l'autre LIVRE

L'intranquille 18

de Herta MULLER, Özge SÖNMEZ, José VIDAL VALICOURT, Nicolas JAEN, Eric AUVRAY, Christine ZHIRI, Claire MATHIEU, Brice BONFANTI, Philippe LABAUNE, Julia LEPÈRE, Thomas D.LAMOUROUX, Mathieu MARC, ELISABETH MORCELLET, Patricia CROS, Jean-Luc LAVRILLE, Jérôme LEBRUN, Céline DE-SAËR, Camille BLOOMFIELD, Nathalie QUINTIN-RIOU, Jean-Pierre BOBILLOT, Françoise FAVRETTO, Piedad BONNETT, Darío JARAMILLO AGUDELO

Sommaire

SOMMAIRE des textes du n°18 de l'INTRANQUILLE :

 

CHANGER D’AIR CHANGER D’ART

Gérard Jaulin de la peinture au théâtre

TRADUCTIONS

DOMAINE ALLEMAND

10 poèmes/collages D'HERTA MÜLLER, prix Nobel,

présentée et traduite par Anne Kubler 

 

DOMAINE TURC

Özge Sönmez traduite

par Luc Champagneur

 DOMAINE HISPANIQUE

COLOMBIE

Darío Jaramillo Agudelo 

& Piedad Bonnett,

traduits par Brigitte Le Brun Vanhove  

ESPAGNE

José Vidal Valicourt  „disparaitre lors d'un solo de Coltrane„

traduit par G. Couatarmana'ch  

 

  NOUVEAUX AUTEURS  

Nicolas Jaen : " derrière les murs…"  

Eric Auvray "Tourner la page" 

Christine Zhiri "J’elle et noix "  

Claire Mathieu " Le prie-dieu " 

 

Dossier VILLES FANTOMES ( 2)  

Brice Bonfanti : Chants d’utopie XVII    

Philippe Labaune : Drones (extrait)  

Julia Lepère : Pompéi  

Thomas D. Lamouroux : Goussainville  

Mathieu Marc : Villes intérieures (extrait)  

Elisabeth Morcellet : Alors d’abord  

Patricia Cros : La citadelle  

Jean-Luc Lavrille : Humanité zéro

Céline De-Saër : La vîle qui s'emmurmure  

Camille Bloomfield & Nicolas Southon : villes//fantômes

Jérôme Lebrun "la vie de banlieue"

 

HISTOIRE LITTÉRAIRE

NICOLE QUINTIN-RIOU : Le chaudron du Marais prémices féministes,

Mme DE LAFAYETTE

& Mme DE SÉVIGNÉ  

 

DOMAINE CRITIQUE  

Denis Ferdinande  à propos de Stéphane Sangral: "Préface à ce livre"

Chroniques critiques par F. Favretto livres et revues

Matthieu Gosztola  à propos de Florence Pazzottu : "Alors,,"

Jean-Pierre Bobillot : VOIX, etc. 113-115 

Prochains Salons 

 

Iconographie : Herta Müller, Barbara Le Moëne, Nicolas Southon, Stéphane Lempereur

 

Bonus

CHRONIQUES  CRITIQUES du numéro 18 de l'intranquille 

de Françoise Favretto          

Poésie

Nadja Küchenmeister : Sous le genévrier, traduit de l'allemand par Natacha Ruedin-Royon, édition bilingue,  Cheyne, collection d'une voix l'autre, 150 p. 23 €.
Une découverte : Nadja Kückenmeister, née en 1981, à Berlin (-Est) où elle habite. Les poètes sont là pour nous dire ce qu'on croit être les seuls à observer, penser,… et chacun  trouve sa  forme. Celle de N.K. annule les majuscules après les points, ce qui uniformise le tout. Elle nous parle des autres avec générosité, d'elle avec mélancolie. Tel un peintre, son obsession d'écriture c'est capter la lumière, celle du matin de préférence. Aussi ses poèmes dansent-il comme des rais au-dessus du monde, le traversant, l'irisant, donnant au quotidien un effet d'irréel, de délicatement peint. Ce qu'elle raconte ramène tout à l'infime, l'angle solaire positionne sa diagonale en réfractant pour le lecteur un univers familier (chambre, conversations, nuit…) tout à fait photographique et jouant sur les flous, ceux de l'instant, parfois reliés à ceux du passé… Ces vers résument le livre, véritable schibboleth : "on ne voit jamais le vent souffler, on ne voit que ce qu'il produit entre  les feuillages" ou "on ne peut partager ce qu'il se passe au fond de soi."

