Un article paru dans La revue Générale à propos du livre d'entretiens "Dans l'odeur des livres et le parfum du papier d'Arménie" consacré au parcours de Jean-Pierre Canon libraire. Éditions Les Carnets du Dessert de Lune, 50 pages, 6 €.

Tous les bibliomanes de Bruxelles et de Liège, de Namur et d’Anvers, se souviennent avec émotion de La Borgne Agasse, la fabuleuse bouquinerie du regretté Jean-Pierre Canon, disparu en 2018. Son ami Serge Meurant a recueilli ses confidences à l’hôpital, sauvant ainsi de l’oubli quelques pépites. Libraire d’ancien pendant quarante ans, passant de la rue Saint-Jean à la rue de la Tulipe, Canon – quel patronyme pour ce fervent anarchiste & pacifiste ! – apprit son métier dans l’ombre d’Henri Mercier, le libraire de La Proue qui recevait les surréalistes rue des Eperonniers. Dans ses entretiens, Canon évoque ses passions : les Tziganes, la littérature prolétarienne (Poulaille, Malva), ses amis Pirotte et Dotremont – tout un monde évanoui. Et les livres, sa raison de vivre dans son antre parfumé au papier d’Arménie où tintinnabulait une clochette ramenée de Grèce.
© Christopher Gérard in Revue Générale 3, mars 2019

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