) | Paru le 04/01/2016 | 13,00 €

Au fond du kaléidoscope que Jean-François Lionnet dresse vers le bleu du ciel pour regarder « son » Afrique se composent et se décomposent une vingtaine d’instantanés totalement hétérogènes. Ils ont été engrangés du Niger à l’Afrique du Sud et de la Côte d’Ivoire à la Tanzanie par un africaniste de cœur. D’abord en responsable de missions, puis en tant que chargé d’affaires dans deux pays, plus tard encore comme ambassadeur dans trois Etats du sous-continent … mais toujours en fureteur attentif et généralement bienveillant, il a sillonné cette partie du monde avec passion pendant quelque vingt-cinq ans.


Bref, des « Mémoires d’ambassadeur » qui n’osent pas dire leur nom ?
L’auteur ne l’a pas voulu : dans les chapitres qui composent ce petit livre, en dehors évidemment d’une préface et d’une postface volontairement très personnelles, pas un seul « je » n’apparaît. Ne se découvrent que des tableautins crayonnés sur le vif : Jean-François Lionnet y fait la part belle, tour à tour, au récit de voyageur, à la réflexion géopolitique, à l’anatomie d’un conflit, au portrait de personnalité, au déroulé d’un coup d’Etat, à l’explication sociologique, à l’esquisse dérangeante... 

Croquées sur un quart de siècle, entre 1980 et 2005 environ, ces vignettes ont volontairement été laissées telles qu’écrites alors, de façon que la vérité du moment serve de référence à qui s’interroge aujourd’hui sur les permanences et les mutations d’un monde dont il connait absolument tout ou, au contraire, dont il ne sait strictement rien.