 

Rutger Kopland : Cette vue, traduction de Jan H. Mysjkin et P. Gallissaires, dessins de J.P. Dupont. Novembre 2019. éd Erès, 33 av Marcel Dassault 31500 Toulouse. www.editions-eres.com/

Avec ces poèmes qui constituent un petit ensemble illustré de 64 pages bilingues, extraits du livre paru en néerlandais : "Dit Uitzitch", l'auteur nous parle des grands éléments de la nature : la montagne, une rivière. Un monde qu'il voit de façon presque philosophique. Permanence de l'eau. Immobilité. Rapport à l'homme qui s'y confronte mais c'est bien elle qui gagne. Les dessins gris engloutissent le lecteur dans les traits d'une eau tourmentée. "Sur le point maintenant d'aller plus loin / et sans savoir comment sans rien savoir".

 

Gabriel Chifu : Personne n’a jamais ressuscité dans ma ville, poèmes choisis et traduits du roumain par Linda Barros, éd. la Traductière, 80 p. mai 2018. Entendu chez Tschann en septembre 2019, introduit par 2 universitaires et Linda Maria Barros, en présence de l'auteur.  

G. Chifu est un marcheur, le monde le traverse. De ce fait, le corps et le paysage s’entremêlent. Les textes sur le corps  (dont les éléments se listent aisément dans un des poèmes) m’ont particulièrement touchée « mon corps s’amenuise/il n’en reste que des mots » « plâtre cassant ». Et ce glissement de rhétorique : « mon corps battait une fois par an ». Un rien surréaliste (« une étoile se heurte contre ma maison »), Plusieurs corps peuvent en habiter un. Ou l'image "mon corps s'amenuise, il n'en reste que des mots", ou la fluidité fantasmée : entrer dans le corps  de sa mère ou des femmes jusqu'au cerveau…Le livre comprend aussi un poème aux aveugles. Le propos est intergénérationnel (l'auteur joue avec son fils), proche des autres : le jardinier qui arrose tout le temps même quand il pleut reçoit d'honneur d'un poème. Cependant, les poèmes diffusent un spleen évident : "le vide de l'abime était toujours moi" ou surprenant : "tu as avalé la rue comme si c'était une aspirine". L'humour noir n'est pas absent car  le poète au corps fragmenté se recompose  à la hâte avec mots et pâte à modeler. Il ne craint pas l'hyperbole : "très mort"… jusqu'au bilan négatif : "Tout ce que j'ai fait était une erreur" et quand il rencontre vraiment la mort, elle lui demande du feu…

Une poésie très ouverte et riche, qui mérite des études poussées tant elle contient le monde et son épaisseur, sa variété. D’autant qu’il s’agit d’un choix anthologique sur plusieurs décennies, de 1979 à 2015.

 

Christine Chia : la loi des remariages suivi de séparation : une histoire, traduit de l'anglais (Singapour) par Pierre Vinclair. Le corridor bleu, coll. sing. 2019, 158 p. 15 €.

