l'autre LIVRE

ABORDO

Sus la Talvera / En Marge

Sus la Talvera / En Marge

de Carles DIAZ

ABORDO (ABORDO) | Paru le 25/07/2019 | 14,00 €

La Talvera est un mot occitan désignant la bordure non labourée du champ, l’endroit où la charrue doit tourner. Par métaphore, sus la talvera, sur la talvera, se traduit en français par « en marge » qui, dans ce long poème doit s’entendre comme un souffle de dignité, un frison d’espoir, une invocation à ceux qui se sont dressés, un chant à la gloire des vaincus : Gloria Victis.

 En marge » n’est pas ici décrit au sens du barrage, de la séparation, de la frontière, mais comme une zone complémentaire d’attente et d’expectative ; comme un lieu d’observation commun, car proposant une vision sensible de l’Histoire ; un territoire de résistance qui renforce le courage face à la réalité ; le lieu, en définitive, où paraît à l’infini se nouer et se conjuguer, les différentes fièvres, tensions, singularités, manières d’être au monde.

Sus la Talvera / En Marge

Sus la Talvera / En Marge

de Carles DIAZ

ABORDO (ABORDO) | Paru le 22/07/2019 | 20,00 €

La Talvera est un mot occitan désignant la bordure non labourée du champ, l’endroit où la charrue doit tourner. Par métaphore, sus la talvera, sur la talvera, se traduit en français par « en marge » qui, dans ce long poème doit s’entendre comme un souffle de dignité, un frison d’espoir, une invocation à ceux qui se sont dressés, un chant à la gloire des vaincus : Gloria Victis.

 En marge » n’est pas ici décrit au sens du barrage, de la séparation, de la frontière, mais comme une zone complémentaire d’attente et d’expectative ; comme un lieu d’observation commun, car proposant une vision sensible de l’Histoire ; un territoire de résistance qui renforce le courage face à la réalité ; le lieu, en définitive, où paraît à l’infini se nouer et se conjuguer, les différentes fièvres, tensions, singularités, manières d’être au monde.

Fumées, Naufrages

Fumées, Naufrages

de Martin WABLE

ABORDO (ABORDO) | Paru le 28/05/2019 | 13,00 €

L’écriture de ce livre, simple en apparence, est une exhortation à pénétrer un paysage,  emprunter des détours, à découvrir en toute occasion le silence et la lenteur qui surpassent l’immédiat, autant que le ciel domine la terre. Il est question ici d’un paysage omniprésent, transposé sous forme de journal non daté où résonnent les liens entre présences et lieux. Les impressions qui vont et viennent sans cesse, ramènent vers l’intériorité, vers la contemplation préalable à l’accomplissement d’un état des lieux nécessaire pour atteindre une voix propre. Mais c’est aussi un récit de réalité, un appel manifeste du réel dans ses multiples acceptions.

L'auteur : Né en 1992 à Boulogne-sur-Mer, Martin Wable est rédacteur et ingénieur du document. Il a exploré plusieurs métiers du livre. Dans son travail d’écrivain, il est attentif aux notions géographiques.

Prix de la Vocation en poésie, 2015, pour Géopoésie (Cheyne, 2015).

Présence éveillée des fissures, suivi de Énonciation du vide

Présence éveillée des fissures, suivi de Énonciation du vide

de Thierry PÉRÉMARTI

ABORDO (ABORDO) | Paru le 02/04/2019 | 14,00 €

Tout poème requiert plusieurs lectures. Au fil de ces rencontres avec le texte, se découvrent peu à peu les strates, les plis, les nuances secrètes. Or la première lecture n’étant pas, contrairement aux autres, tentative de saisie, elle fait surgir la qualité particulière d’une écriture. Dans le cas de Thierry Pérémarti, l’expression de la douleur l’inscrit d’emblée dans une pensée haute : l’évidence de la survie contraint cette douleur-là, vive, insupportable, à se muer en peine profonde, définitive. Au sentiment d’écartèlement entre le vide présent et l’intensité de la présence perdue, succèdent, par degrés, la conscience du néant de l’homme face à l’immuabilité des éléments du monde, puis une poignante humilité devant la mort. Images soutenues, abstraites, brisures de la phrase soulignées par la disposition typographique dans le blanc de la page soulignent un cheminement poétique obstiné vers la difficile acceptation de l’impermanence.
Ainsi l’exigeante écriture de Pérémarti révèle-t-elle son attachement à une modernité conçue comme tension entre fermeté formelle et vérité propre.

L'auteur : Originaire de Bordeaux, Thierry Pérémarti est un poète et journaliste de jazz émigré aux États-Unis en 1985. Il a vécu à New York, Los Angeles et réside depuis dix ans à Dallas, au Texas. Il a fait paraître une quinzaine de recueils de poésie entre 1976 et 1992 et un ouvrage sur les musiciens qu’il a côtoyés : Visiting Jazz (Le Mot et le reste, 2009).

