l'autre LIVRE

Angela LUGRIN

En-Dehors

En-Dehors

de Angela LUGRIN

singuliers pluriel (ISABELLE SAUVAGE) | Paru le 04/06/2015 | 18,00 €

« Ici, il y a des fous, des illettrés, des pauvres, des hors-la-loi, des princes, comme dans les westerns. Et puis il y a moi. »

En-dehors retrace une année « scolaire » à la prison de la Santé, à Paris, où Angela Lugrin vient enseigner la littérature dans le cadre du Daeu, diplôme d’accès à l’université. Arpentant « ces terres-là », elle y découvre peu à peu un « paysage intérieur » insoupçonné…

On rencontre dans la salle de classe aux fenêtres grillagées des « frères humains » : Emmanuel, le Juste, Monsieur P., le séducteur, ou Oscar, mélancolique et comme « désarticulé ». Leur « beauté folle », leur fragilité, leur fierté ; la gaieté et le désespoir entremêlés.

Parce qu’il n’y a pas de « règlement intérieur de la littérature », la parole autour des textes peut devenir un lieu d’accueil, improbable et bienveillant. Analyser un texte, en prison, « c’est, un temps, se débarrasser du corps, du présent, et de tout le fourbi et néanmoins arpenter la garrigue, comme un fou ».

Marie,

Marie,

de Angela LUGRIN

singuliers pluriel (ISABELLE SAUVAGE) | Paru le 10/06/2014 | 15,00 €

Angela Lugrin écrit « la lettre impossible » à Marie Depussé. Par petites touches, par blocs de mots et d’émotions, elle trace un portrait de celle qu’elle invoque : Marie, la littérature ; Marie, la folie ; Marie, la confidente ; Marie, la beauté ; Marie, la sœur, la fraternelle ; et surtout Marie, la mère, soulevant les « questions autour de la mère qui est la mienne et de celle que je suis, de la mère sans enfant que vous êtes ». S’inscrit ainsi en creux un autre portrait, celui de celle qui écrit, qui évoque, notamment, son « enfance qui m’a donné des mots qui ne sont pas tout à fait les miens » et que Marie appelle donc à se réapproprier.