Dans le n° 16 de l'Intranquille contenant un dossier "poètes de Singapour", Christine Chia avait été remarquée et la voilà réapparaissant en français sous forme de livre. Sous les auspices de la douleur, ce double texte annonce des fractures familiales et aussi politiques. Une mère qui menace de se suicider, un père mort après divorce, le pays qui se sépare de la Malaisie. Il y a de quoi raconter l'intime de manière syncopée… L'auteure noue la gorge de son lecteur, le force à approcher de près une souffrance personnelle ("d'invisibles cicatrices", "je suis maintenant de trop/comme un troisième sein"). Le corps passe par tous les stades, et le  mental aussi : se savoir haïe n'aide pas à se reconstruire. Des textes très touchants.

 

José-Flore Tappy : Hangars, Avant-propos de Philippe Jaccottet. Postface Christophe Carraud. Ed. Zoé, Poche 95. Suisse. 104 p. 8,50 €.

L’auteure, romane, est dite par Philippe Jaccottet : « plutôt castillane » dans ses inspirations ;  j’ajoute : tel José Vidal Valicourt dans « Meseta /le plateau». Et ceci « âprement ». La comparaison que j’esquisse s’arrête là (au-delà des prénoms aussi) car si la première a choisi la disposition verticale, conventionnelle, de la poésie, le second se rapproche de la prose pour dire le paysage.

L’art particulier de José-Flore est de savoir parler du VENT. Qui serait au bout du compte le bruit du vide. Une explication au titre « Hangars », lieu justement à tous vents. Je n’ai pas souvenir de poète ayant autant de qualité pour dire l’indicible : l’air se mouvant. Témoins ces mots « le vent s’écarte/pour libérer la place », « le vent /et ses répétitives questions » quand il est en rafales courtes. « Désert de vent » quand justement il n’y a rien d’autre de vivant, « haute et tournoyante colonne de vent » quand il s’agit de nous le faire voir. Aussi la métaphore : « les émeutes du vent »…

Hangars, lieux aussi, pour la première partie du moins ( Limaille ), des objets ou lieux abandonnés : « même le silence/avec les planches /pourrit ». « Le silence qui bat /jette bois sur bois/dans l’âtre froid ». Bien sûr tout écrivain abordant le thème de la nature y apporte ce thème. Ici conjoint avec la solitude malgré la présence de l’être aimé et l’éloignement choisi « moi je plie mes effets/ et m’en vais/ peu sûre/ toute ma maison/ dans une piètre/ valise ».

Elémentaires, la deuxième partie, tombe sous le signe de l’eau, bouleversante. Vague, ouragan, tout bouge et emporte, clôt par cette expression « précipité d’écume ! ». Métaphores d’un corps tourmenté peut-être ? Et une règle s’applique :

« poignée d’osselets lancée/dans l’atlas chaotique/du désert /cordillère » ; « reptilienne/elle ouvre ses écailles/progresse ».

Au fil des pages, les poèmes deviennent de plus en plus solides et rapportent comme une invisibilité du sens. Bien sûr, c’est l’effet des roches sur la main… Et la nuit qui couvre tout.
Gravier, la dernière partie, séparée en deux, continue le projet par son titre géologique.

I : L’adresse à l’être aimé revient alors et les blasons du corps très présents : main encore, visage, doigts, voix et des rapprochements : « couchés dans l’herbe rase/pieds nus » ; « ces longues ceintures de gestes de caresses ». Puis les mots « peine », « chagrin ». Et « vide » qui donne la sensation d’une hauteur angoissante.

Un poème sur l’écriture marque une avant-fin. Seul moment où le « je » paraît « contre l’oubli ».

II : « Et s’allège la détresse/à mesure que j’avance »

Arbres, parois, falaises et sentiers terminent le livre. Retour au minéral et à l’eau des vagues.

Après avoir traversé le thème de la nuit qui enveloppe le côté obscur des poèmes malgré la lumière de ces espaces. Restent les larmes, éléments du corps qui dit la souffrance dans le poème final. Comme s’il craquait sur les bords rocailleux du bout du monde.

 

Bernard Fournier : Hémon suivi d’Antigone, Silences et Loin de la langue, Ed. la feuille de thé, octobre 2019. 70 p. 20 €

La caractéristique des livres de La Feuille de thé de Ghislaine Brault c’est leur belle facture, cahiers cousus, papier épais à trame.