Qu'en moi Tokyo s'anonyme

Qu'en moi Tokyo s'anonyme

de Thibault MARTHOURET

ABORDO (ABORDO) | Paru le 27/10/2018 | 15,50 €

vous ai-je parlé
de cette fois où j’ai absorbé tout Tokyo ?

Ils sont 13 millions à chercher mon nadir

13 millions dans un personnage 
campé dans un champ de blé
un Niagara de saké

deux personnages existent contre / dans un champ résistent au silence
de blé dur, de ciel mûr, de verdure, qui ne dit pas
son nom — vous ai-je parlé des bleuets piqués autour
et comme les personnages ?
Ils sont aussi les personnages / taches 
et contours que la terre et le ciel cherchent à noyer, à digérer

 

Thibault Marthouret est né à Vichy, en 1981. Il vit aujourd’hui à Bordeaux où il enseigne la langue anglaise à l’université.
Qu’en moi Tokyo s’anonyme est son deuxième recueil de poésie après En perte impure publié, en 2013, aux éditions Le Citron Gare.
 

Chroniques de l'oubli

Chroniques de l'oubli

de Thierry DELHOURME

ABORDO (ABORDO) | Paru le 24/09/2018 | 17,00 €

« J’aime toutes les histoires qui commencent au bord d’une rivière. Cela me vient, je le sais maintenant, de ma fascination enfantine pour tout ce qui coule indéfi­niment, même quand on dort et rêve à ce qui, juste­ment, coule pendant notre absence, en dehors de nous, le temps, le vent, la pluie. Ma première révolte se porta donc sur la beauté de l’eau ; quel que fut mon lieu de vie, j’en cherchais systéma-tiquement la rive, la plage, la source. Mais ainsi, je n’en reconnus que davantage mon état de soumission. »

Thierry Delhourme, né à Libourne en 1963, vit et travaille à Bègles. Il anime le groupe d'action poétique Le Peuple des piétons depuis 2014.

 

Tentative verticale / La conciliation entre le réel et le poème n'est pas une utopie

Tentative verticale / La conciliation entre le réel et le poème n'est pas une utopie

de Carles DIAZ

ABORDO (ABORDO) | Paru le 20/03/2018 | 14,00 €

Tentative Verticale se veut un hymne pour un monde éclairé par la puissance de la poésie.
Le poème est ici un acte de foi marquant de son sceau le sens des actes et des choses ; il convoque une réflexion autour de la volonté de création et la nécessité d'assumer la portion de singularité qui appartient à chacun.
Pour Carles Diaz, la poésie est un sédiment composé de vertige, de fulgurance, de doute et de lenteur, dont le but est de restituer au plus près la part d’inconnu et d’ineffable accompagnant notre séjour au monde.

Préface de Patrick Quillier

Le Dernier lieu, suivi de Jardins

Le Dernier lieu, suivi de Jardins

de Thibault BISCARRAT

ABORDO (ABORDO) | Paru le 20/11/2016 | 9,80 €

Le poète qui fait « don de ses yeux au ciel », toujours saisit l’insondable ; une lumière impérieuse le traverse, venant des hauteurs, passe par sa main, et devient le poème.
Aussi, à chaque fois qu’écrire s’impose, il est l’écho de lui-même dans l’immense solitude obligée par cette force souveraine qui l’anime.

 

Thibault Biscarrat (1979), écrivain et musicien français. Le Dernier lieu est son deuxième recueil publié aux éditions Abordo.

Monochromies

Monochromies

de Dimitri DEZORTY

ABORDO (ABORDO) | Paru le 02/09/2013 | 14,80 €

Dans Monochromies, Dezorty privilégie les formes multiples et les espaces ouverts de l’écrit. Il les conjugue en vue d’organiser la topographie ainsi que l’assemblage des mots.
Portée par l’expérimentation, l'écriture résulte de la tension entre le sens et le code en contestation du lyrisme habituel. Entre rigueur et désordre, émerge une dynamique transversale, disséminée dans le zigzag d’un jeu créatif. Pourtant ces formes brèves ont en dénominateur commun le risque d’obéir à des contraintes, dans l’imaginaire et dans la structure.
Les cycles de Monochromies sont des fragments parfois déroutants, parfois provocateurs, souvent ironiques, mêlant la futilité de l'intime à la netteté du réel.
Sans pour autant chercher à séduire à tout prix, l’aspect ludique et les référents culturels contemporains sont des tentatives d’ouverture aux nouvelles stratégies de subversion convoquées par le poème/objet.

 

Dimitri Dezorty (1972) vit et travaille à Paris.