Je me suis attachée aux deux dernières parties, n’ayant pas assez de références grecques pour estimer les premières.

Le silence : sujet majeur des poètes. Pour Bernard Fournier c’est une affaire de famille, une transmission des générations mâles. Si le grand-père mort demande au narrateur de parler, « réveiller les mots », le père n’apprend rien à conter.

Et aussi : interroger le silence, c’est poser des questions incongrues comme « est-il un cimetière pour les paroles inachevées ? » enfantines, au comble de l'inquiétante poésie.

La langue : au bout du compte, une absence.

« Langue silencieuse, langue muette

Langue qui ne dit rien que silence »

Les deux têtes de chapitres ainsi se rejoignent...

 

Marc-Antoine Graziani : ALPHA SILEX, Éditions Racine et Icare, Janvier 2020. Carine Roucan, 10 rue Lean Lemarcis 76610 Le Havre.  98 p. 18 €

Ce livre (en trois parties) rappelle au début les collages de parcelles que quelques auteurs pratiquent, comme Vannina Maestri. Mais les mêmes pratiques ne donnent pas les mêmes résultats. Se méfier donc du "on a déjà fait ça".

Sûr, comment inventer de nouvelles formes d'écriture ? Reprendre et personnaliser est un bon chemin, encore faut-il avoir un imaginaire ou une matière qui s'y prêtent. Les univers du poète sont hurluberlus, loufoques, farfelus, les rapprochements choquants, hasardeux, poétiques comme "sous-sol lamproie". Et le titre qui va dire la dominante préhominienne. "Dans cette vie que tu oublias, nous étions des reptiles"

Il ne s'agit pas de cut-up cependant, plus on avance dans la lecture qui peut rester confuse, plus cela fait image comme choses vues : "le mariage d'A. sous les trombes/dans le caviar un peu de pluie". Ou "une fosse remplie de cornes". Voire sensibilité à fleur de peau "jamais il ne s'était senti linge" ou "plaisir collé dans la membrane". Le sens se questionne :

"de quoi s'agit-il/ sorti de sa parenthèse "

La troisième partie approche un thème plus clair : un accident en voiture. Avec des moments très inspirés : "déchiqueter l'élan vertical du temps", pour moi une métaphore de ce livre très fort, très personnel, évolutif.

 

Valérie Rouzeau : Ephéméride, poésie. Ed. la table ronde, en librairie. 130 p. 16,50 €

Poèmes et lettres, pages de journal aux dates mêlées, entre les années 80 et le mois de décembre 2019. Le lecteur y trouvera des autoportraits notamment à la page du 29 novembre 2019, une journée de l’auteure dans son quotidien en sa maison de Nevers. L’ensemble reconstitue un itinéraire d’errante en poésie, soumise aux déplacements compliqués, la plupart en train, vers les lieux où elle est invitée pour des ateliers, des lectures, des colloques... Emplois plus que précaires.

C’est aussi un livre sur l’amitié, traversé par des figures que tout le monde de la poésie croise et aussi par des récurrences d’amis plus intimes, voire l’énigmatique « prince Vincent » hospitalisé.

Des traductions inédites de SYLVIA PLATH sur les abeilles, un début d’anthologie du vers unique (en cours) … la nostalgie qui prend quand elle pense aux disparus, des coups de gueule.

Un commentaire très fourni sur ses mots préférés retrouvés dans son œuvre et revus à partir d’un entretien (« ligne » permet une polysémie très différente et pour moi plus exaltante que celle que « vers » propose… »). Le parcours littéraire choisi assure au lecteur une intimité, une connaissance de la femme Valérie, touchée par un oiseau mort, attachée à sa mère, à son amoureux, à ses amis. Une peinture de poète, réaliste et qui nous la rend attachante. Elle donne son numéro de téléphone au centre du livre. Parfois, dit-elle, quand elle tombe dans un grand creux existentiel, elle ne répond pas. Le lecteur pourra toujours tenter…

 

Emmanuelle Rabu : 1492 amphores poétiques, Jacques Flament, alternative éditoriale, 100 p., 10€ janvier 2020. www.jacquesflamenteditions.com au 44 rue principale 08380 La-Neuville-aux-joutes.

Il n’est pas beaucoup de poètes qui écrivent des calligrammes, ce livre en est plein (mais pas 1492), un par page. Typographie bien calculée : comment faire un trou dans un mur, remplir la serrure pour évoquer le verrou. Clignez des paupières et vous verrez le chapeau de l’arlequin. La fourmi, la mouche, l’araignée…Une vraie recherche fond/forme qui ne manque pas d’humour, ni d’élégance avec « les ailes de l’indésirée »... à découvrir.

 

Sophie Audureau : Le Livre des morts vivants en Occident, Ed. Grimaces, Laval, 2019, disponible librairie M'Lire. 52 p. 18 €. https://grimaceseditions.org/

Livre de notes et de pensées sur l'Occident avec images de carnets de notes, graphies, dessins. Des références bibliographiques (dont souvent C.G. Jung) parsèment le texte dont les thèmes récurrents sont le VOGUN (Vaudou) et le masque Egungun, qui rappelle au Bénin, un enfant défunt. Ecrit avec une certaine rage contre la société, ce livre nettoie la pensée toute faite, secoue le "littéraire" et les stéréotypes.

 

Jacques Cauda : AniMots, encres de l'auteur. Chats de Mars, hors série II, "mise en page de Julien Boutreux, tiré à 50 exemplaires en juillet 2019". Pas de prix indiqué. Chatsdemars.simplesite.com. 40 €.

La poète et peintre Jacques Cauda tire double : ce bestiaire offre autant de poèmes que de peintures. Voir le guépard "il peint tout sans pitié. Faire périr féroce !", le papillon "Des pointillés qu'il sème afin de faire grandir le noir !"…Le dzoldy imaginaire et bien d'autres, peints de mots avec élégance.

 

David Ball : le haïku se met à table, illustrations de Marianne Camus, poésie. 96 p. 15 €, Ed l'Atelier du grand tétras,  Au-Dessus du village, 25220 Mont-de-Laval.

Couleurs, conseils culinaires, voire diététiques, émotions, injonctions, écologie, humour, réflexions, il y a tout dans ces poèmes Et je découvre que je pratiquais le GRUMEAU à  mon insu…

"cueillettes de mûres/les doigts violets/de jus et de griffures".

 

ANTHOLOGIES

Nicolas Grenier : petite anthologie du Cosmos, Ed. Paulsen, 360p. 13 €. 12/17cm.

Classés en 7 rubriques thématiques, les extraits d’œuvres aussi variées que celles de Georges Sand, Bradbury, Kant ou Lucrèce…inspirés par un thème universel : le ciel.

 

François Huglo : les Intimes, Ed. Patrick Fléchet. 146 p. 14 €. www.lespressesdureel.com/

Bien connu comme critique, François Huglo méritait bien de réunir ses travaux dont voici une partie, publiée le plus souvent sur le site SITAUDIS. COM de Pierre Le Pillouër. Il ne s'agit pas de notes mais de longues études avec citations à l’appui. Un maître en la matière.

 

LIVRE D'ARTISTE

Françoise Favretto : Le pré, illustré de tampons et gravures de D. et J.P Ruiz. Edition Ruiz, Le Roc 19130 St-Aulaire. Prix sur demande.

Artistes plasticiens, Dom et Jean Paul Ruiz travaillent en duo sur le thème du paysage à l’aide de différents médiums comme la photo, la vidéo, les gravures… et le livre d’artiste qui est pour eux l’occasion de réflexions partagées sur le paysage, l’environnement, l’état de la planète, avec à chaque fois des textes inédits de divers auteurs : des philosophes, des historiens, des universi-taires... toutes personnes sensibilisées par le sujet. Ne reçoit pas de manuscrits.

 

LANGUES D'EUROPE

Espagne ::: José Vidal Valicourt : Desaparacer en un solo de Coltrane, 204 p. Ed. Pre-textos, roman, 2017. C/ Luis Santángel, 10,  46005 Valencia (Espagne).

Autriche ::: Friederike Mayröcker : Pathos und Schwalbe, poésie, 264 p. Ed. Suhrkamp 2018.

Allemagne ::: Herta Müller : Im Heimweh ist ein blauer saal, poèmes- collages, Carl Hanser, 2019.

 

REVUES les plus anciennes

 

TXT N°33, juillet 2019, éditions NOUS. Diff. Les Belles lettres. 15 €

Le sommaire mêle les anciens (fondateurs) PRIGENT, CLÉMENS,  VERHEGGEN, avec les nouveaux Y. THOMMEREL, T. GARNIER, A. QURESHI, B.MAURI, etc.

L’originalité vient du détournement d’almanach (qui est le thème) : petits conseils, annonces, devinettes, courrier du cœur… Avec les dessins « façon brut » - sans soulever le stylet - d'Ena Lindenbaur.

 

SEPTENTRION N° 3 de 2019, semestriel, 48° année. Sous-titrée : arts, lettres et Culture de Flandres et des Pays-Bas. 13 € ABT 48€ www.les.plats.pays.com

Dossier Breyten Breytenbach avec des poèmes intenses traduits de l’afrikaans. Etude sur les maisons typiques du pays « en rangées ». On découvre Peter Verhelst, écrivain influencé par Jean Genêt. Cinéastes, étude sur des dessins de Bruegel, sur les fossiles, Actualités… et autres.

 

DÉCHARGE N°185, MARS 2020. Trimestriel. 164 p., 8 €. ABT : 28 €. Jacques Morin, 11 rue Général Sarrail 89000 Auxerre. Imprimé en Gironde…

Depuis les années 70, Décharge, inépuisable, publie de nouveaux poètes. Claude Vercey interroge ici des éditeurs de poésie. Lambert Schlechter et Jacques Ancet ouvrent les pages clairsemées de petits essais, d'opinions (James Sacré, Mathias Lair, Louis Dubost). Sur 15 pages, Jacmo se charge des critiques : fouillées et abon-dantes, elles donnent des nouvelles des uns des autres. On va dire que la revue fait GROUPE.

 

REVUES EN LIGNE

 

POESIEMUZIKETC,  N° 0, Christophe Brégaint & Damien Paisant, avril  2020.

https//poesimuziketc.fr/

Une cinquantaine de poèmes pour autant de pages, quelques photographies et un thème : DEMAIN.

LICHEN N° 47. Revue mensuelle. Elisée Bec, juin 2020. https://lichen-poesie.blogspot.com/ "31 poètes dont 7 nouveaux" annonçait le site pour le numéro d'avril…+ numéro hors série "confinement". Répertorie des revues et publie les annonces de livres nouveaux. Pris : UN MOT (de notre choix) que l'on doit donner en entrant sur le site…

RECOURS AU POÈME N°220.mai-juin 2020.

https://www.recoursaupoeme.fr/

Le site publie des poètes avec présentations (de Jean-Pierre Otte à Sylvain Grosdos) un entretien avec Laurent Gaspar (de 2004). Des critiques…

LE CAPITAL DES MOTS : depuis 2007. Eric Dubois.

http://www.le-capital-des-mots.fr/ Poèmes, nouvelles, photos, dessins, critiques, etc.                 

                                                                    Françoise

          Favretto

 

 

 

Mots-clés :

Fiche technique

Prix éditeur : 18,00 €


Collection : L'INTRANQUILLE

Éditeur : ATELIER DE L'AGNEAU ÉDITEUR

EAN : 9782374280387

ISBN : 9782374280387

Parution :

Façonnage : broché

Poids : 220g

Pagination : 90 pages